Le Monument Préféré des Français 2021

Les 3 monuments en compétition dans le Grand-Est

Moselle

Gare de Metz (Metz)

Si cette gare a fait l’objet de tant d’efforts en matière architecturale et décorative, c’est pour une raison précise : l’Empereur Guillaume II, alors maître de la région, voulait assurer et asseoir sa domination... Au début du XXème siècle, le Kaiser confie à l’architecte Jürgen Kröger l’édification d’une gare dans le centre de Metz, ce sera le terminus de la ligne de chemin de fer stratégique Berlin-Metz. L’enjeu est de taille. Il s’agit de pouvoir accueillir                20 000 soldats, davantage de chevaux, des canons… Tout ce qui est nécessaire pour répondre à l’éventualité d’une guerre. Kröger construit un édifice aux dimensions impressionnantes : 300 mètres de long ! Mais au-delà de ses qualités fonctionnelles, la gare de Metz est aujourd’hui reconnue comme l’une des plus belles de France. La décoration, dans un style néo-roman très expressif, donne une impression de force et de puissance. Rien d’étonnant puisqu’elle était censée symboliser la grandeur de l’Empire allemand, sa glorieuse histoire, sa foi en le progrès, ses avancées sociales. 

Haut-Rhin 

Parc de Wesserling (Husseren-Wesserling)

En Alsace, au XVIIIème siècle, le secteur du textile est à son apogée. Pour preuve, les imposants bâtiments encore visibles de la manufacture de Wesserling. Ils abritaient des ateliers de fabrication des fameuses indiennes, des toiles de coton alors très réputées. Usines, hangars, château des patrons, maisons de maître, friche industrielle, ferme, grande chaufferie… C’est une vraie collection de monuments qui retrace, dans un vaste parc, l’histoire de l’économie locale. Elle débute en 1762, avec l’arrivée d’entrepreneurs protestants. Les ouvrier-paysans qui travaillent en partie à domicile, rejoignent peu à peu le site de production. Des écoles, un lieu de culte, des écuries, un dispensaire, un théâtre sont construits pour eux. En 1786, la Manufacture royale de textile de Wesserling devient l’une des plus importantes de France. Aujourd’hui, c’est dans un ancien bâtiment d’impression édifié en 1819 qu’un écomusée retrace toute l’histoire de ce grand site industriel à la gestion paternaliste.    

Meurthe-et-Moselle 

Place Stanislas (Nancy)

Au XVIIIème siècle, Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne devenu Duc de Lorraine, conçut une vaste place somptueuse pour relier la Ville-Vieille et la Ville-Neuve de Nancy. Et il fallait qu’elle le soit puisqu’elle devait honorer son gendre, Louis XV. 106 mètres de long sur 124 mètres de large, voilà les dimensions que Stanislas Leszczynski avait prévues pour sa place. En 1752, il y posa la première pierre, et en 1755, l’inaugura. La Place Stanislas est le parfait exemple du classicisme français même si les nombreuses ferronneries, dorées à la feuille, adoucissent de leurs arabesques la rectitude des façades. L’Hôtel de Ville borde la place sur toute sa longueur au sud, les quatre pavillons abritent l’Opéra, le Grand Hôtel de la Reine et le musée des Beaux-Arts. Tandis qu’au nord, se déploient les Basses Faces, les pavillons à un seul étage. La Place Stanislas aujourd’hui piétonne, forme avec deux autres places nancéiennes -les places de la Carrière et d’Alliance- un ensemble architectural du XVIIIème classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983. 

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