« On a longtemps considéré ces différents domaines comme des territoires séparés. Je crois au contraire qu’ils alimentent un même récit collectif. Une pièce de théâtre, un concert, une série ou un opéra racontent chacun à leur manière ce que nous sommes.
La direction de la Création a été pensée pour favoriser les circulations entre les disciplines, les artistes et les publics. Fiction, spectacle vivant, musique ou festivals participent d’un même mouvement : faire découvrir des œuvres et accompagner les talents. »
Anne Holmes, Directrice éditoriale « Création »
Interview d'Anne Holmes
Directrice éditoriale « Création »
« La maison commune de toutes les formes de création »
À quoi ressemblera la rentrée 2026-2027 du service public concernant la fiction comme les programmes culturels et les spectacles vivants ?
Elle correspondra à ce que doit être le service public lorsqu’il est fidèle à sa vocation : populaire, ambitieux et profondément culturel.
La création est l’un des derniers espaces où une société peut encore se regarder, se raconter, se rêver. C’est pourquoi nous continuons d’investir tous les territoires de l’imaginaire : les séries, les grands récits historiques, le théâtre, la musique, les festivals.
Notre responsabilité est de transmettre, de rassembler et d’ouvrir des horizons. Offrir à chacun la possibilité de se reconnaître dans une œuvre tout en découvrant des univers qui lui étaient jusque-là inconnus.
Plus précisément, que proposera France Télévisions en matière de fiction ?
Cette rentrée sera traversée par une ambition, une volonté d’ouvrir les imaginaires. Nous renouerons notamment avec les fictions en costumes. Parce que notre patrimoine est vivant, parce que le passé éclaire le présent. Le Rouge et le Noir, adapté de Stendhal, ou Les Nourrices, une saga en 6 x 52 minutes inspirée d’une histoire méconnue du XIXe siècle, racontent des mondes disparus qui parlent pourtant de nos désirs, de nos rapports sociaux, de nos aspirations les plus contemporaines.
Parallèlement, nous poursuivrons l’exploration de récits plus sombres parfois, à travers des thrillers psychologiques et des polars de l’intime qui interrogent notre époque autant qu’ils divertissent. Avec leurs quatre épisodes de 52 minutes, Plus fort qu’elle et Temps mort s’inscrivent dans le sillage de ces récits qui savent faire du trouble une matière romanesque et du présent un territoire d’enquête.
La fiction, le spectacle vivant, la musique : voyez-vous une cohérence entre ces univers ?
Plus qu’une cohérence, une même mission. On a longtemps considéré ces différents domaines comme des territoires séparés. Je crois au contraire qu’ils alimentent un même récit collectif. Une pièce de théâtre, un concert, une série ou un opéra racontent chacun à leur manière ce que nous sommes.
La direction de la Création a été pensée pour favoriser les circulations entre les disciplines, les artistes et les publics. Fiction, spectacle vivant, musique ou festivals participent d’un même mouvement : faire découvrir des œuvres et accompagner les talents.
Chaque année, nous diffusons 24 pièces de théâtre inédites, soit deux par mois.
La même ambition irrigue la musique. En 2025, près de 90 concerts inédits ont été proposés.
Peu d’acteurs audiovisuels en Europe investissent à ce niveau dans le spectacle vivant. Une proposition culturelle qui fédère chaque mois plus de 19 millions de téléspectateurs (source Médiamétrie – 60 secondes).
L’été dernier, 20 millions de Français ont regardé les festivals. Cette année encore, nous en accompagnerons 15 et proposerons près de 40 captations de concerts, d’Aya Nakamura au Stade de France aux rappeurs programmés au Golden Coast, en passant par le Festival d’Avignon.
La musique, comme la fiction, des séries en costumes au thriller, ne se limitent pas à un genre, mais proposent différents regards et univers. Cette diversité est notre manière de raconter la France telle qu’elle est : plurielle, curieuse, vivante.
Sur le service public, la culture est ce fil invisible qui relie nos récits. Patrimoine de tous les Français et terre de création, elle irrigue nos fictions comme nos spectacles et ouvre la voie aux talents de demain. Car la culture n’est pas un genre : elle est une manière d’habiter le monde.
« Au fond, france.tv est la maison de la création. »
Face aux plateformes mondiales, comment préserver une ambition artistique sans moyens supplémentaires ?
Notre réponse n’est pas budgétaire, elle est éditoriale. Nous pouvons défendre ce qui fait notre singularité : la qualité et l’audace des écritures, la liberté des auteurs, notre proximité avec les territoires, la société française et ses mémoires.
La création n’est pas seulement une question de moyens. Elle naît d’une vision, d’une sensibilité. C’est cette exigence que nous avons la responsabilité de soutenir. Le service public demeure le premier investisseur dans la création audiovisuelle française, mais l’essentiel est ailleurs : rendre possibles des récits que personne d’autre ne porterait. Nous l’avons fait avec Des vivants et bientôt avec Le Rouge et le Noir.
Cette ambition trouve aujourd’hui dans france.tv son rayonnement naturel. Les œuvres ne se découvrent plus seulement à heure fixe ; elles accompagnent désormais les rythmes de vie du public. Pour certaines séries, près de la moitié de l’audience se construit déjà en délinéaire.
Nous passons d’une logique de programmation à une logique de découverte. France.tv permet à chacun de construire son propre parcours à travers les œuvres, selon ses envies et son rythme.
C’est ainsi que nous étions en direct du Main Square Festival (du 3 au 5 juillet) et que nous serons en direct du Châtelet avec la troupe de la Comédie-Française qui revisite La Vie parisienne, l’opéra bouffe de Jacques Offenbach.
Au fond, france.tv est la maison de la création.
Qu’est-ce qui caractérise une fiction de service public ?
Sa sincérité. Le public ne s’y trompe pas. Il reconnaît immédiatement les œuvres qui cherchent simplement à reproduire une même recette et celles qui portent une véritable nécessité.
Trois questions nous accompagnent lorsque nous développons une série. Pourquoi la regarder ? Pourquoi rester ? Pourquoi revenir ? Lorsqu’une œuvre répond à ces trois interrogations, elle peut espérer créer un lien durable avec le public.
Nous cherchons des histoires qui résonnent avec le réel sans jamais se réduire à cela. Comme L’Affaire Laura Stern autour des violences conjugales ou les fictions consacrées cette année à #MeToo, au handicap ou aux transformations qui traversent notre société.
La fiction de service public éclaire son époque sans renoncer au plaisir du récit.
« Le rêve n’est pas l’opposé du réel. Il est parfois une manière de mieux le comprendre. »
La notion de rêve semble également importante dans votre vision de la création…
Elle est essentielle. Dans une époque saturée d’informations, d’inquiétudes, de crises, la création n’a pas vocation à détourner le regard du réel, mais elle offre un espace où l’on peut respirer autrement.
Cette saison, une comédie sentimentale, Les Témoins, balayera, le temps de son récit, les inquiétudes qui traversent notre quotidien. On célèbre souvent les œuvres qui éclairent le monde ; on oublie parfois celles qui nous apprennent à le rêver. Pourtant le théâtre comme la fiction savent combien l’évasion est une nécessité pour l’être humain. Non pour se détourner du réel, mais pour en révéler les promesses secrètes.
Le rêve n’est pas l’opposé du réel. Il est parfois une manière de mieux le comprendre. Une société qui cesse de rêver est une société qui cesse d’inventer.
On oppose souvent la popularité à l’ambition. Je n’ai jamais cru à cette opposition. Les œuvres qui traversent le temps sont souvent celles qui ont réussi à parler au plus grand nombre sans renoncer à leur singularité.
Dans un contexte où l’accès à la culture devient un enjeu majeur, quel rôle doit jouer le service public ?
Un rôle de rassemblement. Notre vocation est plus simple et plus vaste : faire circuler les œuvres le plus largement possible. Lorsque nous diffusons une pièce de théâtre en première partie de soirée sur France 2 ou proposons gratuitement des festivals et concerts sur france.tv, nous affirmons une idée simple : la culture appartient à tous. Les Molières en sont un bon exemple. Les diffuser en première partie de soirée sur notre chaîne la plus exposée, puis prolonger leur vie sur les réseaux sociaux et sur france.tv, c’est affirmer que la création contemporaine mérite la même visibilité que les grands événements populaires.
Notre ambition n’est pas de segmenter les publics mais de les rassembler autour d’une même exigence. Grâce au numérique, les œuvres peuvent être vues partout, à tout moment. Elles circulent davantage. Elles rencontrent davantage de publics. La culture ne doit pas être un privilège, elle doit être une rencontre.
« La popularité n’est pas l’opposé de l’ambition. Elle peut même en être l’aboutissement le plus heureux. »
Comment rendre le spectacle vivant désirable à l’ère des réseaux sociaux ?
En le considérant comme une création à part entière. Une captation n’est plus seulement l’enregistrement d’un événement, elle possède désormais son propre langage, ses propres écritures, ses propres prolongements numériques. Nous développons des formats complémentaires, des contenus coulisses, des dispositifs éditoriaux pensés pour les réseaux sociaux. Nous travaillons avec des créateurs de contenu. Nous multiplions les portes d’entrée.
Cette année, des créateurs accompagneront notamment plusieurs festivals majeurs, parmi lesquels le Main Square Festival, les Francofolies, Rock en Seine ou le Golden Coast, afin de raconter l’envers du décor et de prolonger l’expérience au-delà de la scène.
L’enjeu n’est pas d’adapter le spectacle vivant aux réseaux sociaux, c’est d’utiliser les outils contemporains pour susciter le désir de la rencontre avec l’œuvre. Créer de la conversation, de l’engagement, du partage.
Dans spectacle vivant, il y a le mot « vivant ». Il y a toujours dans un concert ou sur une scène de théâtre une part d’inattendu qui échappe à toute programmation. Parce qu’au fond rien ne remplacera jamais l’émotion du vivant.
Le service public doit-il d’abord rassembler ou défendre des propositions plus singulières ?
Il doit faire les deux. Rassembler reste sa mission fondamentale. Mais rassembler ne signifie pas uniformiser. Une société vivante a besoin d’œuvres populaires comme d’œuvres plus audacieuses, de succès fédérateurs comme de paris artistiques.
C’est ainsi qu’on peut offrir aux fans de Renaud son concert entouré de ses amis capté en mai dernier ou La Haine, la comédie musicale adaptée du film culte de Mathieu Kassovitz.
Nous avons la responsabilité d’être à la fois la maison des grands succès populaires et celle de l’audace. La popularité n’est pas l’opposé de l’ambition. Elle peut même en être l’aboutissement le plus heureux.
Sur france.tv, cette diversité crée un espace commun où chacun peut retrouver ce qu’il aime, mais aussi découvrir ce qu’il n’attendait pas.
« La création est l’un des derniers espaces où une société peut encore se regarder, se raconter, se rêver. »
Anne Holmes, Directrice éditoriale « Création »
Séries françaises
Le Rouge et le Noir
1828. La monarchie restaurée vacille, une nouvelle révolution gronde. Dans cette France troublée, Julien Sorel, pauvre fils de charpentier, est prêt à tout pour s’élever socialement. Le Rouge et le Noir raconte l’ascension aussi fulgurante que tragique de ce transfuge de classe. Déchiré entre le Rouge et le Noir, entre l’ambition militaire et la carrière ecclésiastique, mais aussi entre deux femmes que tout oppose, il devra payer le prix de ses choix…
• 4 x 52 min • D'après l'œuvre éponyme de Stendhal • Scénario Gilles Taurand et Georges-Marc Benamou • Réalisation Gaël Morel • Production Siècle Productions - Georges-Marc Benamou et Jordan Leclerc • Production exécutive Arezzo Films - Frédéric Bruneel • Avec la participation de France Télévisions
Avec Victor Belmondo, Virginie Ledoyen, Camille Razat, Patrick Timsit, Patrick Mille, Romane Bohringer, Théo Cholbi, Zoé Adjani, Sophie Guillemin, Fred Testot, Stéphane Rideau, Loyan Pons de Vier, Malik Zidi, Salim Kechiouche, Jérôme Deschamps
Les Disparus des Argonnes
Les Disparus des Argonnes suit le combat de Jocelyne Veyrades, une mère de famille modeste dont le fils, Gilles, jeune appelé, disparaît en 1981 lors d’une permission. Alors que les autorités militaires évoquent une désertion, Jocelyne refuse d’y croire. Convaincue qu’un drame s’est produit, elle se lance dans une lutte acharnée pour découvrir la vérité.
Au fil des années, d’autres jeunes appelés disparaissent dans des circonstances similaires. Face au silence de l’institution militaire et à l’inaction de la justice, Jocelyne rassemble les familles des disparus.
Quand un militaire de carrière, interpellé dans des circonstances troublantes, est suspecté de ces disparitions, Jocelyne se retrouve face à une autre femme, aussi déterminée qu’elle. La sœur du suspect, obstinément décidée à prouver son innocence.
À travers la quête d’une mère, la série explore les failles d’un système, les blessures du deuil, et la détermination d’une femme ordinaire confrontée à l’inacceptable.
• 4 x 52 min • D’après le roman Les Disparus des Argonnes de Julie Peyr (paru aux éditions des Équateurs) • Réalisation Safy Nebbou • Scénario Mary Arnaud, Julie Peyr, Safy Nebbou • Production Studio 14 Films, François Lardenois et Nathan Franck • En coproduction avec France Télévisions
Avec Alix Poisson, Mehdi Nebbou, Vincent Deniard, Anne Charrier, Cyril Lecomte, Félix Moati, Camille Claris, Xaverine Lefevre, Isabelle Côte-Willem
Sœurs
Élodie et Élisabeth sont deux sœurs jumelles que tout oppose. Un jour, lassées par leur vie respective, elles renouent avec le jeu de leur enfance : changer de vie le temps d’une soirée. Mais rien ne se passe comme prévu. Élodie est assassinée alors qu’elle se faisait passer pour sa jumelle : Élisabeth. Rongée par la culpabilité et la peur, Élisabeth va rester « incognito » dans la vie de sa sœur et va faire des découvertes inattendues sur ses proches mais surtout sur sa jumelle… Sœurs, l’une ment, l’autre aussi.
• 4 x 52 min • Scénario Olivier Pouponneau • Réalisation Julie Rohart • Production Bonne Pioche Story • Productrice Victoire d’Aboville • Musique originale Édouard Rigaudière et Anthony D’Amario • En coproduction avec France Télévisions • En partenariat avec Région Grand-Est, Eurométropole Strasbourg, CNC et Cinécap 7 Développement
Avec Lola Dewaere, Nicolas Gob, Laeticia Vercken, Amaury de Crayencour, Adèle Galloy, Mathilde Weil, Jessy Salomée Ugolin, Eric Pucheu, Vincent Heneine, Jérémie Covillault, Thierry Desroses, Messi (le chien)
La Mère et l'Assassin
Morgane Jourdan, la quarantaine, mène une vie bien réglée avec son mari restaurateur, Samuel, et leurs deux filles adolescentes, Océane et Alizée. Professeure, devenue principale d'un collège, elle jongle entre son travail exigeant et sa vie de famille. Mais tout bascule lorsque Océane, 17 ans, disparaît soudainement après une soirée où elle a surpris sa mère dans une situation compromettante avec Hugo Bennec, son professeur de sport.
Morgane, rongée par l’angoisse et la culpabilité, se lance à corps perdu dans la recherche de sa fille. Mais, très vite, son mari, Samuel, découvre sa liaison avec Hugo, ce qui fracture leur couple et perturbe Alizée, leur fille cadette.
L’enquête menée par la capitaine Chloé Rousseau révèle alors qu’Océane entretenait une relation ambiguë avec Hugo. Et si Morgane avait, malgré elle, jeté sa fille dans les griffes d’un dangereux prédateur ?
• 4 x 52 min • D'après le roman éponyme d'Alexandra Echkenazi (Plon, 2023) • Réalisation Sandra Perrin • Scénario Alexandra Echkenazi et Franck Ollivier • Production Épisode Productions (JLA Groupe), Richard Berkowitz et Mathieu Delarive
Avec Hélène de Fougerolles, Florent Peyre, Vittoria Di Savoia, François-David Cardonnel, Juliette Delacroix, Vicky Andren, Alika Del Sol
Nourrices
Paris, 1889. Pour offrir un avenir meilleur à son bébé, Rose quitte son Morvan natal et devient nourrice au service d’une grande famille bourgeoise. Mais derrière l’élégance des salons, elle découvre une ville aussi fascinante que dangereuse. Lorsqu’une collègue disparaît sans laisser de trace, Rose se retrouve entraînée malgré elle dans un monde de secrets et de menaces, où chaque pas peut la faire basculer. Pour survivre, elle s’allie à Odette, une sage-femme audacieuse prête à braver les interdits. Ensemble, dans une atmosphère de plus en plus oppressante, elles devront affronter les puissants de la capitale… avant que le piège ne se referme sur elles.
Lauréat 2021 du Fonds d’aide à l’innovation audiovisuelle (FAIA/CNC) • 6 x 52 min • Création et scénario Alexandra Echkenazi et Vincent Robert • Réalisation Savina Dellicour et Vania Leturcq • Production Lincoln TV • Producteurs Christine de Bourbon Busset et Marc Missonnier • Producteur associé Samuel Larnicol • Productrice exécutive Christine de Jekel • Coproduction La Compagnie Cinématographique et Panache Productions • Coproducteurs André Logie et Gaëtan David
Avec Lula Cotton-Frapier, Barbara Probst, Jonathan Zaccaï, David Kammenos, Cécile Rebboah, Olivia Côte, Anne Coesens, David Talbot, Lauréna Thellier, Younès Boucif, Ralph Amoussou, Alexia Giordano, Baptiste Carrion-Weiss, Catherine Salée, Aurore Broutin, Alice de Lencquesaing et Ivan Franek
La Terre et le Sang
Anto est un flic parisien d’origine corse. Enfant, il a juré à son frère, victime d’un règlement de comptes, de mettre fin à la spirale de la vengeance qui gangrène sa famille. Revenu sur sa terre natale pour reprendre le domaine viticole familial avec sa femme, Vanina, il tombe dans une embuscade. Son père est abattu et Anto sombre dans un long coma. À son réveil, dix ans plus tard, il découvre que son fils Santu n’a qu’une idée en tête : la vendetta. Jusqu’où ira Anto pour protéger son fils et retrouver sa vie ?
• 6 x 52 min • D’après une idée originale d'Ange Basterga et Pierre-Marie Mosconi • Une série créée par Ange Basterga, Emmanuelle Michaux et Pierre-Marie Mosconi • Réalisation Ange Basterga • Production CPB Film • En coproduction avec France Télévisions • Producteur Marco Cherqui • Musique originale Pierre Gambini • En coproduction avec Beside Productions • Avec le soutien de la collectivité de Corse et en partenariat avec le CNC
Scénario, adaptation et dialogues : Épisode 1 Ange Basterga, Emmanuelle Michaux, Pierre-Marie Mosconi / Épisodes 2 à 6 Emmanuelle Michaux, Ange Basterga et Pierre-Marie Mosconi
Avec Thierry Neuvic, Vahina Giocante, Basile Larie, Stanley Weber, Tcheky Karyo, Jean-Philippe Ricci, Anna-Marie Filippi, Laëtitia Eido, Basilia Castellani, Philippe Corti, Pierre-Marie Mosconi, Jean-Pierre Lanfranchi
Unitaire
Triple peine
Paris, 2024. À la veille de son audition à l’Assemblée nationale, Mara entre sur le plateau d’une chaîne d’informations. Elle accepte, enfin, de parler de « son » affaire. C’était quinze ans avant #MeToo…
Paris, 2000. Mara décroche un premier rôle dans le film d’un réalisateur réputé. Mais son rêve, celui de toute actrice, se transforme au fil des mois en cauchemar.
Paris, 2001. Mara porte plainte pour harcèlement sexuel contre le réalisateur. Jamais elle n’aurait pu imaginer la violence du combat à venir, ni le prix à payer pour obtenir justice et se « réparer ». Une triple peine.
• 90 min • Scénario, dialogues et adaptation Noémie Kocher • Avec la participation de Julie Lupo • Réalisation Noémie Kocher • Production Storia Television (une société Mediawan) • En coproduction avec Rita Productions et la RTS • Producteur Nicolas de Saint Meleuc • Producteur délégué Thomas Anargyros • En coproduction avec France Télévisions
Avec Fleur Geffrier, Olivier Gourmet, Justin Blanckaert, Mélanie Robert, Lola Creton, Julie Moulier, Bastien Fontaine-Oberto, Nathalie Lannuzel, Michel Voïta, Sauce Ena, Carlos Leal, Sophie Le Tellier, Brigitte Aubry, Eloïse Pochon, Rose Vergez, Marie Kremer, Émilie Charriot...
« Sur le service public, la culture est ce fil invisible qui relie nos récits. Patrimoine de tous les Français et terre de création, elle irrigue nos fictions comme nos spectacles et ouvre la voie aux talents de demain. Car la culture n’est pas un genre : elle est une manière d’habiter le monde. »
Anne Holmes, Directrice éditoriale « Création »
Spectacles vivants
Mon jour de chance
Sébastien passe un week-end avec des amis d’enfance. Ils se souviennent qu’à l’époque ils laissaient le sort décider pour eux et prenaient toutes leurs décisions en jouant au dé. Sébastien se rappelle précisément d’un soir où il a fait un quatre. Si seulement il avait fait un six, sa vie aurait été bien plus belle. Il en est convaincu. Et si le destin lui donnait l’occasion de rejouer ?
• Théâtre • Auteurs Patrick Haudecœur et Gérald Sibleyras • Mise en scène José Paul • Production exécutive Sébastien Degenne • Direction de production Marine Guillemet • Bonne Pioche Télévisions
Avec Guillaume de Tonquédec, Loïc Legendre, Lysiane Meis, Jean Franco, Caroline Maillard
La Vie parisienne
L'opéra bouffe de Jacques Offenbach
France Télévisions, partenaire de la Comédie-Française et du Théâtre du Châtelet, vous propose de vivre en direct sur france.tv La Vie parisienne de Jacques Offenbach. Avec la troupe de la Comédie-Française, Valérie Lesort signe une relecture vive et contemporaine de cette satire jubilatoire de la société parisienne.
Créée en 1866, La Vie parisienne connaît un immense succès dès sa première représentation. Écrite par Henri Meilhac et Ludovic Halévy, avec une musique de Jacques Offenbach, cette œuvre met en scène une capitale en plein essor, devenue un centre mondial attirant artistes, hommes d’affaires et touristes. À travers des situations comiques et des inversions de rôles sociaux, l’opéra offre une satire de la société parisienne de la fin du Second Empire, entre goût de la fête et critique des apparences. Aujourd’hui, la mise en scène de Valrie Lesort revisite cette vision avec un regard à la fois moderne, bienveillant et critique sur la société.
• Production du Théâtre du Châtelet et de la Comédie-Française • Opéra bouffe en quatre actes de Jacques Offenbach • Livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy • Créé le 25 septembre 1873 au Théâtre des Variétés • Direction musicale Alexandra Cravero • Mise en scène Valérie Lesort
Avec la troupe de la Comédie-Française
Véronique Vella, Elsa Lepoivre, Serge Bagdassarian, Christian Hecq, Nicolas Lormeau, Jérémy Lopez, Benjamin Lavernhe, Yoann Gasiorowski, Marie Oppert, Sefa Yeboah, Baptiste Chabauty, Mélissa Polonie
Avec l'orchestre Les Frivolités Parisiennes et l'Ensemble La Marquise
La Haine, sur scène
Jusqu'ici rien a changé
Le 31 mai 1995, pour la première fois, Mathieu Kassovitz mettait les banlieues sur grand écran à travers la vie de trois jeunes, Vinz, Saïd et Hubert, incarnés par trois acteurs encore inconnus.
La Haine, sur scène - Jusqu'ici rien a changé raconte l’histoire de ces trois jeunes confrontés aux difficultés économiques, sociales et politiques, à la condition des femmes, et qui, avec ses codes, est une ode à l’amour, à la solidarité et à l’amitié. Un projet ancré dans l’actualité, donc, et dont la forme innovante entend plonger le spectateur dans une « ride » à travers Paris et sa banlieue grâce à un dispositif unique faisant dialoguer la scène et l’écran : 15 tableaux inspirés du film, repensés par Mathieu Kassovitz, sont diffusés par un système de projections couplés avec les décors, dialoguant avec la performance des comédiens sur scène.
Ce show marie danse, cinéma, rap, théâtre et spectacle vivant dans une forme augmentée, résolument moderne et singulière, portée par une BO originale, qui fait, elle aussi, le lien entre les années 1990 et aujourd’hui.
• Spectacle musical • 107 min • Mise en scène Serge Denoncourt et Mathieu Kassovitz • Capté en décembre 2024 à La Seine Musicale, Boulogne-Billancourt • Réalisation François Goetghebeur • Production Electron Libre Productions
Avec Alexander Ferrario, Aliyou Diop, Samy Belkessa...
Renaud – 50 ans de chansons
1975-2025 : cinquante ans, un jubilé
À l'occasion de cet anniversaire exceptionnel, Renaud célèbre un demi-siècle de chansons lors de trois soirées au Zénith de Paris.
Entouré de 23 artistes invités, il revisite les plus grands titres de son répertoire dans une grande fête musicale, entre duos, reprises et moments inédits. De génération en génération, chacun vient rendre hommage à l'une des figures majeures de la chanson française, pour une rétrospective riche en émotions, en souvenirs et en surprises.
Une soirée exceptionnelle portée par les chansons qui ont marqué plusieurs générations et par la présence de celles et ceux qui perpétuent aujourd'hui leur résonance.
Artiste principal Renaud
Artistes invités (23, par ordre alphabétique) : Jean-Louis Aubert, Hugues Aufray, Bénabar, Fred Burguière, Francis Cabrel, Cali, Benoît Dorémus, Élodie Frégé, Hoshi, Leïla Huissoud, Emily Loizeau, Renaud Luce, Mentissa, Pascal Obispo, Noé Preszow, Axelle Red, Olivia Ruiz, Gauvain Sers, Anne Sila, Nicola Sirkis, Famille Souchon, Youssef Swatt's, Vianney
Musiciens Jean-François Berger - Clavier, Emeline Fougeray - Basse, Fabien Haimovici - Batterie, Yannick Chouillet - Guitare, François Delfin - Guitare, Clarisse Catarino - Accordéon, Elsa Fourlon - Multi-instruments, Marielle de Rocca-Serra - Violon
• 140 min • Enregistré au Zénith de Paris • Captation enregistrée les 15 et 16 mai 2026 • Société de production Milgram • Producteurs Clément Mathon et Justine Dall • Réalisation Xavier Reim • Mise en scène Jean-Philippe Lemmonier • Direction musicale Jean-François Berger