Radio Guadeloupe la 1ère

Notre histoire

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En 1937, le radioamateur André Haan, propriétaire d’un magasin de postes de radio et d’appareils électriques américains à Pointe-à-Pitre, et Roger Babin créent la première station de radio privée en Guadeloupe, Radio Guadeloupe à Pointe-à-Pitre, émettant sur 40,29 mètres avec un émetteur à ondes courtes de 150 watts, construit par André Haan avec des pièces importées des États-Unis et dont le rayon d’action couvrait toute la Guadeloupe et les îles voisines.
Les premiers auditeurs étaient quelques Guadeloupéens parmi les plus aisés possédant des postes récepteurs, achetés chez M. Haan, sur lesquels ils écoutaient déjà des émissions en langue anglaise ou espagnole en provenance de Puerto Rico. Cette radio privée est autorisée à émettre ses programmes dans le cadre des autorisations précaires et révocables accordées par le monopole d’État français sur la radiodiffusion à des personnes privées.
En septembre 1939, le contrôle de l’information est imposé en France et dans ses colonies, y compris aux stations privées. Fondé la même année, le Service général de l’information, dépendant du cabinet du gouverneur et géré par des officiers de la Jeanne d’Arc, assure le contrôle de la radio, des films cinématographiques et de la presse. L’ensemble des émissions de Radio Guadeloupe est donc soumis à l’examen du chef du Service général de l’information, qui a le droit d’interdire la diffusion de toute nouvelle qu’il considère comme controversée ou tendancieuse. Dans ces conditions, les journalistes se trouvent dans l’obligation de mobiliser d’autres sources d’informations que les sources officielles délivrées par le gouvernement colonial pour élaborer leurs dépêches, au premier rang desquelles figurent les radios insulaires des colonies anglaises voisines.
Au sommet de la hiérarchie gubernatoriale, et en poste en Martinique, le haut-commissaire de la République aux Antilles et à la Guyane, l’amiral Robert, informe régulièrement les autorités de Vichy du non-respect des règles de la censure par Radio Guadeloupe. Avec l'entrée en guerre, Radio Guadeloupe doit interrompre ses programmes mais parvient à les rétablir officiellement à la libération de la Guadeloupe en 1943, avant la fin, en Europe, du conflit mondial. En 1945, un second studio est installé à Basse-Terre dans un petit local situé à l’Hôtel Royal, face au champ d’Arbaud : lors de la première émission, en mars 1945, Georges Godebert, ancien radiotélégraphiste de l’Aéronavale aux Antilles entré en qualité de speaker à Radio-Guadeloupe en 1943 sous le pseudonyme d'« ami Georges», prononce ces mots : « Ici Radio Guadeloupe, poste national français. »
Radio Guadeloupe déploie de grands efforts pour informer ses auditeurs sur tout ce qui se passe dans l'île. Les dépêches reçues par la station de TSF installée à Destrellan permettent à Georges Godebert de lire chaque matin le bulletin des nouvelles qui lui est communiqué. La station est vite confrontée à d’énormes difficultés financières liées aux coûts techniques et de fonctionnement qui sont entièrement supportés par André Haan. En décembre 1945, celui-ci demande 1 300 000 francs à la colonie pour assurer le fonctionnement de sa station de radio, mais il ne se voit proposer par les conseillers généraux que 350 000 francs et est donc contraint de cesser d'émettre le 1er janvier 1946.

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Les conseillers généraux demandent alors que la colonie rachète le poste de Radio Guadeloupe comme leurs collègues de l'île sœur l'ont fait pour Radio Martinique, mais rien ne se fait. Après quelques mois d'interruption, Radio Guadeloupe reprend ses émissions grâce à des subventions qui lui permettent de s'équiper.
La Guadeloupe devient un département français le 19 mars 1946, ce qui entraîne l'application des lois métropolitaines. À la fin de 1946, la station possède un speaker, un speaker adjoint, un opérateur, une dactylo. Le personnel est d'abord formé sur place, jusqu'à l'arrivée du premier journaliste métropolitain, Jacques de Calande, qui devint ensuite directeur à Radio-Alger. Jacqueline Baudrier, jeune institutrice de Pointe-à-Pitre, découverte par André Haan lors des Jeux Floraux, y fait ses débuts de 1948 à 1950. Les avis d'obsèques sont lus à l'antenne (tradition toujours en place aujourd'hui), et les reportages en direct sur les grands évènements sportifs comme les matchs de football, de boxe, ou le Tour cycliste de la Guadeloupe retiennent particulièrement l'attention des auditeurs. La station possède aussi sa troupe théâtrale qui interprète en direct des pièces de Molière et de Racine. La radio, qui n’émet que quatre à cinq heures par jour, dépend de la préfecture, et c’est « la Marseillaise » qui annonce durant cette période le début et la fin des programmes. À l’antenne, le speaker en avise les auditeurs : « Neuf heures vont bientôt sonner. Dans quelques instants, la Marseillaise, notre Marseillaise, terminera cette émission. » Les informations sont lues par des speakers au ton volontairement impersonnel et non par les journalistes eux-mêmes — les bulletins prenant, en conséquence, la forme figée de communiqués officiels, de conférences. L’autorité préfectorale contrôle également la totalité de la production et de la diffusion radiophonique de l’ensemble des programmes.
En 1948, l'ordonnance du 23 mars 1945 instaurant en France un monopole d'État sur la radiodiffusion entre en application en Guadeloupe : Radio Guadeloupe est nationalisée, passant alors sous la direction de l'établissement public chargé de ce monopole, la R.D.F., qui devient la Radiodiffusion-télévision française (R.T.F.) l'année suivante.
En mars 1951, la station émet sur 636 KHz, chaque jour de 16h15 à 17h45 et la nuit de 22h45 à 1h, avec une puissance de 1 kilowatt. La plupart des programmes sont des copies d’émissions produites en métropole régulièrement acheminées depuis Paris, marquant l’absence à l'antenne des populations créoles. Les émissions phares restent les chroniques, les bulletins d’informations nationales et internationales, les commentaires, les commentaires militaires, les revues de presse, et des reportages dont certains ont trait à des faits ou événements nationaux mais qui sont traités via le prisme local et insulaire. Jusqu’à la fin des années 1950, les programmes sont élaborés au sein même de la préfecture dans une seule et même grande salle où les différents services se recouvrent. L’ensemble des émissions est scrupuleusement examiné par les instances centrales avant diffusion : la radio reste une radio d’État — langue créole et expressions culturelles créoles y sont parcimonieuses.

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Par la suite, Radio Guadeloupe relève, à sa création en juin 1964, de l'Office de radiodiffusion-télévision française (O.R.T.F.) : les journalistes les plus célèbres de cette époque sont Henry Métro et Christian de Biasi, sans oublier Tony Turkhem, Roger Bordy, Pierre Mauranyapin et Pierre Reynaud. À la suite de l'éclatement de l'O.R.T.F. en 1974, les stations régionales de radio de l’Outre-mer français sont intégrées à la nouvelle société nationale de programme France Régions 3 (FR3), au sein d’une Délégation aux stations d’outre-mer : la chaîne devient FR3 Guadeloupe le 6 janvier 1975. Le 31 décembre 1982, la chaîne prend le nom de RFO Guadeloupe à la suite de la création de la société nationale de programmes RFO (Radio-télévision française d’Outre-Mer) par transfert des activités de FR3 pour l’Outre-mer.
En février 1999, RFO Guadeloupe devient Radio Guadeloupe, à la suite de la transformation de RFO en Réseau France Outre-mer et du lancement du concept des Radio-Pays et des Télé-pays. La loi de réforme de l'audiovisuel du 9 juillet 2004 intègre la société de programmes Réseau France Outre-mer (RFO) à la holding de l’audiovisuel public France Télévisions, qui devient alors, s’agissant seulement de l’Outre-mer, un acteur de la radio.
En octobre 2010, changement de nom du Réseau France Outre-mer en Réseau Outre-Mer 1ère pour s'adapter au lancement de la TNT : toutes les chaînes de radio du réseau changent de nom le 30 novembre 2010 et Radio Guadeloupe devient ainsi Guadeloupe 1ère.
Depuis le 29 janvier 2018, la chaîne porte l’appellation de Guadeloupe la 1ère.

Eddy Nedelkovski - Directeur éditorial de Guadeloupe la 1ère

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Radio Guadeloupe en 2007

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Leur passion ?... La radio !

Romuald Grégo

Jean-Charles Martyr-Fale

Christophe Cuby

Teddy Pélissier

L’information au cœur du territoire

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Outre les journaux de 5h00, 6h00, 7h00, 8h00, 13h00 et 18h00, présentés par Gilbert Pincemail, Éric Lefevre, Olivier Lancien, Sébastien Gilles, Pascal Pétrine et Julien Babel, la rédaction radio produit chaque semaine six magazines.

  • Politique Première, un rendez-vous politique de débats présenté par Éric Rayapin et Olivier Lancien.
  • Focus, le magazine de société et de décryptage avec Peggy Robert et Sébastien Gilles.
  • Sport Hebdo, l'actualité sportive commentée par Daniel Marius.
  • Résilience, le magazine éco-citoyen consacré au développement durable avec Éric Lefevre.
  • L’Instant K, l'émission qui fait la part belle à la vie culturelle de la Guadeloupe, présentée par Christelle Martial.
  • Presse Hebdo, avec Olivier Lancien et Gilbert Pincemail, le rendez-vous de la presse qui décortique l'actualité de la semaine à la loupe.

Peggy Robert

Gilbert Pincemail

Christelle Martial

Olivier Lancien

Josiane Champion

Eric Lefèvre

Colette Borda

Sébastien Gilles

Chantal Horn

Pascal Pétrine

Julien Babel

Daniel Marius

Claude Danican

Franck Aristide

Eric Bagassien

Extrait du journal radio

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En studio et sur le terrain

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Le Carnaval

La radio de Guadeloupe la 1ère consacre une large place au Carnaval sur son antenne

La FAK (Fête à Kabrit) de la Désirade

Yasser Bracat en pleine interview

En studio

Kelly Desfontaines, concentrée pour son émission

En studio

Le Presse Hebdo avec Gilbert Pincemail sur Guadeloupe la 1ère la radio, c’est parti !

En studio

Les équipes de La Grande Interview (Fabrice Fanfant et Claude Danican)

Les équipes

Pat Rizzi en studio

Les équipes

Teddy Pelissier en studio

La régie

Toujours mobilisée !

La radio filmée

Les équipes en direct du studio

Sur le terrain

Les équipes mobilisées

En studio

Romuald Grégo et Jean-Charles Martyr-Fale

Sur le terrain

Rio et David en pleine préparation du direct

En studio

La Semaine de la presse avec Pat et Jordan

En studio

Yémouna au micro

En studio

Les équipes mobilisées pour les élections municipales 2020

Les équipes

Lors de la Route du Rhum