L'hôpital des premiers jours
Une lumière chaleureuse inonde le long couloir du sixième étage. D’un côté, les vitres qui donnent sur l’extérieur, les immeubles parisiens, les arbres du jardin et les bâtiments blancs de l’hôpital Robert Debré. De l’autre, les vitres des chambres. Dans l’aile A, on en compte 16, et 12 dans l’aile B. 28 chambres refaites à neuf comme tout le service il y a trois ans. Au son, un calme surprenant règne. Feutré. Des murmures, des pas glissés, des portes qui s’ouvrent et se ferment sans claquer. Tout semble fait pour préserver coûte que coûte la quiétude apparente des lieux. Et pourtant, le service de néonatologie de l’hôpital Robert Debré est une ruche. Médecins, infirmières, aides-soignantes, équipes paramédicales… tous s’affairent autour de la vingtaine de nouveau-nés accueillis dans le service. Au centre de chaque chambre, un petit berceau qui ressemble à une capsule spatiale. Une bulle transparente, d’où sortent d’innombrables fils et tubes. Autour, des colonnes de machines impressionnantes, des écrans, des pousses-seringues, des appareils de mesures. Les chambres de néonatologie ont les mêmes équipements que n’importe quelle chambre d’un service de réanimation. À la différence qu’ici, ce sont des enfants de moins de 28 jours, en urgence vitale, que l’on accueille.