Le soir de la première projection du film, Bilal Hassani affirme que le film propose un regard inédit et profondément intime sur « la personne qu’on devient quand on grandit » et sur la relation qu’il entretient avec sa mère.
Une parole d’autant plus précieuse que Bilal confie avoir refusé à maintes reprises le format documentaire, qu’il jugeait « impudique ». Il est finalement convaincu par Mireille Dumas et sa mère « devenues copines » et dont la relation de confiance a laissé place à une parole plus personnelle. Il avoue avoir répondu à des questions qui le travaillent depuis ses débuts en apportant aujourd’hui une réponse mûrie. Ce documentaire le rend « fier au final », malgré une distance caractérisée par une posture « toujours un peu [...] pudique ».
C’est précisément cette retenue qui donne au documentaire toute sa force : en acceptant de s’ouvrir sans jamais renoncer à sa pudeur, Bilal offre un accès rare à son parcours, à ses questionnements et à cette relation mère-fils qui constitue le propos essentiel du film.
Propos recueillis par Yolan Lamétrie