ROSE ET LE SOLDAT

Rose et le Soldat

Téléfilm

La Martinique, 1942. Rose, jeune institutrice, est tiraillée entre ses convictions politiques et son amour pour un soldat français vichyste. Zita Hanrot, tout juste césarisée pour Fatima, illumine ce mélodrame qui dévoile le revers de l’histoire officielle.

La Martinique, 1942. Affamée par le blocus britannique, l’île est sous la coupe de l’amiral Robert et de ses marins. Rose, jeune institutrice privée de son emploi par les lois vichystes, est partagée entre ses convictions politiques et son amour naissant pour un soldat français, Jacques Meyer. Pour gagner sa vie, elle accepte de faire le ménage chez un jeune officier allemand gravement blessé, assigné à résidence. Elle espère pouvoir l’espionner et le livrer aux « dissidents », ces jeunes rebelles qui tentent, au péril de leur vie, de fuir en bateau vers les îles anglaises pour organiser la résistance. Mais, Rose l’apprend à son corps défendant : en temps de guerre, ni l’amour ni la haine ne peuvent s’exprimer librement.

Zita Hanrot
Épaulée par un casting haut de gamme (Fred Testot, Pascal Légitimus, Christophe Malavoy Jean-Michel Martial, Yann Gael), Zita Hanrot, tout juste sacrée Meilleur espoir féminin à la dernière cérémonie des Césars pour son rôle dans Fatima de Philippe Faucon, illumine le film de bout en bout. Sur son visage, dans son sourire passent toutes les émotions, de la révolte à la soumission, de l’amour fou à la résignation. Pas étonnant que son personnage porte un nom de fleur : Rose et le Soldat est une sorte d’éclosion permanente. En Zita Hanrot, se lisent tout à fois l’innocence, la fougue de la jeunesse et la maturité froide des destins brisés par l’histoire.

Hors champ
Superbe portrait de femme, Rose et le Soldat est aussi un drame historique qui emprunte à de grandes figures du cinéma. Les rapports, tout de tension et de respect mêlés, entre Rose et l’officier allemand évoquent Le Silence de la mer de Jean-Pierre Melville, d’après Vercors. L’atmosphère insulaire étouffante de la Martinique sous l’Occupation rappelle toute une tradition de films coloniaux, de Pépé le Moko de Julien Duvivier à Casablanca de Michael Curtiz. Et pourtant, c’est un drame que l’on n’a jamais vu, qui n’a jamais été raconté. Racisme, exactions, collaboration : Rose et le Soldat donne à voir l’autre versant de l’histoire officielle. La caméra de Jean-Claude Barny renverse les codes habituels pour filmer « hors champ ». À la grandeur des officiels de l’armée, il préfère la dignité des petites gens ; aux passions des riches colons blancs, la résistance des pauvres pêcheurs noirs ; aux mouvements de la grande histoire, les méandres de la petite. Le réalisateur antillais, repéré en 2005 pour son premier film, Nèg Maron, plongée ultraréaliste dans les bas-fonds de la Guadeloupe, n’a pas son pareil pour filmer les plaies de notre culture. En 2007, sa série Tropiques amers, dénonçait l’esclavage martiniquais à la fin du XVIIIe siècle. Aujourd’hui, Rose et le Soldat rend hommage aux 4 000 dissidents antillais venus au secours de la France libre, reconnus officiellement comme résistants en… 2009.

Cyrille Latour

ROSE ET LE SOLDAT

La Martinique, 1942. Rose, jeune institutrice, est révoquée par le régime vichyste de l’amiral Robert. Révoltée, affamée par le blocus britannique, elle cherche à partir avec les dissidents, ces jeunes rebelles qui tentent au péril de leur vie de fuir en bateau vers les îles anglaises. Mais un sous-marin allemand débarque un officier gravement blessé, le lieutenant Von Dem Borne, protégé par les autorités françaises… Rose rencontre à ce moment-là un capitaine de la marine, proche de l’amiral, qui tombe amoureux d’elle et sauve son frère… Leur passion pourra-t-elle surmonter les obstacles que la guerre et les ségrégations raciales mettent sur leur chemin ? Une étrange confrontation entre l’officier allemand, le capitaine de la Marine française et la jeune femme révoltée débute alors…

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Fiche technique

Réalisation : Jean-Claude Barny
Scénario et dialogues : Philippe Bernard
Conseillers historiques : Gilbert Pago et Eric Jennings
Image : Claude Garnier
Montage : Laurence Bawedin
Musique originale : Weedy Haustant
Produit par Lizland Films
En partenariat avec le CNC, France Télévisions et TV5 Monde
Avec le soutien de la Région Martinique, la Région Guadeloupe et le Comité du Tourisme Martiniquais, de l’ACSE – Commission Images de la diversité.
Avec Zita Hanrot, Fred Testot, Pascal Légitimus, Jocelyne Beroard, Jean-Michel Martial, Augustin Legrand, Joseph Mattes, Yann Gael, Christophe Malavoy

PARCOURS DE DISSIDENTS

DOCUMENTAIRE 

DUREE : 72 MIN 

RÉALISATION :  EUZHAN PALCY 

PRODUCTION : JMJ PRODUCTIONS/OF2B PRODUCTION 

NARRATION : GÉRARD DEPARDIEU 

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La réalisatrice martiniquaise engagée Euzhan Palcy met en lumière l'histoire oubliée des “dissidents” de Martinique et de Guadeloupe qui ont rejoint les FFL entre 1940 et 1943. 

L'appel du 18 juin 1940 réveille les consciences de ceux pour qui Vichy rime avec esclavage. Ce sont alors des milliers de jeunes Martiniquais et Guadeloupéens qui choisissent de rejoindre le général de Gaulle, celui qui symbolise pour eux la liberté et que l'on surnomme en secret “Général Micro”.

Partis dans des embarcations de fortune, défiant la fureur meurtrière des flots de l'Atlantique ainsi que les balles de la police de l'amiral Robert, les survivants débarquent dans les îles anglaises voisines. Après un entraînement intensif aux États-Unis, ils sont envoyés en Afrique du Nord. Leur bataillon, qui intègre la 1re division française libre, débarque en Italie, puis en France.

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