Vous êtes engagé pour le Téléthon depuis déjà plus de 25 ans, durant lesquels votre personnalité a fortement été associée à la lutte pour la recherche et pour les enfants malades.
Pourquoi accepter la position de parrain cette année ?
C’est un engagement dans tous les sens du terme : en tant qu'artiste pour apporter des sourires, mais aussi comme citoyen qui donne chaque année. J'ai observé cette incroyable chaîne de solidarité évoluer au fil du temps, et je voulais y contribuer de la meilleure des manières, à mon échelle.
Quand on m'a proposé le parrainage, j'étais prêt. C'est une grande responsabilité qui demande d'être présent et de comprendre les enjeux, mais après en avoir discuté avec mes amis parrains comme Soprano, Matt Pokora ou Santa, j'ai dit oui.
Mon but est de mobiliser le maximum pour faire exploser les compteurs et aider les chercheurs qui se battent chaque jour pour sauver des vies.
Quel genre de parrain voulez-vous être ?
Je veux simplement rester moi-même, tel que les gens me connaissent. Je suis issu d'une famille simple et j'ai toujours gardé ces valeurs de partage, d'empathie et de dépassement de soi.
Je serai un parrain très engagé, déterminé et fédérateur lorsqu'il s'agit de défendre une cause aussi vitale. Défendre le Téléthon, c'est un peu comme défendre ses propres enfants.
Pour cette 40e édition, je vais essayer d’offrir quelque chose de particulier, j’espère que ça marchera.
A l’image de Santa l’année dernière, qui a descendu la Tour Eiffel en tyrolienne, comment comptez-vous marquer cette 40e édition ?
Santa est divinement et courageusement folle (rire) ! De mon côté, je suis prêt à être encore plus téméraire et je vous réserve des surprises qui vont dépasser tout entendement pour marquer cette édition.
C’est 30 heures de direct, êtes-vous prêt pour ce marathon ?
Je suis totalement prêt ! Cette 40e édition du Téléthon s'annonce exceptionnelle. De nombreux anciens parrains et artistes seront au rendez-vous pour créer une magnifique fête et accompagner les vraies stars de cet événement que sont les enfants et leurs familles.
Quels objectifs avez-vous ?
Santa s'est arrêtée à plus de 100 millions : je veux que le compteur explose, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le faire exploser encore plus.
L’un des axes de cet événement est l’amitié : comment est-ce que nous pourrons retrouver vos amis lors de l’événement ? Pourquoi cet axe vous apparait important dans le cadre du Téléthon ?
Pour moi, l’amitié permet la transmission, c'est plus fort que l'amour. Il n’y a pas d'heure pour réveiller l'amitié. La preuve avec les amis que je vais mobiliser pour ce grand week-end, ils viennent avec le cœur chanter pour le Téléthon et pour l’AFM. Ça sera une réunion avec mes amis, pas juste des copains, on ne fait pas que chanter ensemble, on vit de vrais moments.
On l’a dit, vous et le Téléthon c’est une histoire qui dure depuis 25 ans, et plus largement, vous êtes un artiste qui répond toujours présent pour les rendez-vous caritatifs : qu’est-ce que l’engagement apporte dans votre manière d’être artiste ?
Des engagements, j’en prends à ma manière depuis près de 35 ans. Le Téléthon, cette année, ne vient donc pas concrétiser, mais prolonger ces investissements. Je suis là aussi pour défendre des valeurs et des choses qui sont très personnelles, qui sont dans mon cœur. C’est une question qui me touche particulièrement car, à l’époque, un proche nous a quittés par faute de traitements disponibles. Donc je ne suis pas là par hasard, je suis là pour l'engagement et pour essayer d'être digne. Il me donne certainement la force et la détermination pour assumer pleinement cette position de parrain et pour donner le meilleur.
C’est triste car j’ai, je crois, une “bonne mauvaise” raison, mais je veux me battre et rappeler que ce que l'on garde pour soi meurt, ce que l'on donne vit.
Comment s’est passée votre visite au Généthon ? Comment vous l’avez vécue ?
Bien, mais on s'écroule. On ressort très touché par les émotions, mais aussi profondément nourri d'espoir. Quand on voit une jeune fille condamnée rencontrer le chercheur qui a trouvé son traitement, c'est un moment suspendu incroyable. Et quand on demande aux chercheurs ce qu'ils font après une victoire, ils répondent simplement : « On continue à chercher ».
Ils se lèvent le matin et ils partent en pensant : « Aujourd'hui, je n'ai qu'une chose à faire, c'est me concentrer pour trouver des vaccins, pour trouver des molécules pour sauver des enfants ».
Et quand on regarde ça, c’est compliqué de sortir indemne. C’est précieux et suspendu mais, à la fois, terriblement perturbant. Ce sont eux qui font avancer les choses et sans eux, la machine n'existe pas.
Quand on regarde votre parcours, on se rend aussi vite compte que cela fait partie de votre ADN de parrainer, de coacher et d’accompagner une multitude de projets, notamment dédiés à la jeunesse, vous avez notamment fondé la chorale « Le chant est libre ».
Pourquoi est-ce important de transmettre et d’accompagner dans vos actions ?
La transmission, c'est regarder la nouvelle génération et dire : « Tu sais quoi, moi j'ai quelques outils, je veux bien te les laisser et ensuite, laisse libre cours. Tout en restant disponible pour deux/trois conseils évidemment ! ».
Concernant le Téléthon, mon accompagnement se traduit par le fait de diffuser au mieux nos messages, et le sens concret de l’appel aux dons. C'est ça l'essentiel, ces dons peuvent faire exploser le compteur et sauver des enfants, des familles et leur redonner le sourire.
On fête cette année la 40e édition du Téléthon et après avoir calculé, vous aviez 18 ans lors de la première édition.
Avez-vous un souvenir de la première édition ?
Quel souvenir marquant gardez-vous du Téléthon ?
Je me souviens que mes parents m'avaient dit « Tu sais, il y a un truc super à la TV, il faudrait que tu regardes la prochaine fois ». J’ai répondu : « ouais OK » parce que moi je m'intéressais plutôt aux flippers avec mes copains à cette époque-là. Et aujourd’hui, la boucle est finalement bouclée !
J’ai plein de souvenirs du Téléthon, mais les 5 dernières années ont été assez impressionnantes. Il y a eu un vrai tournant par rapport à la manière de travailler et de présenter le Téléthon avec force et souplesse... Et surtout avec humour ! Cet angle aide aussi à dédramatiser certains moments, apporter de la légèreté pour les enfants, et tenter de leur faire du bien.
Propos recueillis par Jeanne Ballion et Yolan Lametrie
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