Communiqué de presse du 10/10/2026
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DOCUMENTAIRE AMAZONIE-CARAÏBES

LE PALMARÈS DU FIFAC 2026

À l’occasion de la cérémonie de clôture qui s’est tenue ce samedi 10 octobre, le jury du Fifac - Festival International du Film documentaire Amazonie-Caraïbes, présidé par Gisèle Pineau a décerné les prix suivants :

Grand Prix FIFAC France Télévisions

Longs-métrages en compétition – doté de 4 000 €

Uyariy de Javier Corcuera | Pérou, Espagne | 2025 | 1h30 | Aymara, quechua, espagnol | Quechua Films

Après les troubles sociaux au Pérou et le massacre du 9 janvier 2023 à Juliaca, des artistes des Andes péruviennes nous feront découvrir, à travers leur musique, la région de Puno et son histoire — une terre historiquement ravagée par la répression et les soulèvements autochtones.

Mentions spéciales du jury

Longs-métrages en compétition

Double citoyen de Rachelle Salnave | États-Unis, Haïti | 2025 | 1h15 | Anglais, créole haïtien, français

Résurgence de Feguenson Hermogène | Haïti, France | 2026 | 50’ | Créole haïtien | Sanosi Productions, Fastforward, France

Télévisions

 

Prix Demain France Télévisions

Doté de 3 000 € par le Pôle Outre-mer de France Télévisions

Quand l’or devient poison de Franck Chassagnon | Guyane, France | 2026 | 52’ | Français | 5° Nord Productions, AVM, Canal +

En Guyane française, sur les rives du fleuve Maroni, les Amérindiens wayana voient leur mode de vie ancestral menacé par la prolifération de l’orpaillage illégal. Malgré les opérations militaires et les engagements de l’État, les « Garimpeiros », orpailleurs clandestins, continuent d’exploiter l’or dans la forêt amazonienne, sur les rives du fleuve Maroni, contaminant les eaux au mercure et détruisant l’environnement.

Ce documentaire propose une immersion dans ce territoire reculé à travers le regard de Michel Aloïké, chef coutumier du village de Taluen. Nous suivons la vie quotidienne des habitants, les opérations des forces armées, les analyses des scientifiques, les réunions diplomatiques, et les combats juridiques engagés contre l’État français.

 

Mention spéciale du jury Prix Demain

El Río de los Espíritus du Colectivo Tawna (Sani Montahuano, Boloh Miranda) & Nase Lino Sumpinanch | Équateur | 2025 | 1h

Espagnol, sapara, kichwa | Colectivo Tawna

 

Prix du meilleur court-métrage

Doté de 1 000 € avec le soutien du Crédit Agricole Martinique Guyane

Nan Ginen de Feguenson Hermogène | Cuba, Haïti | 2025 | 21’19 | Créole haïtien | Berline Charles

Une famille cubaine d’origine haïtienne rend hommage à la déesse Erzulie, mettant ainsi en lumière les souvenirs enfouis et l’histoire tragique des travailleurs migrants haïtiens au milieu des ruines de l’industrie sucrière cubaine.

 

Prix du jury lycéen

Longs-métrages en compétition – doté de 1 500 € avec le soutien de SFR Caraïbe

Résurgence de Feguenson Hermogène | Haïti, France | 2026 | 50’ | Créole haïtien | Sanosi Productions, Fastforward, France Télévisions

J’avais à peine dix ans lorsque j’ai vu mon père, aujourd’hui décédé, agresser ma mère. Au fil du temps, cet événement est devenu un sujet tabou au sein de ma famille. Après avoir passé trois ans à étudier à Cuba, je retourne auprès de ma mère avec l’envie de briser ce silence interdit et de sortir de l’oubli le nom d’un homme à la fois admiré et haï. Il en ressort une histoire familiale, qui se dévoile à travers un dialogue intime entre un fils et sa mère sur la violence des hommes — celle de mon père, celle d’une société — et sur la violence que je crains de trouver également en moi-même.

 

Prix du public

Écrans Parallèles – doté de 2 000 € avec le soutien de Rhums Saint-Maurice

Jeunes sans limite, de la Guyane à l’Opéra de Paris de José Ramirez Romero et Jules Bonnel | Guyane, France | 2026 | 52’ | Français, sranan tongo | Les Films du Sillage & Opéra national de Paris, France Télévisions

À Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane, Samuel Fania accompagne des jeunes issus de quartiers défavorisés à travers sa compagnie,

Jeunes Sans Limites. Avec la danse, il leur offre un cadre où grandir et s’épanouir. Lorsque l’Académie de l’Opéra national de Paris les invite à créer un spectacle à l’Opéra Bastille, deux mondes que tout semblait opposer, se rencontrent. Le film raconte ce corps à corps entre la Guyane et Paris à travers la danse. De part et d’autre de l’océan, les corps trouvent dans la danse un langage commun qui interroge l’Histoire, l’héritage et les frontières.

Les trophées remis aux réalisateur·rice·s des films primés par le jury ont été créés par André van Bree, sculpteur de l’Ouest guyanais, dans des bois durs et précieux.

Responsable de la Communication Guyane la 1ère
Cassandra Villeroy