Dossier de presse du 06/10/2026
Série événement

Les disparus des Argonnes

Avec Alix Poisson, Vincent Deniard, Anne Charrier, Félix Moati, Camille Claris et Mehdi Nebbou
Disponible dès le vendredi 30 octobre sur france.tv et prochainement sur France 2

Notes d'intention

Direction de la fiction de France Télévisions

« Il n’y a pas de petites vies, n’est-ce pas ? » dit le présentateur de l’émission Portés disparus à ses invitées, des mères à la recherche de leurs fils disparus, de jeunes appelés jamais arrivés à la maison lors de leurs permissions et que l’armée a longtemps considérés comme déserteurs. Nous sommes en 1988 et cela fait plusieurs années déjà, depuis le printemps 81, que les familles, les mères, notre héroïne, Jocelyne, attendent désespérément des nouvelles de leurs fils.

Quand nous avons reçu le projet proposé par Nathan Franck et François Lardenois, ses producteurs, Julie Peyr qui en avait d’abord tiré un roman éponyme, et Safy Nebbou, son co-auteur et réalisateur, nous avons été immédiatement accrochés.

En arrière-plan, nous paraissait pouvoir séduire nos spectateurs le retour à ces années-là. Ce fait divers est resté ancré en notre mémoire collective, ces disparitions de très jeunes militaires aux abords des casernes sont revenues régulièrement nous occuper d’une inquiétude diffuse en ces années 1980 et 1990.

Et surtout nous avons été convaincus par sa transformation romanesque, ce travail fait par Julie Peyr à partir de la matière documentaire et son invention d’un formidable personnage féminin qui concentre le vécu, la douleur, et l’acharnement des familles. Jocelyne, incroyable mère courage, mère modeste que rien ne prépare ni à ce malheur ni à ce destin, qui n’accepte jamais qu’on lui oppose l’indifférence, qu’on la réduise au silence. Jocelyne est la première à comprendre au plus profond qu’il est arrivé à son fils « quelque chose de grave ». Elle sera d’une ténacité irréductible, elle ne se laissera plus éconduire. Alix Poisson est devenue notre Jocelyne et Safy Nebbou l’a dirigée, en lui faisant incarner la justesse et l’opiniâtreté de cette femme, corps frêle, volonté de fer tendue vers la vérité, au point de nous rendre persuadés qu’elle a existé. Avec ce que nous retrouvons de la texture d’une époque, d’une façon de vivre en famille, de partager des tablées et de savoir ce que le travail coûte. Une famille, des familles, projetées dans le malheur, un père dépassé, des fils qui chercheront à bâtir leur vie malgré tout, l’affection d’une petite fille, l’obstination d’un gendarme, des années qui défilent. Ces émissions, que nous avons tous regardées, prospéraient sur la détresse, mais, étaient un des rares lieux où un peu d’espoir pouvait être entrevu. Et comme un bruit de fond revenant toujours, le refus par l’armée, par les familles, de l’éventualité de l’homosexualité. Et cette invention d’un deuxième personnage féminin, blindée et redoutable, la sœur du criminel qu’incarne Anne Charrier, figée dans un déni inflexible… 

Beaucoup de têtes et mains talentueuses se sont penchées sur cette série afin de lui donner son accent de vérité et sa puissance romanesque, de la décoration à la photographie, sans oublier chacun et chacune des comédiennes et des comédiens, la musique qui accompagne et porte le courage insensé de Jocelyne et sa quête de son fils dans les champs vides et noirs. Et nous espérons que, comme nous, les spectateurs en seront touchés au cœur.

 

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François Lardenois et Nathan Franck, producteurs (Studio14 Films)

Les Disparus des Argonnes est une série dramatique qui répond à une urgence contemporaine : celle de raconter une histoire trop longtemps mise sous silence, l’impuissance des familles face aux institutions et le combat de citoyens ordinaires pour que justice soit faite. 
Lorsque Julie Peyr et Safy Nebbou sont venus nous présenter le projet, nous avons immédiatement été touchés par la place qu’il accorde à cette France des oubliés, à celles et ceux qui n’ont pas voix au chapitre et dont les drames peinent parfois à être entendus. La force du récit tient également à la place singulière de l’armée, dont les silences sont au cœur de l’affaire. En cherchant à préserver le secret autour des faits, elle contribue à maintenir les victimes dans l’ombre et à empêcher que la vérité n’émerge. La série redonne ainsi une voix à ces victimes et permet de raconter enfin leur histoire.

 

France Télévisions
Kévin Arbona