KAZADOK
Thème : Guyane : L’Aide Sociale à l’Enfance
C’est la nouveauté de la saison, KAZADOK ouvre sa case documentaire aux magazines de la rédaction. À travers ces enquêtes réalisées sur le terrain, notre ambition reste la même : comprendre, questionner et donner du sens aux réalités de notre territoire. Dans ce premier rendez-vous des magazines de la rédaction dans KAZADOK, nous vous proposons une enquête consacrée à l'aide sociale à l'enfance en Guyane. Des enfants confiés à la protection de la collectivité, des professionnels qui alertent, des familles d'accueil qui témoignent et une même question : Le système protège-t-il suffisamment les enfants qui lui sont confiés ?
Marc-Philippe Coumba reçoit ce mercredi 30 septembre à 20h25 3 invitées :
- Jocelyne Helgouach a mené l’enquête pendant plusieurs mois et elle viendra sur le plateau pour nous expliquer son travail de terrain et nous poursuivrons l’échange avec deux représentantes de la collectivité territoriale de Guyane.
-Josiane Duprè cheffe de Pôle Enfance, Famille, Santé à la CTG
-Et Guylène Jean-François adjointe du Pôle Enfance, Famille, Santé à la CTG
Magazine : Enfants placés, les failles du système
Résumé :
Cette enquête révèle les nombreuses difficultés rencontrées par des enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) en Guyane. Plusieurs anciens jeunes placés témoignent de violences, de traumatismes et de conditions de vie difficiles, notamment au sein de certaines familles d’accueil. En 2026, environ 1 200 enfants sont suivis par l’ASE en Guyane. Plusieurs rapports dénoncent des manques de moyens, des dysfonctionnements organisationnels, des retards dans le traitement des signalements et des difficultés d’accès aux droits, notamment pour les jeunes majeurs étrangers. L’enquête revient également sur plusieurs affaires de violences ayant touché des enfants placés et recueille les témoignages de professionnels qui affirment avoir rencontré des difficultés après avoir signalé des dysfonctionnements. Les élus, magistrats et professionnels interrogés reconnaissent certaines failles du système. À travers ces témoignages, l’enquête interroge la capacité du système guyanais à protéger efficacement les enfants qui lui sont confiés.