Laurent Delahousse raconte le monde à travers le prisme d’un objet iconique, une personnalité ou une tendance. Une collection sur le soft power raconté à la sauce pop culture ! Après le burger, le football ou le portable, cette nouvelle émission s’intéresse au monde du luxe.
Sur l’échiquier géopolitique mondial, un sac Dior, une robe Chanel ou un carré Hermès semblent à priori dérisoires face aux barils de pétrole ou aux contrats d’armement. Pourtant, la haute couture française a bâti le système d’influence le plus puissant et le plus viral de notre époque.
Depuis 20 ans, les maisons de haute couture françaises sont devenues des empires mondiaux avec LVMH et Kering. En difficultés financières, ces groupes doivent gagner la bataille de l’image et du « like » en organisant des défilés hors norme. A l’ère du tout Instagram, une marque est capable de débourser un demi-million d'euros pendant la Fashion Week pour avoir au premier rang de son défilé Kim Kardashian, Madonna, Nicole Kidman, Dua Lipa ou encore Vanessa Paradis.
A travers les histoires inédites et inconnues d’objets iconiques, le film raconte comment Paris s’est imposée comme la capitale mondiale du luxe. Savez-vous que le sac « Lady Dior » tient son nom de Lady Di ? Vous allez découvrir comment la princesse de Galles se le voit offrir à l’Élysée par l’entremise de Bernard Arnault, le patron de LVMH. Connaissez-vous le secret du tailleur le plus connu au monde, porté par Jackie Kennedy le jour de l’assassinat de JFK. Pour la première fois, la maison Chanel révèle que le tailleur rose, maculé du sang du président, n’était pas une copie mais bien une pièce unique créée à Paris.
La haute couture française franchit souvent les frontières avant les accords politiques en vendant un imaginaire raffiné. Pierre Cardin a été le premier à exporter l’image d’une France élégante dans des pays communistes, en faisant défiler ses modèles sur la place Rouge à Moscou ou sur la grande muraille de Chine. Imposer le chic français à la Maison Blanche a été la stratégie de Claude Pompidou, qui se fait ambassadrice des maisons de couture comme Balmain, Givenchy. Tout est bon pour faire rayonner le luxe comme lors de la finale de la coupe du monde 1998 quand Yves Saint-Laurent s’est offert une publicité géante avec le soutien subtil d’un certain Michel Platini.
Le film réalisé par Alexandra Colineau explore cette montée en puissance, où l’image, l’élégance et le désir construisent un empire culturel mondial. Jusqu’à ce que les patrons du luxe remplacent les chefs d’État dans le carré du pouvoir.
Pour la première fois, les stratèges de l’ombre, les mannequins, les photographes et les personnes influentes qui ont participé à cette épopée dévoilent les coulisses du plus chic et du meilleur soft power français.
À l’issue du documentaire, Laurent Delahousse recevra un invité de premier rang pour parler soft power, luxe et grands enjeux géopolitiques.