Maëlys Kiteau, le basket comme moteur
À seulement 19 ans, Maëlys Kiteau incarne une génération de jeunes sportifs calédoniens prêts à franchir les frontières pour poursuivre leurs rêves. Formée à l'AS 6e, elle découvre le basketball à 11 ans presque par hasard, à la suite du conseil d'une amie de sa mère. Dès son premier entraînement, elle est séduite par ce sport qui correspond parfaitement à son tempérament de compétitrice.
Très vite, son sérieux et son investissement attirent l'attention de ses entraîneurs. Toujours à l'écoute, elle n'hésite pas à multiplier les séances individuelles pour progresser. Un travail acharné qui lui permet d'intégrer à 16 ans la sélection de Nouvelle-Calédonie en 5 contre 5, où elle apprend au contact de joueuses plus expérimentées.
Son ambition la pousse ensuite vers la métropole. En 2023, elle rejoint la France pour tenter sa chance. Les débuts sont exigeants : le rythme des entraînements est plus intense et le niveau plus élevé. Loin de la décourager, cette nouvelle étape renforce sa détermination. Elle évolue en U18 Régionale 1 avant d'intégrer des entraînements avec une équipe U18 Élite à Toulouse, tout en étant régulièrement appelée à jouer avec les seniors. Une expérience qui accélère sa progression.
Aujourd'hui, Maëlys fait partie de la sélection calédonienne de basket 3x3, où elle met son expérience acquise en métropole au service du collectif. Polyvalente, capable d'évoluer aux postes 3, 4 et 5, elle se distingue par son impact physique, son adresse et son agressivité offensive.
Ses objectifs sont clairs : continuer à combler ses lacunes pour atteindre le plus haut niveau possible, avec l'ambition d'évoluer un jour en Ligue 2 (Pro B féminine). Mais au-delà de la performance, sa plus grande motivation reste profondément familiale. Dans une fratrie de sportifs, avec un grand frère rugbyman professionnel et un plus jeune frère au Stade Toulousain, Maëlys rêve avant tout de rendre ses parents fiers. Elle veut travailler sans relâche, rester humble et ne jamais oublier d'où elle vient.
Réalisation : Margaux Bach
Production : Stéphanie Habasque-Tobie
Durée : 6 minutes