Sasha Montlahuc, l’art de danser dans les airs
À 17 ans, Sasha Montlahuc incarne la grâce, la passion et la détermination. Danseuse aérienne talentueuse, son histoire avec les arts du cirque a débuté en 2019. Cette année-là, l'arrivée d'un cirque à Nouméa agit comme un véritable déclic. Fascinée en observant les artistes s'entraîner, elle se découvre une vocation foudroyante et une certitude : elle veut en faire son métier.
Ses premiers pas se font via des ateliers d'initiation. Si elle accroche d'emblée avec le jonglage et le fil de fer, elle s'oriente d'abord vers le mât chinois. Le destin s'en mêle lorsqu'une pause l'oblige à changer de spécialité faute de place à son retour. Elle se tourne alors vers le tissu aérien : c'est un coup de foudre inattendu. Suspendue dans les airs, Sasha devient une véritable « danseuse aérienne », sculptant l'espace avec des figures acrobatiques qu'elle rend dynamiques, posées ou féériques au gré de ses envies. Elle continue également de dompter le fil de fer, séduite par le contraste enivrant entre le danger de la discipline et la légèreté qu'elle procure.
Son évolution est fulgurante. Erika, sa coach de la première heure qui l'a vue grandir, décrit une élève douée et dévorée par l'envie d'apprendre. La jeune fille progresse si vite que sa professeure doit parfois canaliser cette fougue pour veiller à sa sécurité. Déjà dotée d'un excellent niveau au sein de son école, Sasha travaille ses figures sans relâche.
Loin de se reposer sur ses acquis, l'adolescente regarde vers l'avenir avec une immense ambition. Inspirée par les spectacles qu'elle dévore, elle rêve aujourd'hui de chorégraphier son propre numéro, son « petit bébé » artistique. Son prochain grand objectif est d'intégrer la prestigieuse école supérieure de l'Académie Fratellini à Paris. Mais son rêve ultime brille de l'autre côté de l'Atlantique : rejoindre le mythique Cirque du Soleil à Las Vegas et s'illustrer dans les grandioses spectacles O ou Alegría. Une chose est sûre, Sasha est déjà prête à s'envoler.
Réalisation : Margaux Bach
Production : Stéphanie Habasque-Tobie
Durée : 6 minutes