Cinquante ans après l’éruption de la Soufrière, Guadeloupe la 1ʳᵉ revient sur juillet 1976 et l’exode des populations du sud Basse-Terre. Une semaine de programmes inédits, du 6 au 12 juillet 2026, sur nos médias : témoignages, archives et regards scientifiques retracent un épisode qui continue de marquer la mémoire collective de l'archipel.
Une mémoire qui ne s’éteint pas
Elle s'appelle la Vieille Dame. Après une longue période de calme, la Soufrière entre en fièvre en 1975 : secousses à répétition, sons venus des entrailles de la terre, atmosphère chargée d'une angoisse que les Basse-Terriens de l'époque n'ont jamais oubliée. Le 8 juillet 1976, Saint-Claude bascule. Puis les communes voisines, l'une après l'autre. Par milliers, les habitants du sud Basse-Terre prennent la route vers la Grande-Terre ,spontanément d'abord, puis sous ordre préfectoral ensuite. L'exode durera plusieurs mois. Certains ne reviendront jamais. Le tout sur fond de vive polémique scientifique.
Une semaine de programmes, une édition spéciale
Cinquante ans après, Guadeloupe la 1ère part à la rencontre de ceux qui ont vécu ces semaines hors du temps : témoignages de sinistrés, mémoire des familles dispersées, histoire de l'accueil des déplacés en région pointoise. Mais aussi l'état du volcan aujourd'hui, les dispositifs de surveillance et d'évacuation mis en place depuis, et la question toujours ouverte : que ferait-on si la Vieille Dame se remettait en colère ?
Du 6 au 12 juillet 2026, les événements de 1976 seront au cœur des journaux de Guadeloupe la 1ère, avec une série de sujets inédits (archives, témoignages, reportages de terrain) diffusés en TV, en radio et sur le numérique. La semaine culminera avec une édition spéciale de Guadeloupe Soir le dimanche 12 juillet à 19h30 (50 min), avec deux inserts depuis la Région à Basse-Terre.
L'actualité scientifique trouve aussi sa place : un colloque d'experts, organisé du 5 au 10 juillet, permet d'accueillir sur le plateau des invités de renom pour évoquer la surveillance actuelle du volcan.
« Cinquante ans après, ces événements restent une page sensible de l'histoire de l'archipel. Notre rôle est de redonner la parole à ceux qui les ont vécus, et de mettre en perspective ce qu'ils nous disent du risque volcanique aujourd'hui », indique Alex Robin, directeur des contenus d'information.