Communiqué de presse du 16/06/2026

Guadeloupe, beauté fragile

Sale temps pour la planète
Lundi 6 juillet à 21.05 sur France 5 et sur france.tv
Documentaires et magazines
52 min

Sale temps pour la planète, la série documentaire emblématique de France Télévisions, revient cet été pour une 16ᵉ saison inédite. Fidèle à son engagement en faveur de l’environnement, elle étudie les conséquences des changements climatiques à travers la planète. Cette semaine, France 5 rediffuse un numéro dédié à la Guadeloupe, une île entre défis environnementaux et recherche pour l'avenir.

21.05 Guadeloupe, beauté fragile (rediffusion)

Des couleurs éclatantes comme nulle part ailleurs… Un écrin de verdure, bordé par un lagon limpide qui abrite une faune marine exceptionnelle, en plein cœur des Caraïbes. Unique au monde avec sa forme de papillon, la Guadeloupe est une terre idyllique, où se précipitent chaque année des milliers de voyageurs en quête de soleil et de chaleur. Des célèbres plages de sable blanc de Marie-Galante, des Saintes et de la Désirade à la cascade du Petit Saut… Les petites Antilles concentrent une quantité de coins paradisiaques. L’île offre encore bien plus que ses plages de sables blanc, ocre ou noir selon les îles. Il suffit de s’aventurer plus loin pour découvrir les mangroves, forêts ou encore les îlets perdus, minuscule langue de sable. Tous plus ravissants les uns que les autres, ces paysages n’en demeurent pas moins très fragiles…

Sur tout le pourtour du littoral, l’érosion grignote les habitations… Dans certains secteurs, les maisons sont arrachées par les flots de la mer. À Basse Terre, de Petit Bourg à Capesterre-Belle-Eau, les maisons ne tiennent qu’à un fil au-dessus du précipice. Un état d’urgence que certains habitants ont pourtant du mal à accepter. Malgré l’initiative de relogement lancée par la commune de Petit Bourg, quelques-uns refusent d’abandonner leurs biens. Trop de souvenirs sur place et des maisons qui ont vu passer des générations entières. Le contexte est tendu, entre urgence et respect des attaches.

Pire encore que l'érosion, parce que plus brutal, le risque qu’un cyclone de catégorie 5 balaye tout sur son passage. Les craintes de Météo France ne cessent de grandir. À l’avenir, il y aura plus de cyclones de catégorie 4 et 5. La Guadeloupe a compris qu’elle devait anticiper ce danger. Parmi les projets les plus ambitieux, celui d’un nouveau CHU basé dans le quartier des Abymes. Conçu pour résister aux cyclones et aux séismes. Antisismique, refuge en cas de tempêtes extrêmes, ce nouveau bâtiment est le signe d’un territoire qui se prépare au pire. Plus encore, avec sa charpente conçue pour laisser l’air circuler et créer une ventilation naturelle, le CHU s’engage activement dans l’adaptation aux îlots de chaleur, renforçant ainsi sa résilience face aux effets du changement climatique. Ces initiatives font de la Guadeloupe un laboratoire pour la France qui sera de plus en plus confrontée aux canicules.

Et ce n’est pas tout ! Le département œuvre aussi pour protéger la barrière de corail qui se meurt. À l’heure actuelle, 90 % de cette protection naturelle contre la houle et les tempêtes a disparu. À mesure que la température de l’eau augmente, le phénomène s’aggrave. Alors pour éviter le dépérissement des colonies, des dizaines de scientifiques se mobilisent. Leur but ? Faire pousser des boutures pour ensuite les déposer en mer, minutieusement, et assurer la survie de l’espèce. Un travail de fourmi qui vise à préserver la biodiversité et à terme, l’île toute entière.

Miser sur la biodiversité et le vivant pour se prémunir des risques et s’inscrire dans un schéma économique raisonné, voici le défi du CIRAD. Depuis quelque temps, les équipes travaillent sur un tubercule peu sensible au changement climatique et aux cyclones, puisqu’elle pousse en terre : l’igname violette. Chez certains agriculteurs, ce tubercule très consommé dans le monde trouve sa place parmi les arbres et divers types de fruits. En agroforesterie, l’igname est prometteuse : elle offre à la Guadeloupe la possibilité d’une filière locale et durable et non dopée. C’est ici, dans les locaux du CIRAD, que se dessine l’agriculture de demain, en harmonie avec la nature et adaptée aux défis du réchauffement climatique. Les produits issus de ces recherches promettent de transformer notre manière de cultiver, en offrant des solutions robustes et écologiques pour un futur plus vert et résilient.
 

21.55 Le Nord en surchauffe (rediffusion)

Dans les Hauts-de-France, quand on prend de la hauteur, on aperçoit des champs, à perte de vue. Ils dessinent une géométrie à nulle autre pareille. Une mosaïque que Philippe Frutier, enfant du pays et photographe, n’a de cesse de survoler, subjugué par sa beauté qui le surprend encore. Dans son regard, les agriculteurs se transforment en artistes et les terres agricoles expriment une poésie méconnue du plat pays du Nord et du Pas-de-Calais… Mais derrière certaines photos se niche une fragilité aiguë…

Vus du ciel, certains dessins affichent des balafres. Ce sont d’immenses coulées de boue qui traversent certaines parcelles. Une aubaine pour Philippe qui immortalise ces tableaux. Mais, fils de paysans, il sait aussi que ces formes sont une sonnette d’alarme d’une région victime du réchauffement planétaire, avec des canicules et des pluies diluviennes… Qui aurait pu croire qu’ici, dans ce département réputé moins chaud que la Côte d’Azur, le mercure dépasserait les 40 °C ! Le climat du Sud remonte et les phénomènes caniculaires se multiplient, causant de nombreux dommages, à la campagne comme en ville !

Un nouveau monde ainsi qu’un nouveau rapport de l’homme au territoire est à construire… Les Hauts-de-France en sont l’incarnation et peut-être, demain, un modèle à suivre !

Un film de
Morad Aït-Habbouche

Production
Elle Est Pas Belle La Vie !
MAH Production

Avec la participation de
France Télévisions

Unité documentaire France Télévisions
Antonio Grigolini
Amandine Picault
Benoit Raio de San Lazaro
 

À voir sur
france.tvpreview

Disponible sur
 © france.tv

France Télévisions
Sabine Lelièvre
France Télévisions
Clara Gourdin