Dossier de presse

Élever au grain suivi par Végapolis

L'heure D
Lundi 10 août, en deuxième partie de soirée sur France 3 et sur france.tv
70' / 71'

Élever au grain

Étienne partage sa vie entre son levage de volailles à l'avenir très incertain et sa passion pour la moto. 
Alors que la fin de la ferme se dessine, Alice y revient et tente d'explorer avec son père une relation marquée par la distance.
Entre poulets et moteurs, le film piste cette relation et tente de la transformer.

Note d’intention d’Alice Godart 

Élever au grain part de l’intime : ma relation singulière avec mon père, éleveur de poulets en France, relation détériorée par le travail et par la ferme, devenue un espace de distance autant que de transmission. En revenant filmer ce lieu, j’ai cherché à comprendre ce qui nous a séparés, et ce qui, malgré tout, continue de nous relier. À travers son quotidien, le film ouvre un regard plus large sur la réalité tragique des agriculteurs aujourd’hui. La ferme apparaît comme un troisième personnage, pesant sur les corps et les relations, mais aussi comme un territoire vivant, chargé de la mémoire de l’enfance de mon père et de mon grand-père. 

Élever au grain est un film haut en couleur, qui fait passer le spectateur du rire aux larmes, et qui se déploie comme une fiction. Le récit prend la forme d’une épopée intime, guidée par ma voix off, qui accompagne le spectateur au fil de notre aventure, des gestes et des émotions. Mon regard sur mon père reste profondément tendre, malgré nos différences et nos désaccords. Sans misérabilisme, le film mêle la rudesse du réel à des moments de légèreté, d’humour et de poésie. En partant d’une histoire familiale, Élever au grain interroge la transmission, le travail, et la possibilité de retisser du lien, de trouver sa place, tout en invitant à regarder le monde agricole avec plus de nuance et de sensibilité. 

Suivi de : Végapolis

À Montpellier, Nao, Morgane et leur bande sont les habitués du Végapolis, la patinoire la plus fréquentée de France. Toutes les semaines, ils se perdent entre les lasers et les nuées des machines à fumée, jonglant entre basses et chuchotements complices. 
Ces ados trouvent refuge sur la glace dans un entre-soi précieux. Mais derrière leur joie contagieuse grandit déjà un sentiment de mélancolie. Car bientôt, ils n'iront plus à la patinoire… et le Végapolis, comme leur adolescence, ne sera plus qu'un souvenir.

Note d’intention de Micha Barban-Dangerfield

Le film Végapolis est né d’un retour intime à la patinoire que je fréquentais pendant mon adolescence, un lieu que j’avais quitté pendant près de vingt ans avant de le redécouvrir presque intact. En y revenant, j’ai compris ce qu’il avait représenté pour moi : il avait été une île magique où le monde extérieur pouvait complètement disparaître. 

À la périphérie de Montpellier, dans une zone commerciale à l’américaine, le Végapolis se repère de loin à son néon fluo et sa devanture bleu azur. Depuis l’an 2000, il accueille chaque année des dizaines de milliers d’ados qui se relaient dans un mouvement cyclique et continu. C’est là que Nao et Morgane, deux amies déscolarisées, passent la majeure partie de leur temps. Avec leurs amis, elles forment la bande des habitués du Végapolis. 

Le film les suit pendant près de trois ans. Cette durée a été essentielle : elle a permis de faire naître une complicité réelle et d’accéder, peu à peu, à leurs désirs, à leurs peurs et à leurs projections. En les accompagnant dans un espace intime qui leur appartient, j’ai voulu faire un film à leur hauteur, au plus près de leurs gestes et de leur langage. Il s’agissait de préserver intacte leur manière d’être, sans la corriger ni la lisser, et de donner une place à une jeunesse que le cinéma écoute rarement : une jeunesse déscolarisée, intérimaire ou en filière technique, souvent tenue à distance des représentations. En dehors des cadres classiques que sont l’école ou la famille, le film regarde une jeunesse populaire dans un espace précieux qui fait parfois l’objet d’un certain mépris.  

Dans le film, la patinoire occupe une place centrale, au point de devenir un personnage à part entière. J’ai cherché à la filmer comme une machine vivante, à la fois protectrice et autonome, un espace où les adolescent·e·s peuvent encore jouer, désirer et s’affranchir temporairement de ce qui les détermine. Mais les remparts de cette forteresse sont peu à peu traversés par un hors-champ de plus en plus pressant : les difficultés familiales, la nécessité de travailler, la peur de rater, l’envie de partir, les rêves trop grands ou les horizons déjà contraints. Peu à peu, le futur s’impose. 

 

Elever au grain

Réalisé par
Alice Godart

Produit par 
Les Films de l'oeil sauvage - Quentin Laurent (France)
Dancing Dog Production - Quentin Noirfalisse (Belgique)

Son 
Barbara Juniot

Musique
Julien Galner

Montage
Anne Cutaia

Montage son et mixage 
Pierre George

Avec la participation de France Télévisions et de ICI Nouvelle-Aquitaine

Suivi de : Végapolis

Réalisé par 
Micha Barban-Dangerfield (son premier film) 

Produit par 
Avant la nuit 
Benjamin Coste


Avec la participation de
France Télévisions
ICI Occitanie

Contact médias

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Laurence Guillopé
France Télévisions
Sabine Lelièvre