Alger, dimanche 30 septembre 1956, 18h25. Une bombe explose au Milk-Bar, un glacier renommé du centre-ville de la « capitale » de l’Algérie française. Bilan : 3 morts et des dizaines de blessés, dont Danielle Michel-Chich, âgée de 5 ans, qui doit être amputée d’une jambe.

Ce drame est le point de départ de ce qu’on appelle « La bataille d’Alger », où vont s’affronter dans une spirale de violence les parachutistes du Général Massu et le FLN d’Alger, de janvier à octobre 1957. Ce sont « les noces sanglantes des attentats et de la répression », pour citer Albert Camus.

 

Après « La Toussaint Rouge, le soulèvement algérien », l’émission « 13h15 Le Dimanche » continue d’explorer cette page douloureuse de notre Histoire, au sein d’une nouvelle collection « La Guerre d’Algérie ». 

Cette série documentaire vous propose de comprendre pourquoi la bataille d’Alger est devenue un moment clé de la guerre d’Algérie, et comment une victoire militaire s’est transformée en défaite morale pour la France.

Ce récit en 4 épisodes, signé Patrice Brugère, Mathilde Rougeron et Felix Albert, mêle différents points de vue, côté français et coté algérien, autour de mêmes évènements, afin de restituer la complexité de cette période.

 

Épisode 1 - « L’attentat du Milk-Bar » - Danielle Michel-Chich, 5 ans à l’époque, est une des victimes de ce premier attentat contre des civils à Alger, le 30 septembre 1956. Cet épisode est l’occasion de comprendre la situation de plus en plus dramatique des Européens d’Algérie à ce moment déterminant du conflit, et la gestion politique chaotique des tensions communautaires. Cet épisode est raconté par Danielle Michel-Chich. 

Épisode 2 - « La stratégie du FLN » - Yacef Saadi, chef du FLN d’Alger, est la tête pensante de l’attentat du Milk-Bar. C’est lui qui a enrôlé Zohra Drif, jeune militante de l’indépendance algérienne. Zohra Drif, en posant la bombe de Milk Bar, devient une héroïne de la « révolution algérienne ». Cet épisode est aussi l’occasion de comprendre les objectifs du FLN, qui cherche à marquer les esprits en amenant la guerre à Alger, mais surtout à diviser de façon irréversible. 

Épisode 3 – « La répression » - Le General Jacques Massu, commandant de la 10e division parachutiste, est appelé à la rescousse par les plus hautes autorités politiques et chargé de mettre fin à la campagne de terreur du FLN à Alger. Pour en venir à bout, certains « paras » de Massu vont systématiser la torture dans la ville, pendant toute l’année 1957. Un certain Jean-Marie Le Pen rejoindra les paras en tant que lieutenant volontaire. Des milliers de suspects algériens sont arrêtés. Certains seront tués, d’autres torturés, ce que la France ne reconnaîtra officiellement que des décennies plus tard. 

Episode 4 - « L’autre voix » - Le General Jacques Pâris de Bollardière est un farouche opposant aux « interrogatoires de force », il va s’opposer frontalement à Massu et ses méthodes.  Les deux hommes se connaissent bien, ils sont tous deux des compagnons de route de la Libération, mais la bataille d’Alger acte une rupture profonde. Bollardière entend enrayer la spirale de la violence par d’autres moyens, et finit par y sacrifier sa carrière. 

 

Présentation
Laurent Delahousse

 

 

Rédaction en chef
Jean-Michel Carpentier

 

 

Rédaction en chef adjointe
Pauline Dordilly
Elise Le Guevel

 

 

Disponible sur 

13h15

logo franceinfo

France Télévisions
Laëtitia Brechemier
France Télévisions
Thenais Gence
France Télévisions
Emilie Pereira