Elena, 38 ans, est d'origine russe, et Nadegda, 42 ans, est d'origine ukrainienne. Elles se sont rencontrées du côté de Montpellier, et se sont liées d’amitié, malgré l’impact que l’invasion de la Russie sur l'Ukraine a pu avoir sur leurs familles.
Animées par le désir de lutter à leur façon contre l’atrocité de cette guerre, elles décident d’organiser une soirée pour réunir les deux communautés.
Cependant, leur idée se heurte à de nombreux obstacles. Un exil « forcé » des deux côtés : celui des Ukrainiens qui fuient une guerre dévastatrice, la perte brutale de leur terre, de leur sécurité et de leurs proches. Et celui des Russes qui, bien qu’en sécurité, portent en eux la honte, la culpabilité, ou la peur d’être assimilés à un régime qu’ils rejettent. Deux formes d’exil, très différentes, mais traversées par une même solitude, un même sentiment d’arrachement.
Cette fête, au-delà du simple divertissement, devient un espace de dialogue, de reconnexion, une tentative fragile mais sincère de « faire la paix ».
Même si Nadegda et Elena se définissent comme apolitiques et ne souhaitent pas en parler frontalement, le simple fait qu’une Ukrainienne et une Russe apparaissent ensemble à l’écran, se prennent dans les bras et organisent quelque chose ensemble devient déjà un acte politique. Elles le savent et n’ignorent pas le risque.
Mais pour elles, cette fête, c’est une façon de tenir debout. Une manière de ne pas laisser la guerre tout emporter.
La France en vrai, "le débat"
À l'issue de la diffusion du documentaire, Patrick Noviello échangera avec ses invités autour de la thématique impulsée par le film. Ce débat d'une durée de 52 minutes permettra de poursuivre la réflexion.
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