LA LOI D'ALEXANDRE

La loi d'Alexandre

Série de 3 X 1h45 - Nouveauté - VENDREDI 22 JUILLET 2016 20H05 - Sur Martinique 1ère

Depuis leur plus tendre enfance, passée à l'Assistance Publique, Alexandre Laurent et Raphaël Menaud sont inséparables. Après plusieurs années d'études et de travail acharné, ils sont devenus avocats et associés, reconnus pour former un tandem redoutable. Alors que l'un est un brillant orateur, l'autre est un excellent juriste, qui préfère rester dans l'ombre. Alexandre voue depuis toujours à son ami, Raphaël, une admiration sans failles. Mais un jour, il découvre le corps sans vie de ce dernier. Il peine à se remettre de ce drame. Prenant sur lui, il va devoir monter en première ligne pour démasquer l'assassin de son frère de coeur...

LA LOI D'ALEXANDRE

Série de 3 X 1h45

Réalisation : Claude-Michel Rome
Scénario : Céline Guyot, Martin Guyot
Production : Fit Production, avec la participation de France 3
Avec : Gérard Jugnot, Valeria Cavalli, Sara Martins, Hèléna Soubeyrand, François Duval, Pierre Langlois, Eric Naggar, Yann Babilée, Françoise Lépine 

Le comédien, Gérard Jugnot, évoque son personnage, le « premier dans la peau d’un avocat ». Entretien...

Alexandre est un avocat intelligent mais qui n’a pas toujours confiance en lui.

Il s’agit d’un rôle totalement dramatique, très loin de ce que j’ai l’habitude de faire. Alexandre est un personnage avec une personnalité très effacée, qui existe dans l’ombre de son frère, un brillant avocat dont il écrit les plaidoiries. Il a une plume, le sens du verbe, des mots, et l’autre a celui de la rhétorique.
Pourtant, pour trouver le meurtrier de son fidèle compagnon, il va devoir délaisser sa plume pour rejoindre l’arène des prétoires. Cette idée de personnage passant de l’ombre à la lumière m’a beaucoup plu.

L’histoire tourne principalement autour de la relation entre vous et la fiancée (Sara Martins) de votre ami décédé.

Disons que mon personnage la défend tout en la méprisant. En elle, il ne voit qu’une arriviste qui a séduit son meilleur ami par cupidité. Mais, au fil de l’histoire, ses certitudes sont remises en question grâce à une série de rebondissements que je préfère ne pas révéler. Au-delà des convictions du héros, c’est sa vie familiale tout entière qui va voler en éclats au gré de multiples révélations.

Petit à petit, il se rend compte que son ami disparu n’était pas aussi loyal qu'il le croyait.

En plaidant, il prend non seulement conscience de ses capacités d’avocat, mais ses yeux s’ouvrent aussi sur la personne qu’était réellement son ami : à savoir un manipulateur égoïste, sans la moindre déontologie professionnelle. Cette nouvelle perception est particulièrement émouvante et rend ce héros très attachant.

Être avocat requiert-il d'après vous des talents de comédien ?

Bien sûr ! Les avocats sont très cabots. Quand vous voyez par exemple Éric Dupont-Moretti, c’est un grand acteur. Mais, en même temps, ce sont aussi des passeurs de mots, des orateurs d’exception. Personnellement, j’avais très peur d’endosser ce rôle, car la rhétorique n’est pas mon point fort. Je suis bien plus à l’aise dans le mime.
Mais c’est agréable de jouer un personnage brillant, avec un discours cohérent : c’est-à-dire l’opposé total de ce que je suis dans la vie (rires). Et si un acteur a en plus la chance de le faire dans un registre dramatique, c’est formidable !
Dans La Loi d’Alexandre, on est en effet très loin de mes rôles dans Le Père Noël est une ordure, Pinot simple flic ou de Scout toujours

Pensez-vous que la télévision peut concurrencer le cinéma ?

Lorsqu’on voit des fictions aussi réussies que Disparue (France 2) ou Le Bureau des légendes (Canal+), je pense que oui.
Mais la télévision concurrence surtout le cinéma dans le cœur des téléspectateurs : je m’étais déjà aperçu de cela avec Ali Baba et les 40 voleurs (2007) ou Merlin (2012). Lorsque vous tournez pour la télévision, le public est très touché, car c’est comme si vous vous invitiez chez lui.
Par ailleurs, la télévision permet aussi de faire ce qui n’est pas envisageable au cinéma. Un rôle dramatique d’avocat ne m’avait par exemple jamais été proposé sur grand écran.
Mais de façon générale, il n’y a pas de barrière entre la télévision et le cinéma si la qualité est au rendez-vous. Puis, du moment qu’on me propose des choses intéressantes, bien écrites et originales, je réponds favorablement, quel que soit le support de diffusion.

Propos recueillis par Yannick Sado

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