Hitler-Staline, le choc des tyrans

Lundi 9 mai à 21.10

Dans le cadre de la commémoration de la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale, France Télévisions mobilise ses programmes et ses éditions d'information, en proposant sur France 3, lundi 9 mai, un documentaire-évènement qui, à l’heure de la guerre en Ukraine, trouve une résonance particulière : Hitler-Staline, le choc des tyrans, de Michaël Prazan, suivi de Guerre des sables, le Reich en échec de Yvan Demeulandre.

 

21.05 Hitler-Staline, le choc des tyrans

Le 23 août 1939, le monde découvre avec stupeur qu’Hitler et Staline, les plus irréductibles des ennemis d’alors, ont signé un accord. Un pacte qui leur permettait de se partager la Pologne et qui donnait toute liberté au chef nazi de concentrer ses forces à l’Ouest, contre la France et le Royaume Uni. Par cet accord, l’Europe va être précipitée dans la guerre. Avec le pacte germano-soviétique, Staline et Hitler ont mis de côté toute logique politique pour laisser croire aux démocraties occidentales qu’un tel rapprochement était impossible et finalement concilier l’inconciliable. On a longtemps ignoré la relation « intime » entre Hitler et Staline, c'est pourquoi ce film explore avec des documents inédits et colorisés l’intimité des deux monstres, la fascination réciproque, leurs manœuvres pour se rapprocher, les marques de confiance qu’ils ont échangées et tout le bénéfice qu’ils ont tiré du pacte germano-soviétique, avant de reprendre leur guerre à mort, en juin 41 avec l’opération Barbarossa.

Note d'intention Michaël Prazan

À travers les documentaires d’histoire que j’ai réalisés, le nazisme – son système, son idéologie, sa criminalité de masse (Einsatzgruppen, les commandos de la mort ; Le procès d’Adolf Eichmann, Das Reich, une division SS en France) – a bien souvent été au cœur de mon travail. L’année qui s’ouvre sera pour moi consacrée, en grande partie, à l’examen de cette autre dictature, qui fut tout autant l’adversaire ontologique que le fossoyeur du nazisme : l’URSS.

Fort de la matière et des connaissances accumulées de part et d’autre, il me semble aujourd’hui important de confronter ces deux histoires, ces deux dictatures, si opposées dans leurs principes et leurs objectifs déclarés, si semblables dans leurs modes de répression, d’organisation et de communication, dans un film documentaire qui rendrait compte du conflit sans précédent dans l’histoire de leur affrontement.

Un affrontement à mort, une « guerre d’anéantissement » qui ne pouvait connaître qu’un seul vainqueur ; la survie de l’un passant nécessairement par la disparition de l’autre. Or, tout ne s’est pas joué comme la fin de l’histoire a pu le laisser présager. Entre l’opposition idéologique et la victoire finale des Alliés, qui n’aurait pas eu lieu sans l’apport indiscutable – en hommes, en matériels, en propagande – de l’Union soviétique, il y eut une période de détente, celle du pacte Molotov-Ribbentrop de septembre 1939 ; un accord de non-agression brisé par l’invasion de l’URSS par les armées nazies, au mois de juin 1941.

Ce pacte germano-soviétique a été l’objet d’une véritable fascination et connu diverses interprétations. D’abord perçu comme une forme de duplicité, sinon de complicité ou de capitulation de l’Union soviétique devant la belliqueuse Allemagne du IIIe Reich, on s’accorde aujourd’hui à penser qu’il n’était qu’un arrangement de circonstance, un opportunisme consenti par les deux belligérants. Une « real politik » ayant permis à chacun, animé par des motifs stratégiques, de se réarmer et de se préparer en vue d’un affrontement inévitable. Mais qu’en est-il vraiment ? Pour le comprendre, on ne peut faire l’économie d’un questionnement sur les intentions véritables des deux hommes qui l’ont initié et qui sont au pouvoir lors de sa signature. Le pacte de non-agression germano-soviétique, signé le 23 août 1939 sera donc le point de départ de notre film. Car c’est dans, et à travers ce pacte, aux contours et aux objectifs demeurés flous ou incompris, que va se nouer le conflit qui guette, ses enjeux et son issue.

Au lieu de faire et refaire le récit de la Seconde Guerre mondiale, j’aimerais le matérialiser, et en rendre compte par le duel qui se joue, à partir de cet événement, au plus haut lieu ; le duel de ces deux hommes, Hitler et Staline, qui incarnent tout autant le régime qu’ils ont fondé que la conduite de la guerre. Ils incarnent une fascination mêlée d’obsession réciproque. Staline, par-delà la mort de son éternel rival, Hitler, continuera de rechercher tous les documents, confidences, rapports secrets sur celui-ci.

Comment Hitler percevait-il son homologue soviétique ? Staline, le Géorgien parvenu, le révolutionnaire mal dégrossi, ne se serait-il pas flatté, lors du pacte de non-agression, d’être l’égal d’Hitler dans la domination et le partage de l’Europe ? Comment expliquer sinon son incrédulité lors de l’offensive Barbarossa ? Viendront ensuite l’affrontement et le cataclysme. La furie et la barbarie dans la conquête des territoires de l’Est menée par Hitler. Une résistance acharnée, au coût de 20 millions d’hommes, que lui oppose Staline. Mais aussi, dans les coulisses de la guerre, la gestion des populations, de l’opinion publique. La répression. Les intrigues de couloir. Les complots. Et les règlements de compte.

Ce film se veut une fresque autant qu’une plongée dans le secret des deux tyrans, dans ce qui façonne alors les deux dictateurs et les régimes monstrueux qu’ils ont instauré. Un grand film de guerre, tout en archives colorisées, autant qu’une plongée dans la psyché des deux plus grands criminels du XXe siècle.

 

22.50 Guerre des sables, le Reich en échec 

Début 1941, les combats font rage en Afrique du Nord. Pour protéger leur Empire, les Britanniques affrontent violemment l’armée italienne, qu’ils mettent en déroute. Avançant inexorablement vers Tripoli, rien ne semble pouvoir les arrêter. Pour prêter main-forte à ses alliés italiens, Hitler envoie l’Afrika Korps du général Rommel en Libye. Devant les éclatantes victoires que remporte ce corps expéditionnaire, Rommel se prend à rêver : si l’Afrika Korps prenait le canal de Suez !

La guerre des sables prend alors une autre dimension et devient un enjeu majeur sur le théâtre mondial des opérations.

Poursuivant sa progression et menant son armée de victoires en victoires, Rommel est sur le point d’envahir l’Égypte. Mais, le 23 octobre 1942, Montgomery, général britannique, contre-attaque et écrase les Panzers allemands à El-Alamein. Alors que la bataille fait rage dans le désert égyptien, une puissante armada alliée débarque en Afrique du Nord (opération Torch) afin de prendre en tenaille les forces italo-allemandes. La Seconde Guerre mondiale est sur le point de basculer.

Inédit

Hitler-Staline,
le choc des tyrans

90 min 

Réalisé par
Michaël Prazan

Raconté par
Philippe Torreton

Production
Siècle Productions

Avec la participation de
France Télévisions
et avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire
de la Shoah
 

Produit par
Georges-Marc Benamou

Directrice des documentaires
Catherine Alvaresse

Pôle histoire et culture 
Emmanuel Migeot
Clémence Coppey

 

Guerre des sables,
le Reich en échec

Un film de
Yvan Demeulandre

Écrit par Olivier Wieviorka
et Yvan Demeulandre

Avec la voix de Christian Gonon
de la Comédie-Française

Produit par Manuel Catteau
et Marion Claus

Production ZED

Avec la participation de
France Télévisions

Avec le soutien de la 
Procirep-Angoa
du Ministère des Armées - Secrétariat général pour l’administration 
Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives

Avec la participation du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée 
Et avec la participation de National Géographic

Directrice des documentaires
Catherine Alvaresse

Pôle histoire et culture
Emmanuel Migeot
Louis Castro

Disponible sur francetv

 

 

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Laurence Guillopé
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