Comme des garçons

Film
Dimanche 5 septembre 2021 à 19h30 sur Polynésie la 1ère

Inspirée de faits réels, cette comédie retrace avec humour et émotion l'émergence du foot féminin en France sur fond d'émancipation de la femme dans les années 1960.
Un film qui va droit au but !


Reims, 1969. Paul Coutard, séducteur invétéré et journaliste sportif au quotidien Le Champenois, décide d’organiser un match de football féminin pour défier son directeur lors de la kermesse annuelle du journal. Sa meilleure ennemie, Emmanuelle Bruno, secrétaire de direction, se retrouve obligée de l’assister. Sans le savoir, ils vont se lancer ensemble dans la création de la première équipe féminine de football de France.


Avec Max Boublil (Paul Coutard), Vanessa Guide (Emmanuelle Bruno), Bruno Lochet
(Alain Lambert), Carole Franck (Raymonde Deuquet), Delphine Baril (Francine Marchand)...


Entretien avec Max Boublil

En quoi le personnage de Paul Coutard vous plaisait-il ?

C’est un frimeur ! Au début du film, on voit bien que ce n’est pas la cause féministe qui l’anime mais un intérêt personnel. Son truc à lui, c’est de voir des filles en short et de faire grincer des dents dans sa rédaction. Coutard est un minet de la campagne et un rebelle de supermarché. C’est pourquoi je me suis tout de suite attaché à lui. Julien le voulait très antipathique au début du film, il le voyait comme un petit con prétentieux, mais je faisais déjà en sorte qu’on l’aime bien malgré ses mauvais côtés car, personnellement, j’ai toujours eu un penchant pour les losers et les têtes à claques. C’est sans doute parce qu’ils ne sont pas si éloignés de moi mais aussi parce que défendre un gars bourré de défauts est toujours plus drôle que de défendre un vrai héros qui reste au premier degré, se regarde dans la glace et enfile des costumes de Superman. Paul Coutard, lui, est plein d’ironie et j’adore l’idée que toute cette entreprise soit bâtie sur de mauvaises raisons, car sans le vouloir, il va devenir un grand féministe.

Sur le plateau, comment vous dirigeait Julien Hallard ?

Il m’a vraiment fait bosser ! J’étais ravi car c’était la première fois qu’un réalisateur me proposait de me glisser dans les chaussures d’un autre. Il m’a demandé de perdre cet air « je-m’en-foutiste » qui me caractérise et de jouer davantage les minets soucieux de leur style. J’ai aussi travaillé ma dégaine et ma diction pour être en accord avec l’époque. C’était une gymnastique à acquérir pour un garçon comme moi qui parle verlan et vit en permanence dans des vêtements dépareillés et confortables. Enfiler un jean slim, boutonner une chemise ou lacer des chaussures était déjà un sport ! La seule chose qui m’évoquait des souvenirs chez Paul était le brushing car je m’en suis fait pendant toute mon adolescence. (rires)

Comment s'est passée la rencontre avec Vanessa Guide ?

Elle m’a surpris aux essais car parmi toutes les actrices que j’ai vues, c’est celle qui est allée le plus loin dans l’improvisation et dans l’humour. Étant jolie, elle aurait pu poser, mais pas du tout. Son côté potache m’a immédiatement fait penser qu’elle serait parfaite dans la peau de son personnage. Et sur le plateau, on s’est très bien entendus.

90 min
Comédie

Réalisation
Julien Hallard

Scénario
Julien Hallard
Jean-Christophe Bouzy

Production
Les Films Velvet
Frédéric Jouve
Marie Lecoq

2018