Dossier de presse
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Rugby - Tournoi des Six Nations 2020

Le Tournoi U20

Rugby - Tournoi des Six Nations 2020

Les Bleuets doivent faire leurs preuves lors de ce Tournoi 2020, en tenant leur rang de doubles champions du monde. Véritable pépinière pour le staff du XV de France, "la relève" débute également cette nouvelle édition en défiant l'Angleterre (à suivre, en direct, le samedi 1er février à partir de 20.50 sur France 4).

Les commentateurs

Les rencontres des Bleuets sont commentées par Hélène Macurdy et Benjamin Kayser, accompagnés de Raphaëlle Talbot pour les interviews en bord de terrain.

FTV

 

Tournoi des Six Nations U20 à suivre en direct sur France 4

calendrier u20

Interview de Benjamin Kayser, nouveau consultant
sur le Tournoi U20 

« Avec la perspective de la Coupe du monde 2023 en France, ces jeunes sont l’espoir du plus grand événement de l’histoire du rugby français »

 

Vous êtes un jeune retraité du rugby professionnel et un nouveau venu sur France Télévisions, comment se passe votre reconversion ?

Benjamin Kayser : Plutôt pas mal ! J’ai joué mon dernier match de rugby professionnel le 15 juin 2019. J’ai commenté la Coupe du monde au Japon pour TF1, et je suis arrivé sur France Télévisions pour commenter la Challenge Cup aux côtés de Laurent Bellet. Ce qui me manque dans le rugby, ce n’est pas la semaine et les entraînements, c’est bien évidemment les potes, l’ambiance dans les vestiaires, mais aussi et surtout le stress, l’adrénaline et l’ambiance d’un stade, tout simplement. J’ai toujours été un grand fanatique des matchs et de la compétition. Et ce rôle de consultant me permet de revivre tout ça par procuration. Même si ce n’est évidemment pas avec la même intensité, cela me permet néanmoins de revivre ces émotions qui me sont tellement chères. Pour l’instant, ce n’est que du plaisir, je suis très conscient que c’est un vrai métier, je suis encore en phase d’apprentissage.

 

Vous évoluiez en tant que talonneur, en quoi ce poste vous permet-il d’avoir une analyse spécifique ?

B. K. : Pour ressentir le jeu dans ce qu’il a de réel, pour comprendre et anticiper les différentes phases de jeu, il faut l’avoir vécu de l’intérieur. Le poste de talonneur, au même titre que ceux de la charnière (demi de mêlée et demi d’ouverture), est un poste où l’on est obligé d’avoir un œil sur tout, on ne peut pas être uniquement concentré sur son propre rôle. Le rôle du talonneur à la base, c’est touche, mêlée, défense, combat. Sauf que dans le rugby moderne, le talonneur représente un vrai lien entre le paquet d’avant et sa troisième ligne, un rôle clé en défense de par sa position de relayeur en touche. Forcément, le talonneur est poussé un peu plus loin que son rôle normal, ça demande une vision globale de la stratégie défensive, ce qui implique de connaître en profondeur la façon dont joue l’adversaire. Donc, quand on fait partie de l’épine dorsale d’une équipe, on peut allier la spécificité de son poste à la capacité d’analyse globale d’une situation de jeu.

 

Comment expliquer que les moins de 20 ans bénéficient d’une telle visibilité aujourd’hui ?

B. K. : Leurs résultats, tout simplement. On se rend compte qu’il y a un talent inouï en France : avec deux titres mondiaux consécutifs, du jamais-vu dans le rugby français, tout le monde l’a bien perçu. Un contraste avec le marasme du XV de France qui peine ces dernières années sur la scène internationale. Avec la perspective de la Coupe du monde 2023 en France, ces jeunes sont certainement l’avenir, mais surtout l’espoir du plus grand événement de l’histoire du rugby français, à savoir : gagner une Coupe du monde à la maison ! Il y a un côté hyperexcitant dans cette aventure-là. La Fédération française de rugby a clairement compris qu’elle devait faire l’effort d’accompagner ses équipes de jeunes. Celles-ci sont l’avenir du rugby dans sa globalité, et on peut en retirer des choses extraordinaires !

 

Comment, avec un tel talent en U20, le XV tricolore peine-t-il autant à s’imposer ?

B. K. : Il n’y a pas vraiment de liens directs, les joueurs actuels du XV de France n’ont pas été champions du monde en U20… mais cela montre qu’il y a un palier à franchir. Aussi talentueuse qu’une génération puisse être, les portes de l’équipe de France ne s’ouvriront pas pour tous. Il faut pouvoir couver ces joueurs-là, les amener à grandir, et ça met en lumière les limites du Championnat de France. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le Top 14 et le rugby international, ce n’est pas le même sport ! Les grands joueurs du Championnat de France ne sont pas forcément des grands joueurs internationaux. Le Championnat ne permet pas à ces joueurs d’accéder au très haut niveau, à exploser et à continuer leur progression… C’est l’un des grands challenges du rugby français que de réinventer cette passerelle entre les générations.

 

De quelle équipe le XV de France U20 doit-il se méfier le plus lors de ce Tournoi 2020 ?

B. K. : Les Anglais ! Toujours les Anglais… Ils ont clairement pris un virage sur le développement des moins de 20, ils ont compris avant les Français l’importance de cette catégorie. Tout le monde s’est rendu compte que les équipes U20 sont extraordinaires pour identifier, pas seulement les gros potentiels, mais les plus gros potentiels du rugby international. Et nos grands adversaires sont encore une fois les Anglais qui ont des structures exemplaires, ils ont mis beaucoup de moyens pour détecter les joueurs à partir de 15-16 ans et les amener progressivement à franchir le palier du très haut niveau.

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