Dossier de presse
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Mon Inconnue

En AVP digitale le 3 août - En DVD et VOD le 21 août

Mon Inconnue

Une comédie romantique à la française, inspirée des codes anglo-saxons, où humour et émotion s’accordent à la perfection

Que serait notre existence sans la rencontre avec l’homme ou la femme de notre vie ? Grande question à laquelle Raphaël Ramisse, écrivain à succès, se retrouve confronté du jour au lendemain. Plongé dans un monde où il n’a jamais rencontré Olivia la femme de sa vie, devenue pianiste de renom, il tente de la reconquérir par tous les moyens. Epaulé par son meilleur ami Felix, Raphaël s’engage dans une quête temporelle pour retrouver la première étincelle.

 

Prix d’interprétation masculine pour François Civil au Festival de l’Alpe d’Huez 2019

Prix du meilleur film au Festival du Film de Cabourg 2019

 

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Entretien avec Hugo Gélin, réalisateur.

Ce projet est-il né de l’envie de faire une comédie romantique à l’anglo-saxonne ?

Complètement, mais dans une tonalité très française. Ce qui m’intéresse, c’est de conjuguer mon identité française et ma culture cinématographique anglo-saxonne pour atteindre l’universel. Mon personnage principal s’appelle Raphaël Ramisse, qui est le nom du réalisateur d’Un jour sans fin. Mais je me suis aussi inspiré d’autres films comme Eternal sunshine of the spotless mind, Il était temps de Richard Curtis, Her de Spike Jonze et La vie est belle de Frank Capra. Ces films ont pour dénominateur commun de nous raconter des histoires dont la part fantastique est très réaliste. Ainsi, parler des choses les plus simples et les plus humaines qui soient prend une ampleur et une dimension particulièrement cinématographique. Le challenge était donc de faire adhérer le spectateur à cette part surnaturelle, de le surprendre et de l’entraîner plus loin…

 

Le scénario est très écrit et formidablement rythmé. Comment s’est passée l’écriture ?

La question qui me taraudait, et qui est le sujet du film, est de savoir ce que serait notre existence sans la rencontre avec l’homme ou la femme de notre vie. Que nous soyons homme, femme, célibataire ou en couple, il y a quelque chose de jouissif intellectuellement à se demander ce que nous serions devenus si nous n’avions pas croisé telle ou telle personne, que ça soit en amour, mais aussi dans notre milieu professionnel ou bien en amitié. Nous avons donc longuement mûri l’histoire avant de nous lancer dans le scénario. Sous l’impulsion de ma productrice, Laetitia Galitzine, il y a quelques années, j’avais commencé avec David Foenkinos à écrire les premiers traitements de l’histoire, mais ils ne s’inscrivaient pas assez dans la réalité. Je n’étais sans doute pas encore assez mûr pour transformer l’essai de cette histoire. Un an et demi plus tard, après avoir réalisé mon premier long métrage, Comme des frères, j’étais toujours très désireux de développer ce sujet. Je me suis remis au travail avec Benjamin Parent dont c’est l’un des premiers scénarios. Nous sommes repartis à zéro tout en gardant le charme et certaines idées que l’on avait créées avec David Foenkinos. Et j’ai pu, avec lui, accoucher du film que je voulais.

 

Le personnage de Raphaël est immédiatement attachant, mais vous le rendez antipathique au bout d’une dizaine de minutes et il nous faudra refaire le trajet en sens inverse pour qu’on le trouve à nouveau sympathique. C’est un gros pari s’agissant du héros d’une comédie romantique…

Oui, mais dans Un jour sans fin, Bill Murray n’est pas un gars sympathique au début ! Ici, le personnage a de l’humour, il est généreux, et pourtant il se brûle les ailes à une pseudo célébrité et ne prend pas conscience qu’il s’éloigne de sa femme. Il ne la regarde plus, s’aveugle en ne regardant que lui-même et leur couple se perd. Dans Ce que veulent les femmes, c’est pareil : même s’il se comporte comme un imbécile, Mel Gibson a un charme fou qui le rend attachant. Mon film interroge notre regard : celui posé sur nous-mêmes et celui posé sur ceux qu’on aime. C’est pour cela qu’il me fallait un acteur charismatique, avec un charme fou pour incarner Raphaël. Au-delà de l’acteur exceptionnel qu’il est, François Civil est admirable aussi pour cet aspect du rôle. Il nous embarque dans son histoire : au début, on veut qu’il se fasse taper sur les doigts, c’est toute la comédie du film ; puis il comprend ses erreurs et va tout faire pour redevenir un mec bien, ce qu’il était au fond depuis le début, et c’est la romance du film.

 

L’arc du personnage d’Olivia est tout aussi passionnant, passant d’une jeune femme un peu en retrait à une star de la musique classique, puis à une femme qui se lâche…

Le projet était de montrer Olivia comme une jeune femme qui, avec sa folie, son humour et son identité propre, suscite l’amour, et qui ensuite, parce que le regard de Raphaël ne se porte plus sur elle, perd toutes ces qualités qui l’ont rendue attachante, et s’éteint. C’est donc un choc pour lui de découvrir que, dans son autre vie, elle s’est épanouie dans le domaine musical, en réalisant son rêve, ce qu’elle n’avait pu faire avec lui. Quand Raphaël est plongé dans cette nouvelle vie, elle n’est plus la Olivia de leur adolescence mais une grande pianiste adulée, amoureuse de l’homme qui a su la mettre en valeur. Pourtant, elle n’est pas complètement heureuse car il lui manque ce que seul Raphaël savait lui donner. Avec des trajectoires différentes, leurs âmes sont restées sœurs, comme au début du film : quelque chose les dépasse et les aimante, les fait s’évanouir au même moment, ils sont uniques. C’est ce qu’exprime le plan du rétroviseur en Camargue dans lequel il retrouve la Olivia de sa jeunesse. Le film est une quête pour retrouver la première étincelle.

 

L’ami de Raphaël est très attachant. La valeur de l’amitié, centrale dans vos films, est ici palpable.

Je me suis rendu compte de similitudes involontaires dans mes films, quelle que soit l’histoire. Dans mes trois long-métrages, le personnage central est féminin. Charlie interprété par Mélanie Thierry dans Comme des frères est le point de départ de l’histoire et réunit les trois garçons. Dans Demain tout commence, une petite fille, Gloria, est le personnage central dans la relation père-fille. Et dans Mon Inconnue, Olivia est l’objet de tout le film. J’ai aussi pris conscience qu’il y avait à chaque fois un voyage : à travers la France pour rejoindre la Corse dans Comme des frères, à Londres dans Demain tout commence et dans Mon Inconnue, il s’agit d’un voyage dans le temps. Enfin, l’amitié est un dernier pilier : la question de l’amitié et de la rivalité est posée dans Comme des frères, dans Demain tout commence, l’équilibre du personnage interprété par Omar Sy repose sur l’amitié avec son meilleur ami, et dans Mon Inconnue, on retrouve le code du sidekick des comédies romantiques. Mais pour aller plus loin dans ce rôle de faire-valoir drôle, l’histoire exploite la distorsion possible de l’amitié d’une vie à l’autre. Félix fait avancer l’histoire en s’interrogeant sur le Raphaël qu’il préfère, et le lien entre l’histoire d’amitié et l’histoire d’amour est essentiel. Ainsi le personnage du meilleur pote est indissociable de l’aventure de Raphaël et cela rend ses interventions indispensables en plus d’être hilarantes.

 

Comment avez-vous choisi François Civil ?

Je voulais un acteur pour qui l’empathie est immédiate pour ne pas entamer le potentiel de sympathie du spectateur pendant le peu de temps du film où il se comporte mal. Après avoir tourné avec un tel acteur qu’Omar Sy, il m’amusait de faire découvrir de jeunes talents. Cette fois-ci, la star du film serait l’histoire. J’avais une envie de nouvelle génération : ce que j’avais adoré mettre en valeur chez Pierre Niney dans Comme des frères et Gloria Colson dans Demain tout commence, je voulais le revivre ici. Il fallait ensuite créer un duo, puis un trio. Très vite, j’ai eu envie de retrouver François Civil avec qui on avait fait la série Casting(s). Il a une excellente technique et il s’abandonne quand il joue. C’est de plus en plus rare chez la nouvelle génération d’acteurs, l’abandon. Et c’est pour moi la plus belle des qualités. Il est très drôle, sensible et sensuel, très séduisant aussi, ce qui est important dans une histoire d’amour. J’avais déjà tourné avec lui pour un court métrage très noir et très dur, Les Baumettes, que j’avais réalisé pour un documentaire sur les plus grandes évasions de prison, et il m’avait convaincu car il faisait preuve d’une création permanente, d’une extrême implication dans le travail, et d’une vraie disponibilité. En plus, c’est un Stradivarius : il peut aussi bien jouer un hilarant abruti dans Five, un motard de banlieue dans Burn Out, un jeune vigneron dans Ce qui nous lie ou encore l’oreille d’or dans un film de sous-marin, Le Chant du loup. Il me fait penser à Jean-Paul Belmondo, avec ce même second degré, cette même délicatesse que la sienne dans Pierrot Le Fou, un charme insensé et un vrai charisme ! Comme j’aime bien me balader d’un genre à l’autre au sein de mon propre film, il était parfait. J’ai adoré travailler avec lui et j’aimerais continuer à écrire pour explorer d’autres facettes de son jeu d’acteur.

 

Parlez-moi des autres comédiens.

J’ai eu un coup de coeur pour Joséphine Japy : son élégance immédiate, sa photogénie incroyable, sa légèreté, sa finesse, sa manière d’être m’ont séduit. Elle a le regard qui pétille, elle rit, et surtout elle ne se regarde jamais jouer, ce qui est très rare chez une actrice. Elle donne à son personnage ce côté décomplexé indispensable pour que les filles qui voient le film aient envie de l’aimer. Bien que pianiste internationale, elle devait être soudainement inaccessible pour le personnage de Raphaël tout en restant parfaitement accessible et normale pour les spectateurs. Joséphine a une grande technique grâce à son expérience déjà grande pour son âge et puis un naturel formidablement attachant. Elle a pris plusieurs mois de cours de piano pour le film et son implication et son travail pour devenir cette grande pianiste m’ont bluffé. Ensuite, j’ai beaucoup réfléchi pour savoir qui mettre en face de François Civil. Je savais qu’il connaissait Benjamin Lavernhe car ils étaient dans la troupe de Casting(s). Ils sont amis dans la vie, ce qui procure un gain de temps formidable. Ils sont extrêmement différents, et ne marchent donc pas sur les plates-bandes l’un de l’autre ; mais Benjamin a aussi du charme, de la tendresse, une folie, une vraie drôlerie. C’est un acteur de théâtre avant tout et sa rigueur est en permanence en conflit avec sa folie.

 

Bande-annonce

Bande annonce Mon Inconnue

La presse en parle

Une histoire d'amour lyrique et passionnée. Un sommet de comédie romantique inventive porté par un trio d'acteurs irrésistibles, François Civil, Joséphine Japy et Benjamin Lavernhe. – Première

 

(…) avec un naturel, une fraîcheur et un charme évidents, François Civil, Joséphine Japy et Benjamin Lavernhe irradient cette comédie. - Le Figaro Magazine

 

(…) le film se regarde sans déplaisir, joliment mis en scène, et surtout joué au cordeau par la valeur très en hausse du cinéma français, François Civil, la naturellement craquante Joséphine Japy, et le toujours impeccable Benjamin Lavernhe. Un trio attachant qui suffit, au bout du compte, à rendre le film séduisant. - L’Express

 

Charmant, bien mené, sans prétention, leur film a deux atouts majeurs : un second rôle ravageur (la bombe comique Benjamin Lavernhe, de la Comédie-Française, dans le rôle du meilleur pote) et la délicatesse faite actrice (Joséphine Japy). – L’Obs

 

Hugo Gélin signe un film original où l’amour flirte avec la comédie et la science-fiction. On est emporté par le charme de Joséphine Japy et la fougue de François Civil – Cosmopolitan

 

Le film mêle à la perfection humour et émotion. – Prima

 

Avec Mon Inconnue, Hugo Gélin reprend avec talent les codes de la comédie romantique à l'anglo-saxonne. – Studio

 

Une drôle de comédie romantique. Légère et profonde comme un futur classique. Malin, élégant et hilarant. – Cinema Teaser

 

Le charme de couple de cinéma opère dès les premières minutes entre François Civil (Celle que vous croyez) et Joséphine Japy (France Gall dans Cloclo). - Avantages