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Grandeurs nature

Premiers pas dans la vie sauvage – Épisode 1 : Dans la savane

  • Documentaire

  • Inédit

  • Samedi 8 octobre 2016 à 16.40

GRANDEURS NATURE - PREMIERS PAS DANS LA VIE SAUVAGE

Cette semaine, « Grandeurs nature » débute la programmation d’une série documentaire en trois volets consacrée aux premiers pas d’espèces animales sauvages. Le premier numéro a été tourné au cœur de la savane africaine, là où des millions d’animaux, parmi lesquels des milliers de petits, apprennent à vivre et à grandir dans des conditions climatiques et environnementales extrêmes.

Ils ont en commun d’être nés dans les plaines d’Afrique de l’Est et d’avoir à relever un même défi, celui de parvenir à l’âge adulte. Eux, ce sont des bébés gnous, léopards, mangoustes, servals, hyènes, ou encore des éléphanteaux, des autruchons et des lionceaux. Dans cette région aride, à la surpopulation avérée, le constat est sans appel : seuls quelques milliers dépasseront les premiers mois. Une mortalité infantile due, en partie, à la présence en nombre des prédateurs. Guépards, lions, hyènes, servals, marabouts, varans, vautours trouvent là de quoi sustenter leur appétit et celui de leurs petits… Pour autant, loin de se répartir équitablement ce garde-manger à ciel ouvert, ils se mènent une guerre sans partage. Ainsi, naître guépard ne donne pas plus de chance de survie que d’appartenir à la famille des gnous. Et pour cause : une mère guépard élève seule une portée généralement composée de trois petits. Et quand on sait que seul un petit sur vingt atteint l’âge adulte, mettre alors au monde et élever six guépards sont deux défis de taille.

Pour éviter de devenir une proie, des solutions existent. Ou plus exactement des règles de survie, transmises par les aînés, que les petits se doivent d’intégrer et d’appliquer au plus vite. Et l’apprentissage est rude. Chez les mangoustes, la famille est sacrée. Pour autant, un petit en difficulté ne tardera pas à être abandonné s’il n’est pas à même de trouver sa propre nourriture. Si une autruche adulte fait des pointes à 70 km/h, l’autruchon, lui, est bien loin d’atteindre une telle vitesse. Il doit non seulement se méfier des autres animaux de par sa petite taille, mais il a en plus un besoin vital de s’hydrater régulièrement pour réguler la température de son corps. Or, trouver de l’eau en plein désert, par 40° Celsius, ressemble à un véritable chemin de croix. Ici comme ailleurs, pour survivre, mieux vaut donc avoir une bonne capacité d’adaptation et faire preuve d’endurance. Et, dans certains cas, avoir été acceptés par ses pairs. C’est le cas chez les éléphants, où la matriarche « passe en revue » chaque nouvel éléphanteau avant de l’adopter. Elle, dont l’ancienneté et l’expérience seront des plus utiles pour contrer les mille et un dangers qui entourent les premières années de ces nouveau-nés...

Clotilde Ruel