Dossier de presse - FRANCE TV CONTRE L’HOMOPHOBIE
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France Télévisions s’engage contre l’homophobie

Footballeur et homo

En écho à la Journée internationale contre l’homophobie, France Télévisions poursuit son engagement dans la lutte contre les discriminations et s’implique dans le combat contre l’homophobie, notamment dans le sport.
Parce que l’homophobie naît de la méconnaissance et des idées reçues, parce que le milieu sportif et plus particulièrement le monde du football sont des lieux majeurs d’intégration et d’éducation des jeunes générations, France Télévisions se mobilise autour d’une opération spéciale sur France 2 et les antennes linéaires et offres numériques du groupe public.

Yoann Lemaire

Logo mobilise également sa plateforme et ses réseaux sociaux autour de l’engagement pour la lutte contre l’homophobie. 
Des contenus dédiés seront ainsi produits et diffusés sur les plateformes sociales du groupe France Télévisions pour sensibiliser les communautés.

Yoann Lemaire et Antoine Griezmann

Dans ce cadre de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, France Télévisions diffusera un documentaire sur France 2 consacré à l’homophobie dans le sport, Footballeur et homo, au cœur du tabou, réalisé par Yoann Lemaire et Michel Royer. En prolongement du documentaire, france tv éducation consacrera la journée du lundi 13 mai 2019 au traitement des valeurs du sport et de la lutte contre l’homophobie auprès des collégiens et lycéens.

La journée s’organisera en deux temps :

  • une master classe autour du documentaire de France 2 Footballeur et homo, au cœur du tabou, avec des collégiens et lycéens, en présence de Yoann Lemaire, Lilian Thuram et d’autres professionnels du football,
     
  • un atelier pédagogique avec la troupe de théâtre Ma quête et des collégiens et lycéens sur les questions de respect de l’autre et de lutte contre l’homophobie.
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Édito

Arnaud Ngatcha

Yoann Lemaire

France TélévisionsÀ l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai, nous avons voulu une nouvelle fois rappeler, par cette opération spéciale, l’engagement des antennes du groupe France Télévisions dans le combat contre les discriminations concernant l’orientation sexuelle ou de genre. 

Enquêtes, reportages, interviews : les rédactions d’information et la rédaction des sports participent.

Ces dernières années, les succès de la fiction Baisers cachés, du documentaire Homos, la haine, diffusés sur France 2, ou encore de la série numérique Les Engagés, première série LGBT en France, ont contribué à sensibiliser tous nos publics à l’acceptation de la différence et à la nécessité de cette lutte. Les rédactions d’information du groupe, ainsi que la rédaction des sports contribuent à traiter ce fait de société à travers leurs enquêtes, reportages et interviews, et cela toute l’année.

La troisième saison de la série Skam France, diffusée sur France tv slash, mettant au centre du récit le coming out d’un jeune adolescent et l’acceptation de son orientation sexuelle par ses ami-e-s de lycée, a remporté un énorme succès dans la jeune génération des 18-30 ans, comme le soulignent les 30 millions de vidéos vues.

SkamMais cela ne suffit pas ! À l’heure où nous assistons à une recrudescence des violences homophobes et transphobes, comme l’attestent malheureusement les derniers chiffres de SOS homophobie, notre rôle de service public de l’audiovisuel exige que nous alertions le public en éveillant les consciences.

Avec leur documentaire Footballeur et homo : au cœur du tabou, Yoann Lemaire et Michel Royer s’engagent en posant le problème de l’homophobie dans le milieu du football. Sport roi, celui-ci fédère toutes les générations et tous les milieux sociaux de par le monde. Quoi de plus important pour les plus jeunes, notamment, que d’entendre la parole des champions du monde Antoine Griezmann ou Didier Deschamps ?

Au-delà de la diffusion de ce film, les téléspectateurs pourront découvrir, durant cette semaine spéciale, le documentaire Pédale !, les courts-métrages – dans un Histoires courtes spécial – Que la nuit s’achève, Wren Boys et La Traction des pôles, sur France 2, le documentaire Nous, homos de Guyane, sur France Ô, et la dernière enquête de Stade 2 et de la rédaction des sports sur la perception par les jeunes de l’homosexualité dans le sport, montrant l’engagement global du groupe. Au-delà de cette semaine, France Télévisions prolonge son action contre l’homophobie à travers ses programmes, avec notamment un Monde en face : Mon enfant est homo, diffusé prochainement sur France 5, Plus belle la vie sur France 3, qui depuis longtemps a abordé le sujet, et l’offre de France tv slash, riche en fictions et documentaires sur le thème LGBT.

France Télévisions a de la suite dans les combats ! 

 

Arnaud Ngatcha
Direction générale des antennes et des programmes
Directeur des opérations spéciales

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L’homophobie en chiffres

TRACTION DES POLES (LA)

Depuis plus de dix ans, une agression LGBTphobe a lieu tous les trois jours. Après plusieurs années de baisse, les cas d’agressions physiques sont malheureusement de nouveau en augmentation : + 15 % (139 cas contre 121 en 2017), notamment celles contre les bi et les trans. À noter aussi que, dans le milieu scolaire, les actes LGBTphobes sont en hausse. Les chiffres de SOS homophobie sont alarmants.

Extraits du Rapport sur l’homophobie 2018 - SOS homophobie

 

Les victimes

  1. Les jeunes LGBT et le milieu scolaire

Dans son rapport sur l’homophobie 2018, SOS homophobie a constaté une augmentation de 38 % des signalements d’actes LGBTphobes en milieu scolaire.
Le risque de tentative de suicide reste
quatre fois plus élevé chez les jeunes LGBT+ que dans le reste de la population (INPES, 2014).

 

    2. Une augmentation des agressions LGBTphobes générale
        avec une explosion des transphobes et des biphobes

En 2012 et 2013, la durée des débats concernant le Mariage pour tous avait mené à une augmentation de 78 % des actes LGBTphobes signalés à SOS homophobie.

En 2017, on constate une augmentation de 15 % du nombre d’agressions physiques LGBTphobes signalées à SOS homophobie par rapport à 2016.
Si les cas spécifiquement gayphobes augmentent de 30 % en 2017 (contre une augmentation de 15 % en 2016),
il est important de noter que les cas spécifiquement biphobes explosent avec une augmentation de 154 % et les cas spécifiquement transphobes augmentent, quant à eux, de 54 %

Les hommes sont toujours les principales victimes de ces agressions.
Nous avons recueilli 100 témoignages de leur part, soit 72 % du total. Ces victimes ont en majorité entre 35 et 50 ans (28 %).

Au-delà des insultes, les lesbiennes se trouvent être victimes d’agressions physiques, dans 14 % des situations rapportées, voire d’agressions sexuelles dans 2 % des cas, dont deux viols ou tentatives de viol.

 

Contextes

En 2017, 22 % des témoignages enregistrés par l’association relatent des cas de LGBTphobies qui ont eu lieu sur Internet. La Toile est depuis plusieurs années le principal théâtre des manifestations de LGBTphobies. Viennent ensuite les contextes travail (11 %), voisinage (11 %) et famille (10 %).

Les cas d’homophobie et de transphobie dans la vie quotidienne restent en 2017 à un niveau élevé.
Deux contextes connaissent une explosion du nombre de cas en 2017 :

  • voisinage (+ 84 %)
  • milieu scolaire (+ 38 %)

Comme l’an dernier, une large partie des témoignages relate des cas d’insultes (52 %) et des manifestations de rejet et d’ignorance (62 %).

Les insultes sont très fréquentes dans les contextes :

  • lieux publics (74 % des cas recensés dans ce contexte)
  • milieu scolaire (69 %)
  • voisinage (86 %)

Les manifestations de rejet et d’ignorance, en légère hausse par rapport à l’année dernière, sont particulièrement importantes dans les contextes :

  • travail (68 %)
  • Internet (83 %)
  • milieu scolaire (73 %)
  • famille (80 %)
     
Dossier de presse
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France tv sport s’engage contre l’homophobie

Le tabou de l’homosexualité dans le football français

Foot

Depuis de nombreuses années, France tv sport s’implique et montre également un vif intérêt dans la lutte contre l’homophobie et la transphobie.

Ainsi, le 2 avril dernier, le journaliste Guillaume Poisson a proposé une enquête édifiante dans le milieu du football. Cet article en deux parties intitulé « Le tabou de l’homosexualité dans le football français », publié sur le site France tv sport et agrémenté d’une vidéo, a rencontré un fort succès !

 

1re partie
Le tabou de l’homosexualité dans le football français : (1/2) La dictature du groupe : 4 562 visites à date

 

2e partie
Le tabou de l’homosexualité dans le football français : (2/2) L’homophobie, une histoire de mots : 10 538 visites à date

 

Sur Twitter (vidéo) : 474 000 vues

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France 2 - Infrarouge

Footballeur et homo, au cœur du tabou

Yoann Lemaire et Antoine Griezmann

Footballeur et homo, au cœur du tabou dénonce l’homophobie dans le football. Le film propose une visite inédite de la planète foot, puisque cette dernière est regardée sous l’angle de ses rapports, encore compliqués, avec l’homosexualité, l’homophobie et la différence. Yoann Lemaire – seul footballeur en activité à avoir déclaré son homosexualité et brisé les tabous dans un milieu où les préjugés, le déni ou l’omerta règnent –, est la figure de proue du film.

Les situations et les témoignages homophobes, Yoann Lemaire connaît. Joueur de foot depuis son enfance, il a vécu de l’intérieur les a priori et les agressions du milieu sportif. Néanmoins, depuis quelques années, il constate une évolution des mentalités. Une évolution pour laquelle il a sa part, puisque depuis deux ans, avec son association Foot Ensemble, il s’est lancé dans une « croisade » contre l’homophobie dans les milieux amateur et professionnel. Avec son style simple et direct, et sa curieuse étiquette de « seul joueur gay », Yoann part à la rencontre de différents interlocuteurs : joueurs amateurs comme stars internationales, arbitres, journalistes, sociologues ou dirigeants de clubs.
Son franc-parler et sa démarche engagée permettent d’avoir une radiographie juste de l’homophobie dans le foot. En dépit du caractère « sensible » du propos, Yoann Lemaire recueille une parole libre et naturelle. Pour la première fois publiquement, de grands champions – mais aussi Nathalie Boy de la Tour, la présidente de la Ligue de football professionnelle (LFP) – acceptent de témoigner sur le sujet.

Avec une interview exclusive d’Antoine Griezmann, champion du monde de football 2018, qui s’exprime sur l’urgence de s’engager contre l’homophobie dans le monde sportif.

Et la participation des membres du Variétés Club de France : Fabien Barthez, Laurent Blanc, Didier Deschamps, Luis Fernandez, Alain Giresse, Christian Karembeu, Jean-Michel Larqué, Jacques Vendroux, de Guy Roux, Clément Turpin.

Lors des Trophées de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), Yoann Lemaire a reçu le Licra d’or du sportif le plus engagé dans la lutte contre les discriminations pour son documentaire contre l’homophobie dans le foot. 

Yoann Lemaire

À cause de son homosexualité, Yoann Lemaire subit de fréquentes agressions verbales et physiques de la part de spectateurs, de joueurs adverses ou de coéquipiers, mais est aussi l'objet de menaces anonymes par téléphone. Cela ne le fait pas renoncer, bien au contraire, à sa passion pour le foot.
En 2010, la situation se complique au sein de son premier club. Après la publication dans Le Monde d'un article sur l’omerta régnant dans le monde du football concernant la présence de joueurs homos, qui révèle l'homosexualité de Yoann, une équipe du JT de France 3 vient le filmer à l’entraînement et montre une altercation avec un joueur qui le traite de « pédale ». Cet événement retient l’attention du public et des médias bien au-delà des Ardennes, et attise fortement les tensions dans le club : entre les joueurs, entre Yoann et son entraîneur, puis son président. À la rentrée suivante, Yoann a la mauvaise surprise d’apprendre que le club ne renouvèle pas sa licence, au motif que sa présence met en cause sa propre sécurité. Plutôt que d’agir pour sanctionner ou modérer l’expression d’une homophobie certaine, les dirigeants préfèrent sanctionner la victime. Ne voulant pas en rester là, Yoann demande aux instances départementales du football de se prononcer sur cette situation. Celles-ci choisissent de « ne pas intervenir dans les affaires internes du club », et Yoann n’obtient pas sa réintégration. Sa mésaventure, commentée jusque dans les instances nationales et au ministère de la Jeunesse et des Sports, devient l’exemple emblématique de la difficulté du monde sportif, et en particulier du football masculin, à gérer la présence de joueurs homosexuels et à lutter contre l’homophobie.
Son refus de subir fait de lui, sans qu’il l’ait voulu, le symbole d’un problème et d’une cause, invité à témoigner dans les commissions officielles et sur les plateaux de télévision. Il tire un livre de son expérience : Je suis le seul joueur de foot homo – Enfin j’étais…, préfacé par l’ancien international Vikash Dhorasoo.

 

Huit ans plus tard… Yoann Lemaire /c.Variétés club de France

Malgré la médiatisation du sujet, quelques campagnes officielles de sensibilisation et les débats sur le mariage pour tous, l’acceptation de l’homosexualité dans le monde du football n’a pas beaucoup progressé depuis l’« affaire Lemaire ». Yoann, qui joue depuis dans le petit club de son village, subit toujours des manifestations d’agressivité spécifiques, jamais sanctionnées, de la part de joueurs ou d’une partie du public. La situation a même empiré selon lui, une minorité sans doute galvanisée par l’opposition au mariage pour tous semblant s’exprimer avec plus de virulence. En 2016, profondément marqué par le suicide, dans sa région, de deux jeunes homos, Yoann décide de créer l’association Foot Ensemble, destinée à favoriser l’éveil des consciences dans les milieux du football, pour un changement des pratiques et des mentalités. Cette association est parrainée par des figures importantes du football, comme Vikash Dhorasoo, Frédéric Thiriez, ancien président de la Ligue de football professionnel, ou le regretté Louis Nicollin, ancien président du club de Montpellier. Car, depuis 2010 et ses problèmes, Yoann a pu tisser des liens avec des personnalités de son sport favori. Convié par Jacques Vendroux, le directeur du service des sports de Radio France, à rejoindre les rangs du prestigieux Variétés Club de France, il joue régulièrement avec des champions du monde 1998, Fabien Barthez, Laurent Blanc, Christian Karembeu ou Robert Pirès, et même Didier Deschamps ou Zinedine Zidane. Et c’est à leurs côtés qu’il s’est forgé la conviction que quelque chose est en train de changer dans l’élite du football, face au rejet, aux injures et au déni dont sont encore victimes les homos dans la planète foot.

Auteur et réalisateur de documentaires, Michel Royer a rencontré Yoann lors du tournage de son film intitulé Sports et homosexualités, c’est quoi le problème ?, qui, diffusé sur Canal+ en 2010, a eu un impact certain dans les milieux sportifs et médiatiques.
Resté en contact avec Yoann, il parle souvent avec lui des agressions dont il est toujours victime, de son association, de ses projets et de sa découverte de l’ouverture d’esprit de beaucoup de personnalités importantes du football. L’idée d’un film, et de son urgence, s’est imposée à eux au cours de l’année 2017. Sept ans après l’« affaire Lemaire », quatre ans après la loi sur le mariage pour tous, rien n’a en effet véritablement changé dans les milieux du football face à une homophobie prégnante, directe ou indirecte. Mais un mouvement semble pouvoir s’amorcer aujourd’hui en faveur d’une évolution qui, comme dans la société tout entière, finira par s’imposer. Leur film, dans ce contexte, a pour objet de donner une forme à la réalité profonde de ces questions et à accélérer la prise de conscience, par le public comme par les institutions footballistiques, de la nécessité d’un changement.
Michel Royer a reçu le César du meilleur documentaire en 2007 pour Dans la peau de Jacques Chirac, réalisé avec Karl Zéro, et le titre de Meilleur documentaire étranger pour Godard à la télé en 2000 au Festival Hot Docs de Toronto.

 

Parmi ses réalisations

1995-2015 : 20 ans de révolution gay !, 2015, 95 min, Canal+
Banlieusards – Quarante ans à Chanteloup-les-Vignes, 2014, 2 x 65 min, France 3
Allez l’arbitre !, 2013, 55 min, L’Équipe 31, L’Équipe magazine (en DVD)
Football et Cinéma, le grand match, 2012, 52 min, Orange Sports, ESPN
La Folle Histoire des présidentielles, 2011, 90 min, France 3
Presse et Pouvoir, un divorce impossible, 2010, 80 min, France 2,
Yéyé Révolution, 2010, 52 min, Arte
Sports et Homosexualités, c’est quoi le problème ?, 2009, 90 min, Canal+
L’Homme des Jeux, 2009, 52 min, portrait de Jacques Antoine, France 3, TSR
Being W, 2008, 90 min, distribution EuropaCorp, diffusion Canal+ et Arte
Comiques et Présidents, 2006, 52 min, France 3, Paris Première
Dans la peau de Jacques Chirac, 2006, 90 min, distribution Rezo Films
Paris sous les eaux, 2004, 52 min, France 5
Faits divers à la une, 2003, 52 min, France 5
Godard à la télé, 2000, 52 min, Canal+, Planète et Paris Première
Qu’il était beau l’an 2000, 1998, 90 min, Canal+ et France 2

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France 2 – 25 nuances de doc

Pédale !

PÉDALES

À travers le récit personnel et les souvenirs intimes du réalisateur Sylvain Desmille, jeune gay confronté à l’homophobie, des années 1970 aux années 1990, ce documentaire autobiographique 100 % archives raconte de l’intérieur la construction d’une identité sexuelle entre 8 et 22 ans, à l’âge de tous les amours et de tous les possibles. Il donne à vivre la différence, une prise de conscience dans laquelle toutes les générations et chacun se retrouveront.

Pédale !Raconté à la première personne, en se fondant sur les expériences et les souvenirs du réalisateur Sylvain Desmille, ce documentaire 100 % archives nous plonge dans l’intimité d’un jeune gay confronté à l’homophobie.

Enfant de la génération X, c’est-à-dire trop jeune pour avoir pu être un héros de la révolution sexuelle des années 1960-1970, il découvre, adolescent, la sexualité quand commence l’épidémie de sida et le retour d’un certain ordre moral. Pédale !

En nous plongeant dans la tête et l’intimité d’un jeune garçon, puis d’un adolescent, au travers des images miroirs véhiculées par la télévision, ce film d’un genre nouveau analyse comment se découvre, se construit, se réalise et s’incarne une identité sexuelle. Entre ligne de faille et ligne de force, de combat personnel en combat collectif, droit à la différence et à l’indifférence, il montre comment l’insulte publique « Pédale ! » est devenue le titre de gloire des anonymes.

PÉDALES

Historien et anthropologue de formation, Sylvain Desmille a collaboré à plusieurs revues et journaux (Gay Pied, Digraphe, Le Monde diplomatique).
Il œuvre dans le documentaire à partir de 1996, d’abord en qualité d’auteur – L’Art du ring (1997, France 3), Le Cirque du Soleil (Arte, 1999), Technostory (la chaîne Histoire, 2004) –, puis d’auteur-réalisateur – Beat Generations (France 4, 2004), Ateliers d’artistes (France 3, 2007). Scénariste de Marion et la Bénéventine, nouvelle forme de spectacle muséal, il développe à partir de 2006 une réflexion sur la fiction documentaire – La VRépublique, chronique d’une naissance agitée (LCP, 2008), Fierté Gay (Planète, 2010) et, surtout, Le jour où la Terre s’arrêta : 1962, la crise des missiles de Cuba (Public Sénat, 2015) –, en privilégiant le regard de ceux qui d’ordinaire subissent l’histoire. Mais ce sont dans les films My American (Way of) Life (LCP, 2015) et My American Way of War (Toute l’Histoire, 2016) que l'interaction entre la grande et la petite histoire permet de donner à vivre l’histoire américaine de 1918 à 1989. Toutes ces thématiques s’entrecroisent et les documentaires dialoguent les uns avec les autres pour former une œuvre.

Après l’attentat, réflexion sur la reconstruction sur le long terme des victimes d’attentats, a été diffusé sur LCP en novembre 2016. Révolutions sexuelles : le droit au plaisir et Révolutions sexuelles : réinventer l’amour (2 x 60 min pour Arte, diffusé en prime time en 2018) interrogent la question du rôle de la sexualité dans la conscience individuelle et collective comme processus de transformation sociale et sociétale. On retrouve ce souci d’analyse dans la publicité hommage qu’il a réalisée en 2019 pour le café Grand’Mère et surtout dans son dernier film, Pédale (60 min, France 2, 2019), documentaire autobiographique qui interroge la construction de l’identité sexuelle.

Plus d'informations sur le blog de Sylvain Desmille

France 2 est fière de proposer l’espace de documentaire 25 nuances de doc ! Ce rendez-vous propose chaque mardi des films uniques, français, européens ou d’ailleurs, des films inédits ou anciens. Son ambition est de célébrer le cinéma documentaire avec des œuvres singulières et fortes, pour donner à voir un monde tout en nuances.

Que la nuit s'achève

Karim, 30 ans, est chauffeur de nuit. Il mène une vie répétitive, contrôlée et maintient son entourage à distance. Mais, un jour, il prend en charge un artiste étranger de son âge. En proie à une attirance irrépressible pour ce jeune homme, Karim va remettre en question sa vie affective et apprendre à s'accepter.

 

Court-métrage
Réalisation : Denoal Rouaud 
Production : Films Grand Huit
Avec Sofian Khammes (Karim), Jordi Gimeno (Alex), Naidra Ayadi (Leïla)

Wren Boys

Déconseillé aux moins de 12 ans

Le lendemain de Noël, un prêtre catholique du comté de Cork conduit son neveu en prison pour rendre visite à un détenu…

 

Court-métrage
Réalisation : Harry Lighton
Distribution : Salaud Morisset
Avec Salaud Morisset

TRACTION DES POLES (LA)

Déconseillé aux moins de 12 ans

De près, Mickaël semble évoluer dans une nébuleuse de désirs : retrouver son cochon disparu, obtenir sa certification biologique pour son exploitation, rompre sa solitude dans un désert de colza. Mais, de plus loin, Mickaël a plutôt l'air d'être un point aimanté vers Paul…

 

Court-métrage
Réalisation : Marine Levéel

Production : Apaches Films

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France 5 – Le Monde en face

Mon enfant est homo

Prochainement sur France 5

Mon enfant est homo

Cinq parents témoignent et racontent sans complaisance comment ils ont accueilli le coming out de leur enfant. Personne ne l’a vécu comme une bonne nouvelle. Pour tous, il a fallu du temps pour « digérer » et accepter. Se défaire aussi d’une forme de culpabilité. Tous ont cheminé, peut-être pas aussi vite que leurs enfants l’auraient souhaité, mais tous ont opéré cette « conversion du regard » sur l’homosexualité. Ils livrent leurs interrogations et leurs doutes, qui ont bordé ce long chemin vers l’acceptation sans condition de l’homosexualité de leur enfant. Ils décrivent avec précision toutes les étapes par lesquelles ils sont passés, plus ou moins douloureusement. Un film utile qui invite les téléspectateurs à se poser cette question essentielle : « Si mon enfant m’annonce qu’il est homo, comment, en tant que parent, vais-je réagir ? » 

 

Présenté par Marina Carrère d’Encausse
Un film écrit et réalisé par Pascal Petit

Une production Phare Ouest (Arnaud Poivre d’Arvor et Sébastien Brunaud)
Avec la participation de France Télévisions et le soutien du CNC
Responsable de programmes société et géopolitique
de France Télévisions Sophie Chegaray

Directeur délégué du pôle société et géopolitique de France Télévisions : Renaud Allilaire 
Directrice de l’unité documentaires de France Télévisions : Catherine Alvaresse

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France Ô - Archipels

Nous, homos de Guyane

NOUS HOMOS DE GUYANE

lls s’appellent Chrys, Emiliano, Moïse, Yannick… Qu’ils vivent à Cayenne ou dans des territoires plus reculés de Guyane, ils sont souvent confrontés aux mêmes insultes : sale makoumé (« sale homo » en créole). Dans ce département, l’homosexualité reste un tabou.

Pour éviter discriminations, insultes et rejet familial, la plupart des hommes choisissent de rester le plus discrets possible. Certains d’entre eux préfèrent même se renier complètement, feignant d’adhérer au schéma classique : femme et enfant(s). C’est ce qu’il en coûte d’assumer son homosexualité dans cette société toujours très religieuse où les standards machistes ont la vie dure, quelles que soient les communautés. Pour preuve, si le mariage homosexuel est autorisé depuis cinq ans, deux couples d’hommes seulement se sont unis à la mairie. Il n’existe pas de bars ni de lieux de rencontre ouvertement gays… Mais, de Cayenne à Saint-Laurent, des anonymes et des acteurs du monde associatif s’engagent pour faire avancer la cause et lever le tabou.

Ce documentaire se propose, à travers plusieurs histoires et destins, de raconter la situation de la communauté homosexuelle masculine en Guyane, de comprendre les multiples raisons de ce tabou et de mettre en lumière ceux qui œuvrent à le déjouer.

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France Ô

Les Témoins d’Outre-mer

LTOM

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie du 17 mai, Les Témoins d’Outre-mer (LTOM) consacreront leur émission du 16 mai à ce thème.

« La grande discussion » – avec des témoignages et des experts – évoquera cette question dans les Outre-mer,
notamment six ans après la promulgation du mariage pour tous, qui a cristallisé des débats et des tensions
également dans les territoires.
Les chroniques Culture, Évasion et Médias relaieront également les événements liés à ce combat contre l’homophobie.

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Slash

France tv slash propose des séries et documentaires qui abordent sans tabou le thème LGBTQ. Accessibles de manière permanente en binge et en streaming, les offres numériques prolongent ou ouvrent les débats de fond présents sur les antennes de France Télévisions. Le succès de la 3e saison de Skam, qui suit les amours homosexuels de deux adolescents, montre que le jeune public plébiscite la qualité de l’offre. 

  • Les Engagés (saison 1 et 2)

Première série française essentiellement portée par des personnages LGBTQ+. 
Dans la saison 1, un jeune homme, Hicham, pour vivre son homosexualité sans se cacher, part vivre à Lyon. Là, il retrouve Thibault, un militant au sein d’une association de défense des droits LGBTQ+. Dans la saison 2, la série devient plus inclusive et mêle le débat politique à la question de la transidentité.


Saison 1 - 10 x 10 min
Saison 2 - 10 x 10 min
Une série créée et écrite par Sullivan Le Postec 
Production Astharté & Compagnie
Avec la participation de France Télévisions 

Voir les épisodes sur france tv slash

 

  • Skam France (saison 3)

Lucas, un des garçons de la série, tombe amoureux d’Eliott, un terminal arrivé au lycée en milieu d’année. Il se confronte au regard des autres : celui de ses amis Yann, Basile et Arthur, mais aussi de ses parents.

Saison 3
10 x 20 min
Une série réalisée par David Hourrègue
Produite par GTV Productions
Avec la participation de France Télévisions 

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Gender Derby 

Une série qui déjoue les stéréotypes de genre en s’attachant au parcours singulier de Jasmin, un garçon transgenre passionné de roller derby. 

7 x 8 min
Une série écrite et réalisée par Camille Ducellier 

Produite par Flair Production
Avec la participation France Télévisions

Voir les épisodes sur france tv slash

 

Et aussi…
Son Coming-Out raconte des coming out mais par la voix de ceux à qui il a été fait. Affirmer son identité sexuelle est un moment fort et sa réussite dépend en partie de la manière dont le/la confident.e réagit à l’annonce.

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