Dossier de presse
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Interview de Christophe Louis

Parents, mode d'emploi coulisses
« On garde le rythme du format court tout en proposant des épisodes plus longs ! »

Aux côtés des équipes de Parents mode d’emploi depuis le lancement de la série en 2013 en tant que conseiller de programmes, Christophe Louis nous explique les choix du groupe et les changements à attendre de cette 8e saison.

Parents mode d’emploi fait son grand retour sur France Télévisions, mais sur France 3 cette fois. Pourquoi ce changement de chaîne ?

La série s’est arrêtée après sept saisons, en effet. C’était des épisodes de 3 minutes, du lundi au vendredi. France Télévisions cherchait à rajouter des comédies familiales sur les antennes et nous avons pris la décision de relancer Parents mode d’emploi sous un nouveau format et avec un nouvel horaire. Il fallait donc trouver une case de 24 minutes, visible, et nous avons choisi le samedi à 20.15 sur France 3. Mais Parents mode d’emploi est une marque aujourd’hui, la série ne changera pas de concept en changeant de chaîne ; ce qui change, c’est le format. L’idée est de créer un nouveau rendez-vous hebdomadaire pour les fans.

 

On connaissait les Martinet, mais deux familles viennent s’ajouter. Pourquoi passer de une à trois familles ?

Cela nous permet, en 24 minutes, de présenter l'évolution permanente de notre société. En gros, on a 8 minutes par famille et par épisode. On a quelques pastilles de 30 secondes et essentiellement des sketches bouclés d'environ 1 minute, tous tournés en décors naturels. Notre manière de travailler reste finalement la même. On garde le rythme du format court tout en proposant des épisodes plus longs ! Mais, surtout, on voulait incarner la France d’aujourd’hui. La famille Martinet est celle de départ, de référence, la plus « traditionnelle » si vous voulez. Et, ensuite, on a deux familles d’aujourd’hui : la recomposée, les Brunetti-Kebala, et l’homoparentale, les Fayol-Mercier. On voulait insister non seulement sur les caractéristiques des parents, mais aussi sur celles des enfants afin d’apporter un traitement différent de celui des Martinet. On a désormais toute une panoplie de personnages dans Parents mode d’emploi.

 

Pourquoi avoir choisi des familles si différentes les unes des autres ?

Dans un programme court, on est dans le gag, dans l’immédiateté. Ce qui nous oblige à avoir des personnages très caractérisés, sans pour autant tomber dans la caricature. Donc, si on ajoute des personnages, il faut vraiment qu’on puisse les distinguer. L’idée de la recomposée est arrivée assez logiquement, c’est un type de famille qui est depuis longtemps dans notre paysage sociétal. Pour l’homoparentale, on la trouvait très intéressante, car d’actualité. C’est normal que le service public soit le premier à lancer un programme court avec ce nouveau type de famille. Maintenant que la série est clairement identifiée, on peut se permettre d’introduire de nouveaux visages. L’idée étant toujours d’être le plus fédérateur possible.

 

Vous accompagnez le programme depuis ses débuts, comment a-t-il évolué depuis 2013 ?

Il n’a pas tant évolué que cela, et en même temps il a changé ! Les enfants de la famille Martinet ont grandi, et donc les préoccupations familiales ont évolué également. Le changement est plus lié à la croissance des enfants qu’à un changement de concept. L’idée du programme a toujours été, et restera, de dédramatiser l’éducation des enfants. Nous savons que c’est une source d’angoisses et de complexes chez beaucoup de jeunes parents. L’aspect « cathartique », et déculpabilisant, est certes destiné aux téléspectateurs adultes, mais on s’est rendu compte au fil des saisons que cela plaisait tout autant aux plus jeunes ! Ils se rendent compte que même les adultes sont faillibles et qu’on peut en rire tous ensemble.

 

Propos recueillis par Ludovic Hoarau