La Faute à Rousseau
Les personnages

LA FAUTE A ROUSSEAU

 

 

Vidéo des personnages

 

Benjamin Rousseau 
 

LFAR
© Jean-Philippe Baltel

Humain, percutant. Sous l’allure misanthrope de Benjamin Rousseau se dissimulent intelligence humaine, et surtout, sens moral aigu. Il ne laisse personne indifférent, ceux qui ne le détestent pas l’adorent, pour une raison qui leur échappe souvent : Rousseau a beaucoup de charme malgré son air brut de décoffrage. 
Mais Rousseau n’est pas qu’une somme de qualités, loin de là. Il est aussi de ces types dont on ignore en les invitant à dîner s’ils vont ruiner la soirée ou enchanter les convives. Comme eux, Rousseau a le verbe drôle, cruel et la pensée (extra)lucide. Mais l’hypocrisie sociale, les mensonges, l’arbitraire et l’autorité confite d’autosatisfaction l’insupportent. Et lorsqu’il les rencontre, il pratique avec jubilation la politique de la terre brûlée, démontant ses adversaires point à point.
Benjamin a payé très cher sa lucidité. On ne peut pas démontrer leur ignorance à ses boss, ni expliquer à ses amoureuses pourquoi on les trompe, sans créer ruptures et engueulades. Et malgré cela, il n’a pas appris la leçon : confronté au mensonge, il réagit encore au quart de tour.
Selon certaines de ses ex, sa soif de vérité est la marque d’une immaturité profonde, inquiétante chez un quadra, et pourtant c’est son âme d’enfant qui les avait séduite. Mais cette explication est simpliste. Car la clairvoyance de Benjamin fait de lui un prof exceptionnel. Déchiffrant ses élèves, il les aide à trouver leur voie et à démêler leurs jeunes vies déjà inextricables. Et pour ce faire, persuadé que la philo aide à vivre, il applique les préceptes de Kant, Platon, Machiavel ou Montaigne… Fourrant au passage des notions philosophiques complexes dans le crâne de ses élèves. 
Aussi, il est de ces profs dont on se souvient toute sa vie. 



Eva Rousseau
 

LFAR
© Jean-Philippe Baltel

La mère de Benjamin, ancienne gloire du Français, reste comédienne jusqu’au bout des ongles. Elle vit pour l’artifice et le spectacle, trouvant derrière la recréation du réel vérité et sens. Elle a été comédienne sur scène (elle continue de s’investir en tant que metteuse en scène dans l’association de théâtre de la ville) et continue de l’être dans sa vie…

Eva a tout vu, tout vécu. Elle fourmille d’anecdotes invraisemblables. Elle a vu défiler dans sa vie un certain nombre d’hommes. Elle n’a pas de tabou – et un rapport à la morale très flexible… 

Même si Eva n’a pas été une mère très structurante. Elle adore son fils et surtout son petit-fils, et tuerait pour eux. Mais pour ce qui est de l’éducation au jour le jour, ça a laissé à désirer. Notamment quand Benjamin était ado. Elle a souvent privilégié ses amants et sa carrière, masquant ses frasques derrière histoires, alibis et prétextes que Eva a dû avaler à contrecœur. D’autant plus dur pour Benjamin qu’il venait de perdre son père quand il avait 10 ans, le seul pilier stable de sa vie, pour rester avec Eva, nettement plus insaisissable… Elle sait à moitié qu’elle a déconné. Mais se justifie d’un « c’est la vie », qui lui permet d’apaiser sa culpabilité – pense-t-elle.

Le rapport intransigeant de Benjamin à la vérité serait donc le reflet inversé de la propension d’Eva à fabuler et papillonner. Mais on ne juge pas Eva : elle aussi, à l’époque, a dû faire le deuil de son mari comme elle a pu… 

 

Stéphanie Garnier 
 

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© Jean-Philippe Baltel

Prof d’anglais et mère de Mathis, 13 ans. Stéphanie est un cœur d’artichaut réformé. Elle a beaucoup cru à l’amour – comme en atteste son fils de 13 ans – mais l’amour l’a beaucoup déçue. Elle a vécu à peu près tout ce qu’on peut imaginer de déceptions avec les hommes et a fini par se méfier de sa propre propension à attirer les connards. 

Le problème de Stéphanie est peut-être qu’elle est trop singulière, sympathique et spontanée. Son optimiste et sa franchise illuminent toutes les pièces où elle arrive, si bien qu’on comprend que les hommes aient envie de passer du temps avec elle – ne serait-ce, effectivement, que pour s’amuser un peu… A part cela, Stéphanie est très directe, très terre-à-terre, très simple. Pas intello pour deux ronds, mais drôle et à l’aise avec tout le monde, quand il faut chanter au karaoké ou quand il faut changer un pneu sous la pluie, Stéphanie est toujours partante. La copine idéale. Mais Stéphanie laisse peut-être son pragmatisme déborder sur la poésie et la romance qui sont aussi nécessaires à une relation. De ce point de vue, Benjamin et elle se complèteraient bien : lui l’absolu, elle le quotidien. A condition qu’ils arrivent à ne pas s’effrayer l’un l’autre avant… 
 

 

 

 

 

Théo Rousseau 
 

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© Jean-Philippe Baltel

Le retour de Benjamin est un bouleversement dans la vie de Théo. Jeune homme attentif aux autres et au monde, il s’était résolu à considérer qu’il n’avait pas vraiment de père : juste un type avec qui il devait partager un repas à Noël une fois par an... Il tente d'abord l'indifférence, en se disant qu'il n'a qu'un an à tenir, mais la présence de Benjamin fait osciller Théo entre deux élans contradictoires. D'un côté, Théo a envie de lui faire payer ces années d'absence. De l'autre, Théo ne peut pas s'empêcher de vouloir trouver une place pour ce père qui lui a tant manqué… 
Benjamin, qui découvre son propre fils, ne tarde pas à comprendre que les tâtonnements de Théo qui commence à assumer son homosexualité ne sont que l'arbre qui cache la forêt. Il comprend que Théo, à force de dissimuler sa vérité, d’ériger une façade conformiste, ne connaît rien de sa vraie nature, de sa vraie identité. C'est ainsi que Benjamin se découvre une mission de père et de philosophe à la fois: aider Théo à sortir du moule et à explorer sa propre voie.


 

Claire Ackerman
 

© Jean-Philippe Baltel - DEMD Productions/FTV
© Rémy Grandroques - DEMD Productions/FTV

Mère de Gabriel, femme au foyer, et amour perdu de Benjamin… En revenant vivre auprès de son fils, Benjamin ignore que le meilleur ami de Théo est en réalité le fils de son amour de jeunesse. Et ce sera un choc quand il le découvrira.
Quand ils avaient 21 ans, Claire et Benjamin ont connu l’amour fou. En tout cas, Benjamin s’en souvient comme ça. Claire avait ce côté Diane Keaton dans Manhattan: brillante, originale, une capacité à accepter que le monde et la vie soient sans espoir tout en s’en accommodant avec grâce et légèreté. Claire est une femme, une vraie, et Benjamin et elle partageaient le même humour, la même liberté, la même soif de vivre dans l’instant. Hors des conventions. Benjamin n’a pas vu que, non sans perversité, Claire le maintenait au fond dans le même état de précarité affective que tous les adultes dans sa vie auparavant, en écartant toute idée d’engagement au motif que le couple est un mensonge bourgeois. Benjamin a vécu deux années de bonheur bohème avec Claire. Enfin. Plutôt de bohème. Avec des hauts et des bas violents, des engueulades homériques et des réconciliations passionnées. Une relation dont Benjamin est sorti épuisé et psychiquement très ébranlé.
Car à 23 ans, Claire l’a quitté. Le temps passant, et la parenthèse enchantée des études touchant à sa fin, Claire a réévalué ses priorités et s’est dit qu’elle ferait mieux de vivre le présent avec le confort d’un mari médecin plutôt qu’avec un thésard en philo sans un rond. Elle a rencontré un étudiant en médecine pendant l’été. En septembre, au terme d’un week-end d’adieux à Étretat, elle a rompu avec Benjamin. Elle a ménagé sa sortie : elle a disparu. Est partie vivre à l’étranger, sans un signe de vie.
Il ne s’en est jamais remis. Il en a gardé le sentiment qu’il ne pourrait plus être heureux.
 

Extraits vidéos

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