Temps fort

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Journée spéciale

Hommage à Maryse Condé

  • Dimanche 16 décembre 2018 à partir de 12.00

MARYSE CONDE UNE VOIX SINGULIERE

France Ô rend hommage à l’auteure guadeloupéenne Maryse Condé lors d’une soirée spéciale, présentée par Daniel Picouly. 

Après avoir été récompensée du prix de la Nouvelle Académie de littérature 2018 en octobre dernier, cette grande dame de la littérature caribéenne et de la langue française reçoit le prix Nobel de littérature alternatif le 9 décembre à Stockholm.

Retour sur le parcours incroyable de cette conteuse remarquable, dotée d'une écriture unique !

12.00 : Page 19, spéciale Maryse Condé 
L'émission s’installe chez Maryse Condé à Gordes, dans le Vaucluse, pour une émission intimiste. Daniel Picouly est accueilli par l'écrivaine et son mari Richard ; Richard Philcox, l'homme qui a «changé [s]a vie » lorsqu'il l'a tutoyée, en 1969, dans la salle des professeurs du lycée Gaston-Berger de Kaolack, au Sénégal. Flegmatique, aimable, discret, ce gentleman britannique est aussi le traducteur de Maryse Condé. Depuis qu'une maladie dégénérative affecte le système nerveux de Maryse Condé, il est également son secrétaire, son marmiton, son chauffeur, son infirmier à domicile. Tous deux se sont retirés il y a un an près de Gordes, au bout d'un petit chemin, dans une bâtisse blanche en forme de fer à cheval qui sait garder la fraîcheur quand le soleil cogne sur la garrigue. 


Présenté par Daniel Picouly - Réalisé par Benoît Lemoine - Production : France Télévisions - 2018

Maryse Condé et son mari

Maryse Condé et son mari Richard Philcox


22.40 : Maryse Condé, une voix singulière (documentaire inédit de 52 min)
À New York, à Paris, en Guyane, Maryse Condé raconte son existence nomade : ses origines africaines et son enfance guadeloupéenne, ses études à Paris, puis ses premières années de mariage en Guinée, sa rencontre avec un Anglais et son amour pour New York… Elle dit ici son goût pour l’ailleurs, son besoin de voyager pour comprendre le monde. Sur sa route, c’est finalement elle-même qu’elle cherche : une femme noire, écrivain, engagée dans la défense de la littérature créole, dont l’un des grands combats a aussi été la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité. Dans ce film, elle donne à voir, en toute générosité, son vrai visage. Celui d’une femme de convictions, consciente de ses contradictions…


Réalisé par Jérôme Sesquin – Entretiens : Françoise Vergès – Production : Jaraprod, avec la participation de France Télévisions – 2011

Credit : JARA PROD

Maryse Condé lors d'un entretien avec Françoise Vergès
 

23.35 : La Vie sans fards (spectacle de 94 min)
La metteuse en scène d'origine franco-ivoirienne Eva Doumbia rend hommage à l'écrivaine Maryse Condé, en adaptant et mettant en scène l'un de ses romans majeurs : La Vie sans fards, son autobiographie. Eva Doumbia mêle dans ce spectacle récit, musique et chant.  
« Tu veux rester en Afrique ? Restes-y ! Avec l’intelligence que tu as, tu ne fais que des conneries. » Cette dernière phrase s’est imprimée dans l’esprit de Maryse de manière indélébile. Aujourd’hui encore, elle brûle sa mémoire. Elle la tourne et la retourne dans son souvenir. Si elle n’a pas fait que des  "conneries", n’a-t-elle pas accumulé les décisions et les choix hasardeux, poursuivi avec obstination des rêves et des fantasmes personnels ? Aussi, n’a-t-elle pas fait souffrir les siens ? Ses enfants, surtout, dont elle a toujours cru avoir l’intérêt à cœur ? »

Extrait de l’adaptation de l’autobiographie de Maryse Condé, La Vie sans fards (Grasset, 2012)


D’après l’autobiographie de Maryse Condé – Conception, adaptation, mise en scène Eva Doumbia – Avec Astrid Bayiha, Becky Beh Mpala, Carline Colagène, Samuel Bobin, Lionel Elian, Edith Mérieau, Lamine Soumano

Credit : ©Axesud

La comédienne Astrid Bayiha dans La Vie sans fards