Dossier de presse
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Victor Hugo, un siècle en révolutions

Résumé

VICTOR HUGO, un siècle en révolutions

logo f5Le récit commence à la veille de la révolution de 1848. Victor Hugo est alors au faîte de sa gloire. Chef de file des romantiques grâce à son théâtre et ses romans, il est élu membre de l’Académie française, puis nommé pair de France sous la Restauration.

La révolution éclate en février 1848, il ne la comprend pas et appelle à la régence. Décidé à ne pas se laisser distancer par l'histoire, Hugo interrompt le manuscrit des Misères (qui deviendront Les Misérables) pour se lancer en politique. Il est élu parmi les rangs de la droite dans la première Assemblée nationale soumise au suffrage universel. Effrayé par les désordres révolutionnaires et les revendications socialistes, il soutient la candidature de Louis-Napoléon à la première présidence de la République française.

Mais au fil des lois, de plus en plus réactionnaires, Hugo passe petit à petit à gauche, jusqu’à devenir un des leaders de l'opposition au coup d'État que Louis-Napoléon organise en décembre 1851.

S'ensuit alors, pour lui, une période d’exil – à Bruxelles, à Jersey, à Guernesey – et d’intense créativité. Les Misérables paraissent en 1862 ; c'est un immense succès. On lit le livre jusque dans les tranchées de la guerre de Sécession, et Hugo s'affirme comme l'écrivain du peuple, à côté de Dickens. Le refus de revenir en France, malgré l'amnistie que lui accorde Louis-Napoléon Bonaparte, grandit un peu plus sa stature républicaine, dans une Europe qui voit monter les revendications nationalistes et démocratiques.

À la chute de Louis-Napoléon, en septembre 1870, défait par l'armée allemande, Hugo revient dans un Paris assiégé. Sa présence dans une ville privée de tout, aux côtés des troupes constituées à la hâte par le peuple de Paris, galvanise les combattants. Quand Bismarck, le Premier ministre allemand, accepte en janvier 1871 qu'une assemblée soit élue démocratiquement pour négocier les conditions de la paix avec lui, Hugo en fait partie, comme représentant de Paris. Mais il en démissionne quand il comprend qu'elle est dominée par les députés, ceux mêmes qui avaient trahi la République en 1848.

La guerre civile éclate en mars 1871 ; le gouvernement, constitué par l'assemblée et installé à Versailles, propose aux Allemands une capitulation. Le peuple de Paris la refuse : c'est la Commune, qui sera écrasée dans le sang en quelques semaines par les troupes allemandes, alliées au gouvernement de Versailles.
La IIIe République commence dans le sang et la division. Hugo appelle à l'amnistie pour les insurgés de la Commune. Ce sera son dernier combat, dont il n'obtiendra gain de cause que dix ans après, en 1881. Il deviendra alors le symbole de la République réconciliée et entrera au Panthéon à sa mort.