Dossier de presse
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Suite parentale

Quelle autorité pour mon enfant ? - EN DIRECT

SUITE PARENTALE
Quelle autorité pour mon enfant ?

Lundi 19 novembre à partir de 21h00 en direct                     

Après avoir abordé la délicate question du harcèlement scolaire lors de la première émission, le deuxième numéro de « Suite parentale », présenté en prime time et en direct par Agathe Lecaron et Benjamin Muller, s'interrogera sur les différentes formes d'autorité sur nos enfants, dans le cadre de la Journée internationale des droits de l'enfant, le 20 novembre.

Suite parentale propose une approche constructive : dire les choses, pas de tabous, aider à faire face, partager les bonnes pratiques et déculpabiliser les jeunes parents.
Grâce au direct, l’émission prendra le pouls en temps réel des réactions et des interrogations des parents via les réseaux réseaux. 

 

 

Suite parentale

 

Qui n’a jamais été confronté à un enfant désobéissant, incontrôlable, voire insolent ? Qui n’a jamais eu le « mauvais » réflexe de donner une fessée, de gifler ou d’insulter en retour son enfant, petit ou grand, puis de culpabiliser immédiatement ? Qui ne s’est jamais senti démuni, perdu, pour affirmer son autorité ?

Si l’article 19 des droits de l’enfant* est formel et n’autorise aucune forme de violence dans l’éducation des enfants, la réalité est plus complexe.

Ces violences perpétrées par les parents vis-à-vis de leurs enfants peuvent tout aussi bien être morales, verbales comme physiques. Elles ne se résument pas, en effet, à la fessée, même si cette pratique est devenue un symbole. Résultat, si personne ne va plus jusqu’à vanter les mérites du châtiment corporel, le fameux « droit de correction » est, lui, toujours reconnu par la jurisprudence ! Les députés vont prochainement tenter de légiférer, même si les Français sont réticents à toute forme d’intrusion du législatif dans leur sphère privée.

Mais plus qu’une loi, les parents ont besoin de solutions, de conseils pour faire face et répondre à des nombreuses questions :

  • Comment affirmer son autorité, donner un cadre sécurisant à son enfant, sans jamais avoir recours à ces violences éducatives ordinaires ?
  • Peut-on punir sans humilier ?
  • Comment réagir quand un enfant fait une colère au supermarché ?
  • Comment réagir quand un adolescent vous ignore, vous provoque et vous insulte ?
  • Que faire si je n’ai pas pu me contrôler et que j’ai giflé ou eu des mots qui blessent à l’encontre de mon enfant ?
  • A la maison, où commence la maltraitance ?
  • Je n’y arrive pas. Puis-je bénéficier d’un soutien à la parentalité ?

Fessées, gifles, injures, humiliations laissent des traces irréversibles dans le cerveau, martèlent les chercheurs en neurosciences. Il faut rester à l’écoute des émotions de l’enfant. Un postulat repris par le courant de « l’éducation positive » qui trouve ses adeptes en France, mais qui est de plus en plus décrié par les psys d’enfants. Peut-on éduquer sans conflits ? L’autorité bienveillante serait-elle un oxymore ? Pas si on en croit Françoise Dolto, tour à tour adulée, critiquée, mal comprise et désormais réhabilitée par ses pairs…

Résultat, les jeunes parents sont perdus. Certains suivent des stages de parentalité pour apprendre à se contrôler en cas de colère ou de stress et ne pas laisser partir le geste ou le mot qui fait mal…

Concept

La parentalité nous concerne tous, mais l’on se sent souvent bien seul face aux enjeux de l’éducation de nos enfants. Débordés par les obligations professionnelles, les courses à faire, les conflits pour éteindre les écrans et faire les devoirs…, les journées des parents modernes semblent parfois ingérables. Suite parentale propose une approche constructive : dire les choses, pas de tabous, aider à faire face, partager les bonnes pratiques et déculpabiliser les jeunes parents.

Grâce au direct, l’émission prendra le pouls en temps réel des réactions et des interrogations des parents. 

 

Les internautes pourront réagir en direct avec les hashtags : #suiteparentale #harcelement

Fiche technique

 

Présenté par Agathe Lecaron et Benjamin Muller 

Produit par Jérôme Caza pour 2P2L et France Télévisions

Productrice éditoriale Isabelle Tepper

Réalisé par David Celerse

90 minutes

 

Invités

1/ OSER

« Au secours mon enfant est insupportable ! »

Elodie Breton, 27 ans, technicienne de laboratoire

Une fille, Arya, 3 ans et demi

Arya, trois ans et demi fait sa loi à la maison. Depuis l’âge de ses 2 ans, la fillette est très autoritaire et ses parents commencent à être dépassés.

 

« J’ai 4 enfants et c’est compliqué ! »

Stefanie Maréchal, 37 ans, assistante maternelle à domicile 

4 enfants : Lucie et Manon, les jumelles de 10 ans ; Joyce (5 ans) et Nicolas (3 ans et demi)

D’origine allemande, Stefanie a grandi à Berlin. Elle dit avoir reçu une éducation classique, basée sur le respect, la confiance et l’honnêteté. A la naissance de ses jumelles, elle s’est arrêtée de travailler pour s’occuper pleinement de ses deux filles. Le père ayant des horaires compliqués, c’est Stefanie qui s’occupe du matin jusqu’au soir de ses enfants. Il y a 3 ans, elle a suivi une formation d’assistante maternelle à domicile. Cette formation lui a permis d’apprendre de nouvelles approches éducatives qu’elle a appliquées avec ces deux petits derniers. Pour autant, la vie avec 4 enfants est loin d’être une partie de plaisir.

 

2/ TEMOIGNER

« J’ai été élevé à la dure par mon père »

CHRIS LECONTE, 34 ans, un fils de 2 ans et demi

Les parents de Chris ont divorcé lorsqu’il avait seulement 1 an. C’est son père, alors militaire, qui obtient sa garde. Durant ses 6 premières années de vie, le jeune garçon est élevé par ses grands-parents, le père étant souvent absent. A ses 6 ans, Chris vit avec son père et sa première belle-mère. Une jeune femme plutôt douce et qui apporte du réconfort par rapport à son père, distant, froid, et intransigeant. Des gifles, des cris et des insultes régulières, Chris a tout subi jusqu’à la fin de son adolescence.Aujourd’hui, papa d’un fils de 2 ans et demi, c’est dans certaines méthodes de l’éducation bienveillante et dans l’amour qu’il élève son jeune enfant. Il prône avant toute chose la coopération et la négociation. Très marqué par son histoire familiale, Chris est aujourd’hui contre toute violence éducative ordinaire.

 

« J’ai été pro-VEO (violences éducatives ordinaires) et je suis anti-VEO aujourd’hui ! »

SOLENN EREAC, 32 ans. Maël 5 ans & Lise 2 ans

Elevée dans un climat de violences verbales avec une mère alcoolique, Solenn a élevé son fils ainé, Maël, sans empathie. En grandissant, et avant l’âge des Terrible 2, Maël a affirmé son opposition en développant des crises de pleurs, de ‘roulades par terre’. Solenn n’ayant pas les outils éducatifs pour y faire face, le réprimait par des cris stridents ; Un jour, elle prend conscience de la situation,et se tourne vers l’éducation bienveillante, s'intéresse aux Violences Educatives Ordinaires (avec Catherine Guegen) et à leurs conséquences sur le cerveau des enfants.  Elle a depuis, posé des règles de vie et un cadre à ses enfants, qu’elle élève dans le respect. Solenn est aujourd’hui investie dans une association StopOVEO pour faire de la prévention sur le terrain, et a décidé de changer de voix professionnelle : elle veut devenir ‘accompagnatrice en parentalité’.

 

3/ AGIR

Guillaume BRONSARD, Pédopsychiatre, professeur au CHU de Brest.

Contre le projet de loi sur la fessée

Il nous rappellera les stades de développement de l’enfant (moteur, intellectuel et affectif), et nous fera un point sur les connaissances cognitives. Il nous fera partager son point de vue sur l’autorité, la punition et la fessée. 

 

Aurélie CALLET, Psychologue clinicienne et coache familiale

Passionnée par l’univers de l’enfance et de l’adolescence, elle propose un échange de paroles aux familles, leur faisant apparaître la possibilité que la situation peut changer ; que les parents sont capables, en leur donnant quelques clés pratiques et en vulgarisant la psychologie, d’améliorer grandement leur quotidien.
Son objectif : redonner confiance aux parents et aux enfants.

 

Maud PETIT, Députée Modem du Val-de-Marne

Maud PETIT proposera, le 29 novembre à l’Assemblée Nationale, un amendement relatif à l’interdiction des Violences Educative Ordinaires (VEO) et aux châtiments corporels.
Cet amendement sera inscrit dans le Code civil, dans la partie réservée à l’autorité parentale. Maud Petit viendra nous relater son combat  politique : mettre fin aux VEO. D’origine martiniquaise, elle a eu droit à pas mal de fessées ‘c’est culturel chez nous !’, et en a aussi donné à son fils aîné !