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Collection Passion patrimoine

Des racines & des ailes : En remontant la Loire, de l’estuaire au Val d’Amboise

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  • Inédit

  • Mercredi 22 février à 20.55

Le pont de Saint-Nazaire, pris depuis le ciel

Pour ce nouvel inédit du magazine Des racines & des ailes, Carole Gaessler invite les téléspectateurs à survoler, voguer sur ou arpenter les rives de la Loire, depuis l’océan Atlantique jusqu’aux portes de la Touraine.

C’est un fleuve majestueux, vivant, dont les rives opposées offrent bien souvent de saisissants contrastes. Et le plus long de France, aussi. Après avoir parcouru 1 006 kilomètres, il se jette dans l’océan Atlantique, aux portes de Saint-Nazaire. On a souvent dit de la Loire qu’elle était un fleuve sauvage, et on pourrait le croire, tant, par endroits, elle semble maîtresse de ses actes, refusant de se laisser dompter par l’homme, profitant des marées, des courants, des crues, des bancs de sable ou de grandes périodes de sècheresse pour signifier sa « liberté ». D’ailleurs, il n’est qu’à découvrir les images tournées pour ce nouvel inédit de Des racines & des ailes pour s’en laisser convaincre.
En prenant La Loire à rebrousse-poil, depuis son estuaire jusqu’à Amboise, se dessinent des pans de notre histoire, de notre culture et de ce lien indéfectible qui nous lie à elle. Car, pendant longtemps, ses voies navigables permirent aux commerces, aux ports et aux villes de prospérer, aux échanges de se faire. Certains plus louables que d’autres. Ainsi, le port de Thourail, dans le Maine-et-Loire, fut, entre le XVIe et le XIXe siècle, une place forte commerciale qui pouvait accueillir une centaine de bateaux. Des marchands européens venaient y quérir de la pierre de tuffeau ou encore du vin. Pellerin, en Loire-Atlantique, fut aussi au XIXe siècle un port incontournable. Les plus gros navires qui remontaient le fleuve en direction de Nantes avaient pour obligation d’y décharger leurs marchandises dans de plus petits, capables de se frayer une voie dans des passages plus étroits. Certains trajets aussi s’y faisaient et se font encore. Des bacs la traversent du côté de Couëron. Jusqu’en 1970, les villageois de l’estuaire pouvaient emprunter l’un des huit roquios faisant la navette entre leurs villages et Nantes. Un bateau-hôtel, doté de deux roues à aubes latérales et conçu par les chantiers de Saint-Nazaire, propose même d’en emprunter une partie. Dans le Saumurois, c’est sur une toue cabanée – un bateau à fond plat – que Jean-Maurice Belayche emmène ses hôtes en excursion.
Il est des lieux qui se méritent, à l’abri des regards, qu’on peut apercevoir en la survolant ou en y naviguant. D’anciens bras asséchés par l’homme, comme ce fut le cas à Nantes jusque dans les années 1930. Des demeures construites par de riches armateurs ou de nobles seigneurs. Le château de Montsoreau, dont les fondations siègent au fond du fleuve, ou encore les marais de l’estuaire où certains éleveurs font paître leurs troupeaux à marée basse.
La Loire reste, enfin, indissociable des cultures qui l’entourent autant que des mets ou des vins qu’elle a su sublimer. Même ses poissons pêchés jusque sous les ponts de Tours semblent mériter le détour. Et ce n’est pas une halte chez un vigneron bio de Touraine, à la distillerie Combier ou sur un marché d’Amboise, qui nous fera dire le contraire...

C.R.

  • Vue aérienne de la Loire

    Troisième Oeil Productions
    Vue aérienne de la Loire
  • Vue sur le château de Chaumont depuis la Loire

    Troisième Œil productions
    Vue sur le château de Chaumont depuis la Loire
  • Vue sur la Loire

    Troisième Œil productions
    Vue sur la Loire
  • Photo aérienne du château de Langeais

    Troisième Œil productions
    Photo aérienne du château de Langeais