Communiqué du 03 mars 2020

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NOTRE TRAIN QUOTIDIEN

Jeudi 30 avril à 22.55

Notre train quotidien

Inédit

france 3

Notre train quotidien

Les documentaires de « La Ligne bleue » racontent celles et ceux qui, au cœur de nos territoires, s’engagent, se battent, partagent des combats et des rêves. Engagés ou simples acteurs d’autres possibles, leurs combats sont personnels ou collectifs. Leur échelle est locale, du jardin aux champs cultivés, de l’atelier à l’usine, du village à la ville, mais leur optimisme résonne en chacun de nous ! Ils nous inspirent et nous émeuvent.

 

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Résumé

On l’appelle le train des Alpes. Depuis 150 ans, il serpente entre Grenoble et Gap. Spectaculaire, mais déficitaire, il est menacé. Notre train quotidien raconte le combat pour sauver la ligne. Rentabilité contre mobilité, gestionnaires contre usagers : qui va l’emporter ?
D’une séquence à l’autre, de nouveaux passagers montent à bord et racontent « leur » train.

Il y a Bianca, qui travaille à Grenoble : le train lui permet de vivre en pavillon, à la campagne.
Lionel, lui, est un militant aguerri, qui invente des actions choc pour défendre la cause du train : irruption à la direction de la SNCF, déshabillage sur les voies…
À 72 ans, Nicole ne conduit plus. Elle a besoin du train pour rester active : aller chez le coiffeur ou voir ses petits-enfants.
C’est aussi le cas de Oualid, qui se remet d’un grave accident et regagne de l’autonomie grâce au train.
Quant à Joseph-Emmanuel, il mène une double vie : la semaine au travail à Lyon, le week-end en famille dans les Hautes-Alpes. Un nomadisme heureux, rendu possible par le « Grenoble-Gap ».

Bianca, Lionel, Nicole, Oualid et Jospeh-Emmanuel : ce « peuple du train » espère que la ligne restera ouverte. Mais la SNCF a prévenu : si des travaux ne sont pas financés, la fermeture interviendra en 2020…

 

Note d'intention d'Emmanuel Corre et Pierrick Morel

C’est un train que nous avons toujours pris. Enfants, pour des vacances. Adolescents, pour des randonnées. Adultes, pour rendre visite à nos familles. Pour des natifs du Dauphiné, le train des Alpes fait partie du paysage. Aussi, quand les menaces se sont précisées sur la ligne Grenoble-Gap, nous avons naturellement pris notre caméra et nos micros.
Au départ, le combat était inégal et incertain. La vitalité des défenseurs du train crevait l’écran, mais ils n’étaient pas certains de faire le poids. Mois après mois, saison après saison, l’horizon devenait plus obscur. Nous avions parfois l’impression de filmer la chronique d’une fermeture annoncée.

Sans en connaître encore la fin, nous voulions un film tourné à hauteur d’hommes, au plus près des usagers. Ce vaillant petit train fabrique du lien social. C’est une ligne de vie.
Et c’est une ligne belle, jetée avec hardiesse par-dessus les montagnes. Un vrai morceau de patrimoine, auquel enfants du pays, nous voulions rendre hommage.
Vinrent les gilets jaunes. Contre toute attente, les astres s’alignèrent et la ligne fut sauvée.

Notre film se terminait par un happy end… Bianca, Lionel, Nicole, Oualid ou Joseph-Emmanuel l’avaient bien mérité. Gageons qu’ils sauront redonner de l’espoir aux amoureux du service public. Ce film est le leur.

 

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