SPEAKERINE

Juillet 1962. Christine Beauval, speakerine vedette de la RTF, est une femme comblée qui mène de front sa vie d’épouse et de mère, ainsi qu'une carrière professionnelle ambitieuse. Mais, sous les projecteurs, au moment où elle doit prendre la parole, son corps bascule soudain, ensanglanté.

Quelques jours plus tôt, son mari Pierre a été nommé responsable Mondovision par son ami Éric Jauffret, ministre de l’Information. Cet évènement doit révolutionner les télécommunications, grâce à une liaison satellite entre la France et les États-Unis.

La promotion de Pierre Beauval va complètement bouleverser la famille. Darnet, le directeur de la RTF, ne décolère pas car il voulait ce poste ; il se venge sur Christine Beauval en lui refusant de produire un nouveau magazine féminin.

À Christine, qui lui reproche de faire passer ses ambitions professionnelles avant les siennes, Pierre rétorque qu’elle doit avant tout assumer ses fonctions de mère et d’épouse… Ils ignorent tous deux que leur fille de 17 ans, Colette, a une liaison avec Jauffret.

Cette dernière se laisse entraîner par sa meilleure amie Marylou à une soirée, qui s’avère être une partie fine.

Le lendemain, le corps de Marylou est retrouvé sur un terrain vague : elle a été violée avant d’être assassinée.

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On découvre que le buste sanglant de Christine dans le studio n’était qu’une mise en scène macabre. Christine est effondrée… Pourquoi est-elle une cible ? Jalousie ? Vengeance professionnelle ? Cherche-t-on, à travers elle, à atteindre son mari proche de De Gaulle ?

Son amie Michèle, directrice des programmes, lui montre des courriers d’injures et d’insultes qui lui sont adressés depuis quelques mois. Pourquoi suscite-t-elle tant de haine ?

Christine se souvient d’un machiniste de la RTF qui l’avait harcelée quelques années auparavant et qui avait été renvoyé par sa faute. Elle décide d’aller le voir. Son ami, le journaliste Philippe Lefebvre, l’accompagnera.

Sa fille Colette, totalement dévastée par l’assassinat de son amie Marylou, avoue à sa mère qu’elles étaient ensemble à cette soirée libertine et qu’elle y a croisé Éric Jauffret. 

Avec stupeur, Christine découvre la liaison de sa fille avec son meilleur ami. Elle ordonne à Éric de cesser tout contact avec sa fille mineure et de vingt-cinq ans sa cadette.

Le fils de Christine et Pierre Beauval, Jean-Claude, décide de s’engager dans l’OAS pour venger ses deux amis torturés et assassinés en Algérie, mais aussi pour s’opposer à son gaulliste de père.

Au quai des Orfèvres, le commissaire Jarrel reçoit l’ordre du ministère de l’Intérieur de conclure au plus vite l’enquête autour de la mort de Marylou, car plusieurs membres du gouvernement étaient présents à la fameuse soirée. Il faut à tout prix éviter le scandale d’État, d’autant que la délégation américaine pour la Mondovision vient d’arriver à Paris.

Accompagnée de Philippe, Christine se rend chez Marcel Lindet, le machiniste qui l’avait harcelée, pour lui demander des explications. Mais, lorsqu’ils entrent chez lui, ils découvrent son cadavre, la tête perforée par une balle.

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Christine et Philippe sont arrêtés pour le meurtre de Marcel et traités comme des meurtriers. Au bout de quelques heures, le suicide de Marcel Lindet étant avéré, le commissaire Jarrel relâche Christine tout en demandant insidieusement à Pierre de mieux surveiller sa femme.

Darnet profite du retard de Christine pour la menacer de renvoi et lui annonce que c’est désormais la jeune, belle et fraîche Isabelle qui effectuera une partie de ses annonces.

Christine soupçonne Pierre d’avoir une aventure avec la jolie Nancy, de la délégation américaine. Elle quitte la maison et dort à l’hôtel pour la première fois en vingt-cinq ans de mariage.

Jarrel, suivant les ordres du ministère de l’Intérieur qui veut étouffer l’affaire, inculpe un jeune autiste d’origine algérienne du meurtre de Marylou Fantin.

L’inspecteur Rubereau, second de Jarrel, prévient Philippe de l’erreur judiciaire et le presse de mener l’enquête en tant que journaliste.  

Philippe propose à Christine de rencontrer la mère du jeune garçon, une rapatriée d’Algérie, seule et désemparée face à la police.

Philippe et Christine sont certains que Mohammed Attoun n’a pas tué Marylou, mais qu’il fait un coupable idéal en ces jours tourmentés de juillet 1962.

Ils se rendent au manoir où a eu lieu la soirée fatale et, alors qu’ils sont en planque, arrive Darnet qui vient manifestement pour payer le gardien. Aurait-il un lien avec l’organisation des parties fines et l’assassinat de la jeune Marylou ?

Colette est enceinte de Jauffret, seul son frère Jean-Claude est au courant. Il l’aide à trouver un lieu d’avortement clandestin. Après avoir accompagné sa sœur, il est kidnappé en pleine rue.

Rentrée chez elle, Christine reçoit un télégramme. Elle s’effondre à sa lecture...

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Christine, furieuse, traverse les couloirs de la RTF à la recherche de Darnet. Elle est licenciée de la RTF ! C’était l’objet du télégramme…

Son mari Pierre et son ami Éric étaient au courant et aucun n’a cherché à la sauver, au contraire : tous semblent vouloir se débarrasser d’elle.

Trahie par son propre mari, elle est consolée par Philippe avec lequel elle passe la nuit.

De retour à la RTF, Christine enferme la jeune Isabelle et réussit à court-circuiter l’antenne pour faire une dernière annonce en direct : dire adieu à ses chers téléspectateurs et expliquer les raisons de son limogeage.

Peu après, elle menace Darnet de révéler sa participation aux soirées libertines s’il ne la réintègre pas immédiatement.

Jean-Claude, qui a été interrogé sans ménagement sur ses liens avec l’OAS sans rien révéler, vient de réussir le test et va se voir confier une mission.

Christine quitte la maison familiale et s’installe chez Philippe. Pierre réalise alors qu’il ne veut pas la perdre, mais Christine reste ferme, elle n’aime plus sa vie avec lui et a besoin de liberté.

De son côté, Jauffret est obligé de démissionner : Darnet menace de parler, le gouvernement est au bord de l’explosion.

Jean-Claude exécute sa première mission : il dépose une bombe dans un restaurant parisien. Depuis la voiture de l’OAS, il voit Jauffret entrer dans le restaurant suivi de près par… sa mère ! Il hurle et veut sortir, mais il est trop tard ! La bombe explose, assourdissante…

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Pierre Beauval et Philippe Lefebvre réalisent que Christine était avec Jauffret sur le lieu de l’attentat. Jauffret a été tué et Christine reste introuvable. Pierre et Philippe font front commun pour essayer de la localiser. Hôpitaux, commissariat… Leurs recherches restent vaines.

Jean-Claude, qui a failli faire échouer l’attentat, est condamné à mort par l’OAS.

Colette est dévastée par la mort de l’amour de sa vie et père de son enfant à naître.

Christine erre dans Paris, choquée mais en vie. Elle se réfugie chez Michèle qui prévient Pierre et Philippe. En apprenant la mort de son ami Jauffret, elle fonce  retrouver Colette qui lui apprend qu’elle attend un enfant de lui.

Christine attend avec anxiété le retour de Pierre pour lui apprendre la grossesse de Colette et l’identité du père. Furieux, il reproche encore une fois à Christine d’avoir préféré travailler plutôt que d‘élever dignement ses enfants.  

Christine se remet difficilement de l’attentat. Elle promet à Lucette Attoun qu’elle sauvera son fils de la guillotine.

Le chef de Jean-Claude ne se résout pas à le tuer et lui propose de disparaître définitivement en s’engageant dans la Légion.

Jean-Claude annonce tristement son départ, à la grande fierté de son père mais au désespoir de sa mère et de sa sœur.

Isabelle, la jeune speakerine qui entretient une liaison avec Darnet, propose à celui-ci de faire tomber le couple Beauval : elle veut éliminer définitivement Christine et devenir la speakerine vedette de la RTF.

Après une très violente dispute avec ses parents, Colette – persuadée que sa mère veut l’obliger à avorter – se rend chez Isabelle qui l’accueille à bras ouverts… Mais quand elle se réveille le lendemain matin, elle est solidement attachée à son lit, prisonnière d’Isabelle.

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Les Beauval sont très inquiets de la disparition de leur fille, persuadés qu’elle a fugué, mais Pierre doit partir en Bretagne pour préparer la Mondovision. Christine cherche Colette en vain. L’inspecteur Rubereau, qui a alerté Christine et Philippe de l’enquête bâclée sur le jeune Mohammed, affronte sa hiérarchie et menace de faire éclater le scandale ; il ne sera pas responsable de la condamnation d’un innocent à la guillotine.  

Dans le radôme de Pleumeur-Bodou, Pierre reçoit un appel : Colette est retenue en otage, si la Mondovision n’est pas arrêtée, elle sera exécutée.

Colette, toujours captive, se rend compte qu’Isabelle est complètement folle. Armée d’un revolver, elle se grime, imite sa mère et se dit prête à tout pour protéger Colette et son enfant, même si elle doit faire usage de la force…

Darnet est limogé par le ministre car trop encombrant ; il ne sera jamais ministre de l’Information !

Pierre, qui veut sauver sa fille, tente de saboter les installations de l’émetteur, mais Nancy le voit et le neutralise.

À la RTF, Isabelle révèle à Darnet son plan pour qu’ils remplacent tous les deux les Beauval au sommet…
Christine s’apprête à annoncer la Mondovision. Elle sait que si la liaison fonctionne, sa fille est condamnée à mort...