Laurence Boccolini et Stéphane Bern

Heureux de vous retrouver, et dans un contexte moins contraignant que l’an dernier ?

Stéphane Bern : Heureux de retrouver la présentation de l’Eurovision avec Laurence Boccolini, heureux de retrouver la ville de Turin où j’ai eu la chance de tourner une escapade turinoise qui sera diffusée en amont de l’Eurovision et, enfin, heureux que cette fête européenne de la musique se déroule dans un contexte sanitaire apaisé, moins contraignant et plus festif avec un public nombreux.

Laurence Boccolini : Oui, ouf ! Il est vrai que Rotterdam était un excellent souvenir mais nous étions très, très confinés dans nos chambres d’hôtel et dans le stade. Nous avons quand même fait de belles rencontres. Et je suis sûre que Turin, ce sera génial ! Et puis l’Italie, c’est un peu chez moi, alors…

Que pensez-vous du groupe Alvan & Ahez, auteur et interprète de leur titre « Fulenn » ?

S. B. : Indubitablement, Alvan & Ahez ont marqué la sélection d’Eurovision France, C'est vous qui décidez ! cette année. C’est un mélange réussi entre l’univers électro d’Alvan et les sonorités traditionnelles d’Ahez. C’est un pari audacieux pour la France d’être représentée à Turin avec la chanson Fulenn en breton, mais je veux croire que nos cousins celtes irlandais, britanniques et autres seront sensibles à cette chanson. Ils avaient la mise en scène la plus spectaculaire, plaisant à la fois au public et au jury, ce qui est assez rare.

L. B. : Je suis ravie que les Français aient voté pour ce groupe, j’adore leur énergie et j’étais fan dès la première écoute ! Étant une énorme fan de musique celtique, je suis vraiment heureuse ! Je serai à fond avec eux à Turin pour les soutenir (ils m’ont promis de m’apprendre quelques pas de danse !).

N’est-ce pas difficile de succéder à Barbara Pravi ?

S. B. : Il est toujours difficile de passer après une artiste reconnue comme Barbara Pravi, qui, en plus, a offert à la France une 2e place à l’Eurovision. C’est certes un pari risqué, mais si on regarde les derniers groupes ou chanteurs récompensés à l’Eurovision, tels que Salvador Sobral en 2017 ou le groupe italien Måneskin l’an dernier, les vainqueurs ont toujours été atypiques et on ne les attendait pas... Et c’est le cas d’Alvan & Ahez. 

L. B. : On ne peut pas éternellement vivre dans l’ombre du prédécesseur, mais c’est une pression énorme.

Savez-vous si des concurrents font déjà office de favoris ?

S. B. : Grâce aux Eurofans que je suis sur les réseaux sociaux, on a déjà quelques indications ou tendances de ce qui plaît en Europe. Italie, Espagne, Royaume-Uni semblent bien placés dans les pronostics mais le groupe Alvan & Ahez se classe aussi aux premières places.
 

L. B. : Bien sûr ! Il y a les bookmakers qui donnent chaque jour les favoris, ceux qui gagnent quelques places et ceux qui en perdent. Tout cela n’est que théorique puisque les bookmakers ont souvent tort, et heureusement ! L’année dernière, Malte était donnée gagnante et de loin ! Et puis il y a mes préférences et mes petites intuitions… Il y a aussi les grosses surprises que personne ne prévoit ! C’est la magie de l’Eurovision !

En quoi cette 66e édition doit-elle célébrer plus que jamais l’union de l’Europe sur une même scène de spectacle ?

S. B. : À l’heure où l’Europe traverse la terrible épreuve qu’est la guerre à ses frontières, avec l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes, il est plus que jamais important de célébrer ce qui rassemble les Européens plutôt que ce qui les divise. Il faut évidemment protéger l’Eurovision de toute ingérence politique mais je comprends la décision de l’UER d’avoir interdit le concours à la Russie et j’admire le courage du groupe ukrainien Kalush Orchestra de venir à Turin. Je ne cesse de rappeler que l’Eurovision est le 2e événement en Europe qui réunit le plus de téléspectateurs juste après l’Euro de football.

L. B. : Les événements font que nous sommes tous témoins de choses atroces envers un pays qui est dans nos cœurs. C’est une célébration de la musique mais aussi de l’amitié et de la solidarité ! Même si l’Eurovision est une institution qui se garde de faire de la politique, nous sommes très marqués par ce qu’il se passe et nous n’écouterons pas l’Ukraine chanter de la même façon. 

Ludovic Hurel
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