Sage Femme

Sage Femme

En VOD le 26 juillet & en DVD, Blu-Ray le 23 août

Sage Femme

Claire est la droiture même. Sage-femme, elle a voué sa vie aux autres. Déjà préoccupée par la fermeture prochaine de sa maternité, elle voit sa vie bouleversée par le retour de Béatrice, ancienne maîtresse de son père disparu, femme fantasque et égoïste, son exacte opposée.

Sage Femme était présent en Hors Compétition au Festival du Film de Berlin et a été récompensé par le Swann d'Or du meilleur film au Festival du Film de Cabourg.

Visuel 3D

 

 

Visuel 3D BLURAY
    ENTRETIEN

    Avec Martin Provost

    Photo entretien

     

    Comment est venue l’idée de raconter l’histoire d’une sage-femme ?
    J’ai moi-même été sauvé à la naissance par une sage-femme. Elle m’a donné son sang et m’a ainsi permis de vivre. Elle a fait cela avec une discrétion et une humilité incroyables. Quand ma mère m’a raconté la vérité sur cette histoire, c’était il y a un peu plus de deux ans, je suis immédiatement parti à sa recherche, sans même savoir son nom. J’ai donc décidé de lui rendre hommage à ma façon et de lui dédier ce film, et à travers elle, de le dédier à toutes ces femmes qui oeuvrent dans l’ombre, vouant leur vie aux autres, sans jamais rien attendre en retour
    [...]. J’ai donc rencontré pas mal de sages-femmes, et c’est ainsi que s’est progressivement dessinée l’histoire de Claire. Je souhaitais à la fois montrer une sage-femme en prise avec la réalité de son époque mais aussi une femme à un moment charnière de sa vie.

    Claire est un personnage à la fois complexe et rigide…
    C’est une femme engagée qui vit pour les autres. Elle a des principes et des valeurs qu’elle se refuse à abandonner et c’est tout à son honneur. Professionnellement, elle n’accepte pas ce que la société veut lui imposer. La petite maternité où elle a toujours travaillé est sur le point de fermer au profit d’une “usine à bébés“ comme il s’en ouvre de plus en plus, établissements où le rendement a tendance à se substituer à l’humain. Claire refuse le poste qu’on lui propose, elle refuse le compromis. Elle est comme ça. Une femme entière qui sait la valeur de son expérience, du rapport à l’autre. Elle agit avec la même conviction dans sa vie personnelle [...]. L’irruption de Béatrice dans sa vie va changer la donne.

    Béatrice est l’exacte opposée de Claire à tel point qu’il est difficile de ne pas penser à La Cigale et la Fourmi quand on les voit ensemble. Cette référence est-elle intentionnelle ?
    Oui. J’assume totalement cette référence. Pour moi, le film est une fable, mais une fable plus douce que celle de La Fontaine, que je trouve terrifiante, une fable dans laquelle j’essaie de dire que nous nous devons tous d’être à la fois un peu cigale et fourmi. Tout oppose Claire et Béatrice, mais peu à peu, cette opposition devient source de complémentarité, d’échange, de sagesse. J’ai très peur des conflits et pourtant, on ne peut pas toujours passer outre, ils permettent de rencontrer l’autre dans sa différence.

    Catherine Frot et Catherine Deneuve sont réunies pour la première fois à l’écran. Comment avez-vous imaginé cette rencontre ?
    C’était une évidence. J’ai écrit ce film pour elles deux et Olivier Gourmet. J’avais déjà sollicité Catherine Frot pour jouer Simone de Beauvoir dans “Violette“, mais elle avait refusé le rôle. Elle est revenue vers moi après avoir vu le film en me disant qu’elle regrettait. Sa franchise m’a ému, je l’ai gardée en tête.
    Et quand l’idée du film est née, je l’ai vue, comme je vous vois, penchée en avant sur moi dans sa blouse rose, comme si elle était en train de me mettre au monde. A partir de là, tout s’est fait très naturellement.
    Qui d’autre que Catherine Deneuve pouvait incarner Béatrice ? Son existence seule me rend heureux. Elle semble au-dessus des lois.

    Sage Femme est une vraie comédie dramatique entre sourires et larmes. Après vos trois précédents films qui étaient clairement des drames, vous aviez besoin de faire entrer un peu de légèreté dans votre cinéma ?
    D’abord, à la différence de mes autres films, j’ai écrit seul. J’avais besoin d’entrer totalement dans mon propre univers qui est peut-être plus fantaisiste que je ne voulais bien me le dire. Peut-être que “Où va la nuit“ et “Violette“ s’apparentent à des zones d’ombre et de douleur que j’ai assez explorées. Vraiment, je crois que Sage Femme correspond à ma nature profonde. Je suis quelqu’un d’excessivement joyeux et désespéré à la fois.

     

    BANDE ANNONCE

    Bande Annonce

    LA PRESSE EN PARLE ! 

    Le duo virtuose donne au film son relief et sa densité. - Le Parisien

    La délicatesse qui porte tout le film n'est jamais soulignée. Mais elle entoure d'affection les personnages et leurs interprètes, particulièrement, bien sûr, les deux Catherine. Elles sont tout à la fois romanesques et vraies, plus natures et plus brillantes que jamais. - Télérama

    Réunies pour la première fois à l'écran, les deux comédiennes nous embarquent dans cette fable humaniste et tendre. Une jolie ode à la vie et à la liberté. - Femme Actuelle

    C’est beau de les voir s’affronter, s’apprivoiser, s’émouvoir… Un bel hymne au courage des femmes. - Le Journal du Dimanche

    Une comédie douce-amère à savourer pour son trio gagnant. - Les Fiches du Cinéma

    "Sage Femme" fait preuve d'une réelle acuité documentaire [...] et parvient à tenir un discours nuancé sur la question de la précarité. [...] Fantasque et mordante, Catherine Deneuve excelle en trublion glamour. - Les Inrockuptibles