Communiqué du 09 avril 2019

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MARIE DRUCKER

Entrée en matière

Apocalypse – La Première Guerre mondiale

Lundi 6 mai à 21.00

france 4
Entrée en matière

Apocalypse - La Première Guerre mondiale

Le brevet et le baccalauréat arrivent à grand pas ! Et, pour aider les élèves à préparer leurs examens, France 4 et France.tv éducation, la plateforme éducative gratuite, proposent un nouveau rendez-vous de documentaires, « Entrée en matière », présenté par Marie Drucker chaque lundi à 21 heures. Elle proposera aux élèves des clés de lecture pour les aider dans leurs révisions. La Première, la Seconde guerre mondiale, l’après-guerre... seront traitées au fil des semaines.

Ce soir, place à la Grande Guerre au programme de troisième avec le documentaire exceptionnel Apocalypse, la Première Guerre mondiale. 

Réalisé par Isabelle Clarke et Daniel Costelle, ce programme retrace, en 5 épisodes, l'histoire de la guerre totale qu'a été la Grande Guerre. Découvrez ce qui a mené l'Europe puis le monde au conflit armé, le quotidien dans les tranchées, la vie à l'arrière du front et le rôle des gouvernants dans cette guerre à travers cette sélection d'extraits. 

Apocalypse WWII

 

Episode 1 : Furie 

11 novembre 1918. 11 heures du matin. Soudain, c’est le silence. Le soldat canadien George Price vient de tomber. C'est l’un des derniers tués d’un immense carnage qui a fait près de 10 millions de morts chez les militaires, 9 millions chez les civils et 21 millions de blessés. Comment en est-on arrivé là ? Quelle est l’origine de cette furie qui va s’emparer du monde pendant quatre ans et qui va ruiner les pays et provoquer la chute de plusieurs empires ? En ce début de XXe siècle, en Europe, c’est encore la Belle Époque. Mais, le 28 juin 1914 à Sarajevo, l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, est assassiné. Cet événement met le feu aux poudres des vieilles rancœurs nationales et patriotiques des monarchies européennes. Les grands industriels préfèrent sans doute le conflit armé à celui, larvé, qui monte dans la classe ouvrière. Quelques semaines après l’attentat de Sarajevo, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie et active ainsi le jeu des alliances entre États. Le départ des troupes au combat est le miroir d’une inconscience collective qui pense que la guerre va être courte et glorieuse. En août 1914, les Allemands ne sont pas loin de Paris. Leur victoire semble proche, et l’enthousiasme devient peur. 

 

Episode 2 : Peur 

27 août 1933. Prusse orientale. Hitler et Goering, anciens combattants de 14-18, rendent hommage au maréchal von Hindenburg, dans le cadre démesuré du monument dédié à la bataille de Tannenberg. Hitler dit : « Tannenberg est un symbole. C’est là, en 1914, que s’est joué le destin de l’Allemagne. » Pour Hindenburg, cette bataille a été, vingt ans plus tôt, le moment le plus important de son existence et de la Première Guerre mondiale. Alors que les Russes avancent en territoire prussien, provoquant l’exode des populations allemandes qui fuient la zone des combats, Hindenburg les arrête à Tannenberg. À l’ouest, la percée allemande est stoppée, in extremis, par les Français lors de la bataille de la Marne. Après que chaque armée a essayé, en vain, de déborder l’adversaire, le front occidental se fixe et s’enterre de la mer du Nord à la Suisse. Plus au sud, Italiens et Turcs (alors Ottomans) entrent aussi dans le conflit. Les alliés britanniques et français font alors appel à leur empire : Canadiens, Australiens, Néo-Zélandais, Sénégalais, Marocains, Algériens et Annamites s’engagent dans la guerre. L’embrasement est maintenant mondial. L’hémorragie semble inéluctable. Les champs de bataille sont un véritable enfer.

 

Episode 3 : Enfer 

Septembre 1915. Des millions d’hommes sont pris dans le piège d’une guerre immense. Des tranchées de France aux montagnes italiennes ou des Balkans, jusqu’aux portes de l’Orient, l’Europe entière s’est enflammée. Nouvelles armes, nouvelles défenses, la guerre est désormais industrielle et chimique. Les combats atteignent une violence jusque-là inconnue. L’artillerie pilonne. Les attaques se font au gaz, aux lance-flammes, aux shrapnels, mélange de poudre et de billes de plomb qui fracassent les visages et les corps. Les assauts sont terrifiants, suicidaires. Des orages d’acier brisent les tympans et rendent fous les soldats. Les blessures sont affreuses, les conditions de vie et d’hygiène dans les zones de combat sont catastrophiques, les épidémies font des ravages… C’est l’enfer. En France, en février 1916, les Allemands lancent une grande offensive sur Verdun. Les Français tiendront coûte que coûte. Dans la Somme, la bataille la plus sanglante de la guerre commence le 1er juillet 1916. En quelques heures, l’armée britannique perd 30 000 hommes. Cinq millions d’hommes sont déjà morts en seize mois. Mais, pour les grands chefs, le coût humain et matériel est si élevé qu’il faut que l’ennemi paie et que la guerre continue. Comment arrêter cette folie ? Comment mettre fin à cette rage ?

 

LUNDI 6 MAI À 21.00 

Épisode 4 : Rage

L’état-major allemand commet une faute stratégique qui va changer le cours du conflit : avec sa « guerre sous-marine à outrance », il a décidé d’attaquer tous les navires présents en Atlantique, y compris les bateaux américains. Résultat : le 6 avril 1917, les États-Unis entrent en guerre et, en juin, les premières troupes du général Pershing débarquent en France. Un mois plus tard débute, en Belgique, la bataille de Passchendaele, qui voit la première utilisation par les Allemands du « gaz moutarde ». Sous une pluie torrentielle, des milliers de soldats britanniques se noient dans une mer de boue. C’est un nouvel échec.

 

Épisode 5 : Délivrance 

En octobre 1917, à Caporetto (Italie), les Italiens subissent une sévère défaite face aux Austro-Hongrois et aux Allemands. En Russie, Lénine déclenche un coup d’État : c’est la révolution d’octobre. Les Russes et les Allemands fraternisent. Ces derniers veulent en finir avec la France avant que l’Amérique entre en jeu. Ils concentrent leurs forces sur le front occidental. En trois jours, ils sont à 20 km de Paris. Mais en juillet 1918, grâce aux renforts américains, les grandes offensives allemandes sont tenues en échec.