Ma vie de courgette
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Ma vie de courgette

Maintenant disponible en VOD, DVD et Blu-ray

Ma vie de courgette

César 2017 du Meilleur Film d'Animation et de la Meilleure Adaptation

Cristal du meilleur long-métrage et prix du public au festival international du film d’animation à Annecy en 2016

 

 

Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas même, être heureux.

DVD

BR

 

Les contes sont cruels, Ma Vie de Courgette ne l’est pas. Le projet a la tendresse et la force des récits initiatiques, engagé dans un monde qui
existe, le nôtre, celui des enfants à qui s’adresse le film
. - Céline Sciamma, scénariste

Interview

Entretien avec Claude Barras

Courgette

La thématique

J’ai tenu à adapter ce roman car je voulais faire un film pour les enfants qui leur parle de la maltraitance et de ses remèdes dans le monde d’aujourd’hui. Un film de divertissement où l’on rit et où l’on pleure, mais surtout un film résolument engagé, qui se passe ici et maintenant, qui raconte la force de résilience d’un groupe d’amis et qui prône l’empathie, la camaraderie, le partage, la tolérance.

Dans le cinéma contemporain, le foyer est classiquement mis en scène comme le lieu de la maltraitance et le monde extérieur comme le lieu de la liberté (Les 400 Coups, Les Choristes). Dans Ma Vie de Courgette, le paradigme est renversé : la maltraitance est subie dans le monde extérieur et le foyer est le lieu de l’apaisement et de la réparation. C’est ce qui rend ce récit classique et moderne à la fois. 

Au sortir d’un stage d’immersion dans un foyer d’accueil, il m’a semblé important de traiter la thématique de l’adoption avec le plus grand soin, car elle se trouve au coeur des rapports que ces enfants en mal d’affection entretiennent avec le monde des adultes. J’ai mis en scène l’adoption sous deux de ses formes modernes : la famille d’accueil et le droit de garde. Selon la maturité des enfants et les motivations des adultes, l’adoption y est présentée comme un risque de renouer avec le cycle destructeur de la maltraitance ou comme la possibilité de se réconcilier avec le monde. L’image de la famille recomposée me semblait aussi particulièrement importante à valoriser dans notre société où la structure familiale a pris des formes multiples.

Le scénario

De par sa description parfois explicite de la violence subie par des enfants, le roman Autobiographie d’une Courgette s’adresse plutôt aux jeunes adultes et aux parents. En l’adaptant en film d’animation, je souhaitais élargir le public aux plus jeunes. 

Après un premier travail de défrichage et d’écriture assez long, mes producteurs m’ont proposé de travailler avec Céline Sciamma. Je fus, bien sûr, tout de suite très enthousiaste. J’avais pu voir Tomboy quelques mois auparavant et j’avais adoré le film. Nous nous sommes donc rencontrés régulièrement pour échanger nos idées, et, très vite, en évitant l’écueil du journal intime que l’adaptation nous tendait, Céline a su donner au scénario une réelle structure, très classique et rigoureusement articulée. Elle a également su doser l’équilibre subtil entre humour et émotion, aventure et réalisme social. La réussite de ce scénario tient aussi beaucoup dans le traitement très délicat de ses personnages, évoquant subtilement les noirceurs du passé pour mieux les chasser à la lumière des amitiés naissantes dans le présent.

Les choix esthétiques 


Hergé affirmait que plus le style graphique d’un visage est simplifié, plus le spectateur peut y projeter ses émotions et s’identifier avec lui. C’est aussi ma conviction et ma pratique de l’animation de marionnettes n’a pas pour ambition de reproduire le réel, mais bien de proposer aux spectateurs une «réalité décalée». En confrontant les voix très naturalistes à l’esthétique très stylisée des personnages, j’ai aussi tenté d’insuffler dans l’univers du film quelque chose de l’écriture particulièrement poétique de Gilles Paris. La clef de cet univers réside dans le regard des personnages. Leurs immenses yeux, grands ouverts sur le monde, font la part belle à l’émotion et à l’empathie. 

C’est une poésie urbaine post-moderne, contrastée, qui se dégage du film. Les décors sont plutôt tristes et sombres, symbolisant le fond sociologique de maltraitance non figuré. Les couleurs plus vives et plus lumineuses des personnages reflètent leur résilience et leur positivité. Face aux difficultés du destin, ils sont entrés en résistance.

Bande-annonce

Ma vie de courgette

La presse en a parlé ! 

"Courgette est un bonheur." - Bande à part

Des petites marionnettes aux yeux ronds ; des décors qui semblent dessinés par des enfants ; l’évocation de la dureté de la vie sans surcharge misérabiliste ; la tendresse, la pudeur et le rêve : une réussite ! - Le Dauphiné Libéré

Le résultat est bluffant de réalisme et de poésie. Claude Barras n'aurait pu rêver meilleur comédien que ce petit bonhomme aux cheveux bleus et à la bouille bien ronde. Sacrée Courgette. - Le Point

Le cinéma d’animation français compte un chef-d’œuvre de plus dans ses rangs. - Le Journal du Dimanche

Véritable pépite, ce film tendre et bouleversant nous amène doucement, comme son petit bonhomme de 10 ans, à regarder la vie avec bonheur grâce à la solidarité et à l'amour.​​​​​​​ - Femme Actuelle

Entre la poésie intimiste d'un Tim Burton et la force sociale d'un Ken Loach en herbe, Claude Barras pétrit le malheur pour lui donner la forme, éclatante et joyeuse, de l'espoir. Et c'est bouleversant, à n'importe quel âge. - Télérama

Ce film intelligent, réaliste et positif, conte la renaissance d’un enfant après une tragédie familiale. Une leçon de résilience qui s’appuie sur la force de l’amitié, de l’amour et de la bienveillance : remarquable à tout point de vue ! - Les fiches du cinéma