Dossier de presse
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Everybody Knows

En DVD, Blu-Ray et VOD le 15 novembre

Everybody Knows

Un couple mythique, du cinéma intense et palpitant.

A l'occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des événements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

 

En sélection officielle au Festival de Cannes - Film d'Ouverture

 

Visuel 3D

 

 

Visuel 3D

 

Note d'intention

Entretien avec Asghar Farhadi, réalisateur et scénariste

Comment est né ce projet ?

Il y a 15 ans, j’ai voyagé au sud de l’Espagne. Lors ce voyage, dans une ville, vu plusieurs photos d'un enfant accrochées au mur. J’ai demandé « Qui est-ce ? » et on m’a répondu qu'il s'agissait d’un enfant qui avait disparu, et dont la famille était à la recherche. Là, j’ai eu la première étincelle de mon intrigue et je l’ai gardée pendant des années en tête. J’ai écrit une petite histoire sur ce sujet et je l’ai développée plus tard, il y a 4 ans, juste après le tournage du PASSÉ. J’ai songé à commencer ce projet ensuite. J’ai donc travaillé sur le scénario ces quatre dernières années. Mais on peut dire que le projet a vraiment démarré au moment de ce voyage en Espagne. Deux choses m’y attiraient principalement : d'abord, l’ambiance du pays et la culture, et puis aussi ce fait divers, qui était à l’origine de l’idée. Ces deux éléments ont fait en sorte que, pendant toutes ces années, je ne pensais qu’à l'Espagne.

 

Pourquoi avez-vous choisi de raconter cette histoire dans un petit village plutôt qu'à Madrid ?

Cette histoire devait se dérouler dans un village. Il s’agit de rapports humains entre villageois. Leurs relations ne sont pas les mêmes que celles de citadins. J’avais par ailleurs depuis longtemps envie de tourner dans un petit village, en pleine nature. Je cherchais des histoires qui se déroulaient loin de la ville et de son brouhaha. Cela a inconsciemment joué sur mon esprit pour orienter l’histoire vers un lieu proche de la nature où il y aurait une ferme, un village… Ce qui suscite en moi une certaine nostalgie. Dans un village, les gens sont plus proches. Comme partout dans le monde, étant donné que la population villageoise est nécessairement réduite, les gens se connaissent. Et cela a nourri mon histoire. Si celle-ci s'était déroulée dans une ville, les gens ne se seraient pas réunis si facilement. Ils n’auraient pas ces relations entre eux. Il y aurait eu un autre film. Donc, dès le départ, l'intrigue et mon envie de tourner dans la nature, dans un village, m’ont amené à travailler dans ce cadre. L’un des plaisirs de ce projet était de tourner au milieu de toutes ces fermes. Ce monde villageois où les gens se réunissent sur la place principale l’après-midi. L’autre point que je tiens à préciser est que les personnages du film, tout en étant pris dans une situation compliquée, sont des êtres simples. Et justement, placer les protagonistes dans un village renforçait cette simplicité.

 

Comment avez-vous choisi vos comédiens ?

Je cherche d’abord une histoire d’où puissent émerger le récit initial puis les personnages. Ensuite, j’essaie de leur donner une forme et de développer différents aspects de ces personnages. Puis, à partir de là, je choisis mes comédiens. Quand on s'apprête à tourner ce qu’on a écrit soi-même, on a déjà une image en tête. On cherche par conséquent des comédiens au plus proche de cette image. Quand je suis arrivé en Espagne, j’ai vu un grand nombre de films espagnols, en entier ou seulement des extraits. J’ai choisi quelques comédiens pour chaque rôle, jusqu’à la sélection de ceux que l'on voit dans le film. Je trouve que l’un des atouts du cinéma espagnol vient de ses comédiens, talentueux, et c’est assez exceptionnel. Cela m’a laissé les mains libres pour choisir ceux qui correspondaient aux rôles, soit principaux, soit secondaires.

 

Est-ce que vous avez écrit certains personnages en pensant aux acteurs ?

Les deux personnages principaux étaient écrits pour Penélope et Javier. Je leur ai parlé du scénario pendant quatre ans. On s’était déjà mis d’accord pour qu’ils jouent ces rôles. Donc pendant l’écriture, j’avais déjà ces deux comédiens en tête, mais les autres ont été choisis une fois le scénario achevé.

 

Justement, pourquoi avez-vous choisi Penélope Cruz et Javier Bardem ?

Cela remonte au PASSÉ, que j’ai réalisé en France. L’une des candidates pour le rôle principal était Penélope. Mais elle était déjà prise par un autre projet… ou plutôt, à ce moment-là, elle donnait naissance à son enfant. Nous n’avons pas pu travailler ensemble mais ce fut le début de notre amitié. Je lui ai parlé de cette histoire, de même que plus tard à Javier lors de notre rencontre à Los Angeles. Pendant ces quatre dernières années, nous avons gardé contact et ils suivaient le projet. Mais après LE PASSÉ, j’ai finalement décidé de rentrer en Iran et de tourner un autre film, ce qui a reporté ce projet-ci de deux ans. Mais on ne s’est pas perdus de vue. Au-delà de leur interprétation, ces deux comédiens ont beaucoup aidé à la réalisation de ce film. Tout au long du projet, ils ont généreusement répondu à mes questions concernant d’autres acteurs ou d’autres sujets. Ce sont tous les deux des comédiens très doués, mais aussi des personnes profondément humaines. Et notre relation dépasse maintenant la collaboration professionnelle.

 

Comment avez-vous imaginé les personnages principaux ?

Je ne conçois pas les personnages principaux en premier. J’essaie simplement de rendre importants dans l’histoire les aspects qui influent sur les différents personnages. Sans avoir à les défendre ni justifier l'un d'entre eux plus qu'un autre. Les personnages principaux doivent tous avoir les mêmes occasions de s’exprimer. Cela donne ainsi le libre choix au spectateur - et non au réalisateur - de s'attacher à l'un de ces personnages tout au long du film. C’est la principale méthode que j’ai suivie pour ce film comme pour les précédents. En fait, j’invite le spectateur à juger par lui-même. Certains croient que je souhaite plutôt qu'on ne juge pas les personnages, alors que je tente au contraire de supprimer toute position critique de la part du réalisateur pour la laisser au spectateur.

 

En conclusion...

Ce que je cherche toujours lors de l’écriture et de la réalisation d'un film, et qui domine dans mon esprit, se résume en un mot : la sympathie. Je ne compte pas transmettre nécessairement un message au travers de mes films. Si des spectateurs de n’importe quels lieux du monde, de n'importe quelles cultures et langues, aux caractères très divers, parviennent à éprouver de la sympathie pour mes personnages sans pour autant les connaître, s'ils peuvent s'imaginer à la place de l’un d’entre eux, j’aurai atteint mon objectif. C’est ce que je mets toujours le plus en avant à chaque film, ce dont j’ai besoin moi-même et dont le monde d’aujourd’hui a besoin : cette sympathie envers les hommes par-delà les frontières et les cultures…

 

Critiques

La presse en parle !

Un thriller psychologique d'une grande force émotionnelle, superbement joué et réalisé. - Femme Actuelle

 

Parfaitement maîtrisé dans sa structure, sa mise en scène et sa narration, "Todos lo saben" donne pourtant le sentiment que les personnages comme le spectateur sont libres et donc responsables de leurs jugements, de leurs décisions et de leurs actions. - Positif

 

Ashgar Farhadi creuse son oeuvre de cinéaste du dérèglement intime et du désordre social. Dans le cadre d'un petit village espagnol, il en resserre avec une rigueur implacable le noeud dramatique. - Bande à Part

 

[...] l’Iranien Asghar Farhadi continue d’ausculter le poids que le secret et le passé font peser sur les êtres. Une leçon de cinéma. - La Voix du Nord

 

Comme toujours, le réalisateur aux deux Oscars a veillé à injecter du mystère dans son intrigue. Filmant au plus près ses personnages en crise, il sème les indices et l’ambiguïté pour créer le trouble. La tension monte jusqu’au règlement de comptes. - Le Journal du Dimanche

 

C'est du cinéma virtuose, intelligent et… cruel. - Le Nouvel Observateur

 

Marchant sur les traces d'Hitchcock et de Bergman, le cinéaste signe un cluedo psychologique étouffant, où ses deux stars, sans fard et au jeu sobre, sont au sommet de leur art. - Ouest France

 

Des stars, l’Espagne et un suspens bergmanien : Farhadi pose ses caméras loin de l’Iran pour mieux réaffirmer son style et ses obsessions. - Première

 

Faux-semblants, secret et ressentiments sont au coeur de ce thriller intimiste oppressant. Emmenée par le couple Javier Bardem-Penélope Cruz, toute la distribution de ce film, palpitant de vie à chaque seconde, excelle. - Télé 7 Jours

 

Le cinéaste confirme par ailleurs qu’il est aussi un formidable directeur d’acteurs, malgré la barrière de la langue. - Télérama

 

Un récit troublant et efficace, magistralement interprété [...] - aVoir-aLire.com