Dossier de presse
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Le Collier Rouge

En AVP digitale le 22 août - En DVD et Blu-Ray le 29 août

Le Collier Rouge

Qui est réellement coupable ?

En 1919, dans une petite ville du Berry,  un héros de guerre décoré pour sa bravoure est retenu prisonnier. Meurtri, il s'est éloigné peu à peu de ses principes et de la femme qu'il aime. Alors qu'il devrait être accueilli en héros, celui-ci se retrouve accusé "d'insulte à la nation" et encourt la peine de mort. Que s'est-il réellement passé ? Pourquoi reste-t-il enfermé dans son silence ? Seul son compagnon d'arme, un chien, détient la vérité. Le juge Lantier du Grez aura la lourde responsabilité de démêler cette affaire...

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Entretien

Avec Jean Becker

Il y a une première chose frappante quand on regarde LE COLLIER ROUGE : à bientôt quatre-vingt cinq ans, vous avez réalisé un film de jeune homme, avec des scènes de bataille, de la figuration bref une véritable épopée de cinéma. C’était une de vos envies en vous lançant dans ce quinzième film ?

Non pas vraiment, c’est avant tout cette histoire qui s’est imposée. Jacques Witta, qui a longtemps été mon monteur et qui est aujourd’hui à la retraite, m’a un jour parlé du roman de Jean-Christophe Ruffin, Le Collier Rouge. Jacques était persuadé que le livre me plairait et que j’y verrais un sujet de film. En lisant, je me disais que les scènes de guerre seraient compliquées à mettre en scène pour un réalisateur de mon âge ! Mais après réflexion, en effet, l’histoire m’a touchée et j’ai décidé de me lancer, en sachant qu’il y aurait des gens qui m’aideraient dans les moments plus compliqués, comme Yves Angelo qui a été bien plus qu’un chef opérateur ou Louis mon fils, qui a été bien plus qu’un producteur. Il m’a soutenu avec beaucoup de force ... Et à l’arrivée, ça me fait plaisir quand on me dit que le résultat fait penser au travail d’un jeune metteur en scène !

 

Cette histoire se déroule en 1919 après la première guerre mondiale et cent ans après, les thèmes du film sonnent d’une manière très moderne. La notion de héros, le rapport à la justice, le couple et la place de la femme dans la société...

Absolument et c’était très évident dès la lecture du roman. J’ai eu l’impression qu’il était déjà dépoussiéré sur le plan de l’époque ! Ce que raconte cette histoire est franchement révolutionnaire avec une attaque contre la manière dont on a traité les hommes de la guerre 14-18. C’étaient des héros, des vrais... J’adorais mon grand-père, qui avait vécu l’enfer des tranchées en étant blessé. Il m’avait parlé de la guerre et je me suis beaucoup documenté avant de faire le film. Quand on connaît le sujet, on comprend que l’Etat et les généraux ont envoyé des millions de gens à la boucherie. Où est l’aspect héroïque dans tout cela ?

 

Le personnage de Nicolas Duvauchelle, Jacques Morlac, incarne cette contradiction. Il est considéré comme un héros, il a été décoré comme tel mais il peut être jugé pour avoir d’une certaine manière déshonoré ce statut...

Pour être honnête, je suis moi-même très gêné avec ces histoires de récompenses. Je suis officier de la Légion d’Honneur car on a considéré à l’époque que j’avais accompli une oeuvre qui méritait ce titre... Mais bon, on me l’a proposé et je l’ai accepté ! Ce qui m’embête, c’est de voir qu’aujourd’hui on distribue cette Légion d’Honneur comme les bons points à l’école, tout le monde y a droit ou presque... Je trouve cela galvaudé. À la fin de la grande guerre c’était un peu la même chose : les soldats survivants recevaient une médaille comme pour justifier le fait de les avoir envoyés se faire massacrer. Le personnage de Morlac est révolté mais il est aussi extrêmement lucide par rapport à l’horreur de 14-18. Une horreur qui a frappé aussi bien les français que les allemands, les anglais ou les américains. Et regardez ce qui s’est passé : on a signé l’Armistice et vingt ans plus tard, on a remis ça !

 

D’ailleurs dans votre film, le regard porté sur l’affaire par le commandant-magistrat interprété par François Cluzet est à la fois curieux et bienveillant. Pourtant, tous semble le différencier de Morlac : son grade, son milieu...

L’un est un paysan devenu soldat, l’autre un bourgeois officier militaire. Mais Lantier du Grez, le personnage de Cluzet en a bavé lui aussi pendant le conflit. Il se rend vite compte que Morlac a été jeté en taule pour un motif qui est certes choquant mais pas si grave au fond... Il estime qu’avec des excuses, ça devrait passer... Sauf que Morlac lui refuse de demander pardon : il considère que son acte est réellement révolutionnaire, même s’il est de l’ordre du symbole.

 

L’histoire du COLLIER ROUGE met en parallèle cette confrontation entre les deux hommes avec une histoire d’amour et vous lui accordez une place aussi importante dans le film...

Oui car pour moi, ce n’est pas un film sur la guerre. Il y a la dualité entre ces deux types, qui peut faire songer à GARDE À VUE ou LE JUGE ET L’ASSASSIN, avec une sorte d’enquête policière dans laquelle Lantier du Grez essaye de mettre à jour la vérité. Il y a également en effet une histoire sur la relation compliquée entre une femme et un homme, qui pense avoir été trompé par celle qu’il aime... Ce couple a lui aussi été malmené par la guerre : sans 14-18, Jacques et Valentine n’auraient jamais connu cette épreuve.

 

Arrêtons-nous justement sur Valentine, le personnage féminin du film. Une femme incroyablement moderne : fière, amoureuse, mère de famille, active, indépendante...

J’aurais d’ailleurs voulu lui consacrer plus de temps à l’écran mais je n’avais pas le temps et je pense que ce n’était pas tout à fait le sujet du film. Dans le roman, Valentine est un peu plus révolutionnaire et ça lui donne un côté plus déluré que j’ai tenu à conserver pour le film. Elle le dit à un moment : « je suis mon propre chef ». Elle est moderne en effet, avec une volonté de fer mais c’est aussi une femme sensible, très amoureuse de cet homme qui la rejette pour une raison qui lui échappe...

 

Vous avez choisi Sophie Verbeeck pour incarner Valentine...

J’ai eu beaucoup de mal à trouver la bonne comédienne pour le rôle. J’en ai vu pas mal mais je ne trouvais pas celle qu’il me fallait... Et puis un jour, j’ai aperçu Sophie dans le film A TROIS ON Y VA. Elle n’avait pas le rôle principal mais elle y était très attachante. Sa voix, son attitude m’avaient bluffé... Il a fallu convaincre les producteurs car elle n’est pas encore très connue au cinéma mais je suis certain qu’elle va le devenir !

 

Pour les personnages masculins, c’est Nicolas Duvauchelle qui joue le personnage de Jacques Morlac, héros de guerre emprisonné...

Nicolas a souvent joué les rebelles ou les voyous au cinéma et, tout en gardant l’aspect révolté de Morlac qu’il joue parfaitement, je trouvais intéressant de le mettre dans la peau d’un petit paysan ! Morlac a une forte personnalité mais c’est un gars simple... Je trouve qu’il s’en sort formidablement, notamment face à François Cluzet...

 

Impeccable lui aussi dans le rôle de Lantier du Grez, l’officier magistrat...

Un peu le clown blanc de l’histoire ! Ce n’est pas lui qui a le premier rôle mais François en fait une performance d’une justesse incroyable. On retrouve dans le regard de son personnage la gentillesse et la profondeur de celui de François dans la vie.

Bande-annonce

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Critiques

La presse en parle !

Cette adaptation offre à François Cluzet et Nicolas Duvauchelle un joli face-à-face. - Femme Actuelle

Du cinéma efficace à l’ancienne avec des acteurs et un chien qui imposent leur griffe. - Le Parisien

François Cluzet en impose. [...] - Télé 7 Jours

Convaincant et bien interprété. - Télé Loisirs

[...] François Cluzet, toujours impeccable. - Le Journal du Dimanche

Un casting haut de gamme porté par une mise en scène solaire [...] - aVoir-aLire.com

[...] le film trouve son rythme dans l’alternance des face-à-face entre les deux hommes, des flash-back sur le front et des rencontres avec Valentine. - La Croix

[...] le propos sur le sens de l’héroïsme et du patriotisme offre une réflexion osée sur la guerre de 14-18. - Premiere