Temps fort

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Destination Eurovision

  • Divertissement

  • Inédit, en direct

  • Samedi 27 janvier 2018 à 20.55

Jury de l'Eurovision 2018

Qui représentera la France à l’Eurovision ? Le suspense sera enfin levé lors de cette dernière soirée de Destination Eurovision ! Le public décidera avec l’aide du jury quelle chanson – et quel artiste – portera les couleurs de la France sur la scène internationale. Isabelle Boulay, jurée aux côtés d’Amir et de Christophe Willem, se confie sur l’importance de son rôle.

Quel est votre rôle lors de ces soirées ?
Je fais partie du jury français qui déterminera et aidera le public à choisir la chanson et l’artiste qui représenteront la France à ce grand concours international. Je ferai en sorte d’entourer les candidats et de les guider avec une grande bienveillance et beaucoup de respect. Un peu comme une marraine.

Mais le public aura le dernier mot…
Pour un concours aussi populaire que l’Eurovision, je trouve que c’est une très bonne idée. Au bout du compte, le public décide toujours de la place qu’une chanson prend dans sa vie. Les chansons et leurs interprètes ont leurs relations propres, mais quand un interprète devient un chanteur populaire, il le doit à cet élan mystérieux qu’une chanson déclenche dans le cœur des gens.

Avez-vous déjà pris part à ce genre de jury ?
Je suis jurée dans l’émission The Voice au Québec. Mais juger quelqu’un sur sa seule voix est une autre démarche. Pour l’Eurovision je fais plus appel à mes qualités d’interprète capable de discerner le potentiel d’une chanson.

Amir et Christophe Willem seront à vos côtés…
J’en suis ravie car ce sont deux artistes que j’aime énormément. Nous sommes très complémentaires, tout en ayant en commun d’être tous les trois des artistes populaires. Amir a été candidat à l’Eurovision en 2016, il sera donc en mesure d’évaluer au mieux celle ou celui le plus à même d’avoir le mental et les épaules pour défendre les couleurs de la France. Christophe Willem a également pratiqué un concours de la chanson puisqu’il a remporté en 2006 La Nouvelle Star. Et, depuis plus d’une dizaine d’années, il prouve qu’il est un artiste très exigeant, inspiré et qui porte un regard très pertinent sur le monde qui nous entoure. Enfin, je pense que c’est la cohérence avec laquelle je choisis depuis toujours mes chansons, m’a-t-on dit, et aussi l’univers très personnel que j’ai développé tout au long de ma carrière qui ont séduit les organisateurs de ces soirées exceptionnelles.

Conservez-vous un souvenir de l’Eurovision qui vous est cher ?
Ah oui, c’était en 1988 ! J’avais 16 ans et la victoire de Céline Dion, qui interprétait ce soir-là Ne partez pas sans moi, m’a beaucoup marquée. Elle a aussi ému et rempli de fierté l’ensemble du Québec. Je commençais tout juste à réfléchir à me lancer dans la chanson et cet événement m’a fait rêver et donner confiance.

Des chansons comme Waterloo ou Poupée de son vous ont-elles marquée ?
J’adore Waterloo d’Abba, mais aussi Comme un oiseau, sans oublier Poupée de cire, poupée de son interprétée par France Gall dont j’ai appris la disparition hier soir. Nous nous étions connues pour Starmania et aujourd’hui, j’ai le cœur gros.


Propos recueillis par Béatrice Dupas-Cantet et Diane Ermel