Communiqué du 06 février 2019

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Le cri est toujours le début d'un chant

VENDREDI 8 FÉVRIER A 9 H 15

Le cri est toujours le début d'un chant

Documentaire de 52'

Centre Val de Loire
À travers ces masques

leur parole s’est véritablement libérée

révélant de belles choses, fortes, profondément humaines et souvent bouleversantes.

Lorsque de terribles et dangereux « délinquants » se fabriquent des masques afin de pouvoir prendre la parole dans un film, ils se révèlent doux, drôles, poètes ou philosophes et offrent une réflexion profonde et sensible sur la justice et l’incarcération des mineurs.

Le cri est toujours le début d’un chant est un conte merveilleux et tragique, dans un pays où de grands enfants tristes ont des visages colorés, étrangement fixes mais étrangement beaux. Dans ce pays, les enfants grandissent si vite qu’ils n’arrivent pas toujours à changer leurs chaussures aussi vite que leurs pieds s’allongent. Aussi, ils vont souvent pieds nus et s’écorchent parfois aux ronces et aux cailloux des chemins de la vie. Réalisé avec, par, pour, sur, autour d’un groupe de garçons dont la loi empêche de montrer les visages car ils passent un moment de leur adolescence dans un Centre Educatif Fermé, Le cri est toujours le début d’un chant accompagne ces jeunes gens, qui se fabriquent chacun un masque afin de pouvoir prendre la parole dans un film.

On sent que ces grands gars tatoués, aux corps d'hommes musclés mais aux visages poupins, ont poussé un peu comme ils pouvaient, et que dans leurs courtes vies ils n'ont jamais, ou si peu, eu le droit de dire leurs pensées ou d'aborder les grandes questions de l'humanité comme la liberté, la justice,...

Ils sentent bien qu'ils sont mieux là qu'en prison. Reste désormais à savoir si cette « dernière chance » pourra être saisie, et comment, par ces enfants qui comme l'un des jeunes dit « Le mot « protéger », nous on a pas connu, y en a qui ont connu ça mais nous, on n'a pas connu, sinon aujourd'hui… bah… on serait chez nous».